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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Mooncup sans jamais oser le demander

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Un article un peu hors sujet aujourd’hui, une fois n’est pas coutume. Et de toute façon, je fais ce que je veux, c’est mon blog 😀

On a toutes connu la galère de courir acheter un paquet de tampons ou de serviettes le dimanche matin au supermarché du coin. Les plus timides l’accompagnent d’un misérable paquet de gâteaux pour pas se taper la honte à la caisse, les moins audacieuses envoient leur mec, leur frère ou sœur, leur mère, leur chat, leur poisson rouge, leur tortue…. Dans tous les cas, on se prend un peu la tête pour un truc qui nous accompagne quand-même tous les mois pendant une bonne partie de notre vie.

Cette situation n’est pas une fatalité. Il existe une solution pour se faciliter la vie, faire des économies et prendre soin de notre santé.

Let me introduce you :

La coupe menstruelle

La coupe menstruelle, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un dispositif qui s’insère à l’intérieur du vagin, autour du col de l’utérus et y recueille le sang des règles. Tout simplement. Un fois pleine, on la sort, on la vide, on la rince et on la remet. Quand les règle sont finies, on la range jusqu’au mois suivant, on la stérilise à l’eau bouillante et on recommence. Elle est réutilisable pendant environ dix ans.

Sa forme peut varier légèrement, mais globalement, ça ressemble à ça :

Comme vous pouvez le voir, elle a une forme de cloche avec au bout une tige, mais peut aussi avoir une boule ou un anneau, ceci pour en faciliter le retrait. Parfois, il n’y a même rien au bout.

Elle est généralement en silicone de qualité médicale mais peut aussi être en latex ou TPE de qualité médicale selon les marques. Dans tous les cas, la matière est souple pour permettre le pliage et donc l’insertion en toute facilité.

On la met bien en place, comme ceci :

… On la laisse faire son boulot et on peut l’oublier jusqu’à 12 heures d’affilée. Oui oui. Jusqu’à douze heures de tranquillité, sans galérer dans les toilettes dégueu de la fac ou chez les amis où c’est que y a pas de poubelle dedans les toilettes.

Ça nous fait un premier avantage : la tranquillité d’esprit. Plus besoin de toujours penser à avoir des protections dans son sac, pas de galère le dimanche matin, pas de fil qui dépasse à la piscine, pas d’épaisseur sous les vêtements. On oublierait presque qu’on a ses règles.

Autres avantages de la coupe menstruelle :

Elle est économique. La mienne m’a coûté 13 euros, et je peux l’utiliser pendant environ 10 ans… Vous imaginez le nombre de boîtes de tampons que je n’aurai pas à acheter ?

Elle est écologique. Les protections hygiéniques jetables, génèrent des tonnes de déchets par an, déchets non biodégradables donc très polluants. De plus leur procédé de fabrication est extrêmement polluant et utilise de nombreux produits chimiques (qui se retrouveront ensuite au contact de vos muqueuses), comme le chlore utilisé pour les rendre bien blanches.

Elle est meilleure pour la santé. A la différence des tampons et des serviettes, la coupe menstruelle n’absorbe pas le sang mais le récupère. Ainsi, elle n’irrite pas les muqueuses en en absorbant tous les fluides sans distinction. Le vagin conserve ses propriétés autonettoyantes (vous saviez que ça a pas besoin d’être lavé à l’intérieur, hein… ?) et sa flore bactérienne protectrice pendant toute la durée des règles. De plus, un tampon, de par les minuscules plaies qu’il peut occasionner lors du retrait va favoriser la pénétration dans l’organisme des produits chimiques amenés par tampon suivant.

C’est la protection la plus fiable que vous puissiez trouver. Aucun problème de fuite si elle est correctement installée, de jour comme de nuit, à la piscine, en randonnée, en cours, au yoga, à cheval, à poney, en planche à voile ou en parachute. Elle garantit une étanchéité parfaite à tout moment et dans toutes les positions.

Elle n’occasionne aucune odeur gênante. En effet, le sang n’entre jamais en contact avec l’oxygène qui favorise le développement bactérien. Ainsi, vous n’attirerez pas les vampires.

Remballe tes canines Eddy !

On apprend à connaitre son corps. Quand on utilise une coupe menstruelle, il ne faut pas avoir peur d’aller un peu trifouiller à l’intérieur du vagin jusqu’au col de l’utérus (Oui, j’assume d’avoir écrit « trifouiller à l’intérieur du vagin jusqu’au col de l’utérus ». D’ailleurs je l’ai même réécrit.) Ce n’est pas sale ! Pas plus que votre bouche et même moins que la paume de vos mains. Il se faut pas non plus avoir peur de se retrouver avec du sang sur les mains (promis, vous n’irez pas en prison). Le sang n’étant pas en contact avec l’air (cf point précédent) reste tout beau, rouge, liquide et sans odeur, comme le sang bien frais qui coule dans les veines.


Pour finir, je vous laisse avec cette fantastique vidéo qui achèvera de vous convaincre :

Et ce merveilleux site : http://www.easycup.fr qui vous expliquera en détail tout ce que vous pourriez encore vouloir savoir.

Et l’article de Marie : Tampons et serviettes, le scandale écologique et sanitaire.


Allez, on témoigne ! Adeptes de longue date, déçues ou petites nouvelles, venez partager votre expérience, faire de la propagande ou poser vos questions !

Cinq alternatives aux déodorants du commerce

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Déo et débats

Le déodorant, c’est un peu the grand sujet d’inquiétude de ces dernières années. Accusé de provoquer le cancer du sein à cause de ses méchants sels d’aluminium, les grandes marques ont su rebondir et nous offrir du bel argument markting à base de « sans sels d’aluminium » et de « bio pure », « natural », « dermo protect » et compagnie.
Les sels d’aluminium sont présents uniquement dans les anti-transpirants et non dans les déodorants, qui ne servent qu’à masquer les odeurs. Ils ont pour propriété de former un gel au contact de la sueur, qui va boucher temporairement les pores et bloquer temporairement le processus de transpiration. Le problème, c’est que ces sels d’aluminium pénètrent la barrière cutanée pour se retrouver dans la circulation sanguine, cela d’autant plus sur les aisselles rasées régulièrement. C’est à ce moment-là qu’ils vont activer les récepteurs d’œstrogènes des éventuelles cellules cancéreuses qui vont alors se développer. Cela-dit, cette allégation est discutée et toujours débattue dans la communauté scientifique.
Les anti-transpirants et les déodorants contiennent également, entre autres substances problématiques, du triclosan, un antifongique et antibactérien, qui permet d’enrayer les mauvaises odeurs. C’est un produit chloré très nocif pour le fonctionnement du foie.
Et c’est sans citer nos chers parabènes et autres substances pas très recommandables propres aux cosmétiques de grande distribution…

Personnellement, à force d’arguments contradictoires, je ne sais plus trop à quel sein me vouer dans cette histoire de cancer du sein et je pense que je ne suis pas la seule. Dans le doute, je propose d’appliquer le principe de précaution, puisqu’il existe suffisamment d’alternatives aux déos chimiques du commerce, toutes naturelles, économiques et efficaces.


Quelles sont les alternatives aux déodorants du commerce ?


La célèbre pierre d’alun : L’alun est un minéral présent naturellement en Syrie et au Maroc. Elle est hémostatique (aide à la cicatrisation), astringente et bactéricide. Elle va donc à la fois réguler la sudation et empêcher le développement des bactéries, et donc des mauvaises odeurs. Il suffit simplement de l’humidifier avant de la passer sur la peau ou de simplement la passer sur la peau humide après la douche.
L’innocuité de la pierre d’alun a été remise en cause en raison de sa teneur en aluminium. Bien que les oxydes et hydroxydes d’aluminium qu’elle dépose sur la peau soient inertes et ne passent donc pas la barrière cutanée, les ions aluminium sont susceptibles d’être diffusés à l’intérieur du corps.
Si vous la choisissez, préférez la vraie pierre d’alun naturelle, potassium alum à l’espèce d’ersatz issu de l’industrie du nylon, ammonium alum, nocive pour la santé.

L’huile essentielle de palmarosa : A raison d’une goutte sous chaque aisselle, son odeur capiteuse se développera au fil de la journée et elle empêchera le développement des bactéries responsables des mauvaises odeurs. Elle est encore plus efficace combinée à la pierre d’alun.

Le bicarbonate de soude : Produit à partir de carbonate de soude, d’eau et de CO2, il est écologique, non toxique et biodégradable. Il absorbe la transpiration et neutralise les odeurs très efficacement. Préférez-le de qualité alimentaire et cosmétique, en pharmacie vous serez sûrs d’avoir un produit fin et suffisamment raffiné pour ne pas agresser la peau.

Le talc, la fécule (maïs, arrow root…) : Leur action consiste essentiellement à absorber la transpiration. Leur efficacité sera optimale associées au bicarbonate.

L’huile de coco : Grâce à sa teneur en acide laurique, elle est antibactérienne, et neutralise donc les odeurs à la source. En plus de sentir divinement bon, elle est bien absorbée par la peau et ne laisse pas de trace de gras sur les vêtements. A l’état solide en dessous de 25°C elle est très pratique, il suffit de la prélever du bout des doigts pour l’appliquer.

Et enfin, hors catégorie, nous avons le grand combo d’Antigone XXI, super efficace à base de bicarbonate, de fécule, d’huile de coco et d’huiles essentielle.

Et le déodorant en poudre de Lush (j’ai rien contre eux, vous voyez 😀 ). Il contient du bicarbonate et d’autres poudres absorbantes, des poudres de plantes et des huiles essentielles antibactériennes et il est très efficace. Utile si vous êtes un peu feignassou, mais vous pouvez aussi faire ça tout seuls pour bien moins cher.


Avec tout ça, plus d’excuse pour mettre des trucs cracra sous vos bras ! C’est facile à mettre en oeuvre en plus, non ? 🙂

Se laver les cheveux autrement

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Maintenant qu’on sait que le gel douche, c’est quand-même assez dégueu, on se doute que pour le shampoing, ça va pas être mieux…


On se fait une petite compo pour se faire plaisir ? I know you want it 😀

On va le choisir chez The Body Shop cette fois-ci, marque connue et reconnue pour ses produits d’origine naturelle son greenwashing.

Le shampoing banane :

Flambé au rhum, ça vous dit ?

Bon, niveau greenwashing, ça va, à part l’étiquette verte et le nom du seul truc naturel écrit en gros, rien de fou.

Pour ce qui est des ingrédients en revanche…

Aqua (Solvent/Diluent), Sodium Laureth Sulfate (Surfactant), Musa Paradisica Fruit (Emollient/Lubricant), Glyceryl Hydroxystearate (Emollient), Lauramide DEA (Surfactant), Cocamidopropyl Betaine (Surfactant), Phenoxyethanol (Preservative), Benzyl Alcohol (Preservative), Sodium Benzoate (Preservative), Panthenol (Skin/Hair Conditioning Agent), Polyquaternium-7 (Hair Conditioner), Stearic Acid (Emulsifier), Sodium Chloride (Viscosity Modifier), Methylparaben (Preservative), Parfum (Fragrance), Citric Acid (pH Adjuster), Disodium EDTA (Chelating Agent), Butylparaben (Preservative), Ethylparaben (Preservative), Isobutylparaben (Preservative), Propylparaben (Preservative), Ascorbic Acid (Antioxidant), CI 19140 (Colour), CI 14700 (Colour).

Sodium laureth sulfate pour ne pas changer, la banane en troisième position quand-même mais bon… On retrouve nos amis parabènes, le phenoxyethanol et tout plein de produits dignes de se retrouver dans le réservoir de votre voiture. Y a pas de silicone, c’est déjà ça, mais bon… Vendre ça 8 euros alors que ça vaut pas mieux qu’un pauvre shampoing Fructis à 2.50 euro, c’est un peu du fichage de gueule.

Je vais pas vous parler de shampoing bio parce que j’avais envie de vous surprendre un peu. Ouais, chuis comme ça moi. Alors quoi ?


Par quoi peut-on remplacer le shampoing ?


L’œuf : Oui mesdames et messieurs, de l’oeuf ! Il est naturellement tensioactif, c’est-à-dire qu’il dissout le gras dans l’eau, c’est le même principe que la mayonnaise. A utiliser entier pour les cheveux normaux ou seulement le jaune pour les cheveux secs et fragiles. Le battre et le mélanger avec un peu d’eau avant utilisation. Laisser agir quelques instants et rincer à l’eau fraiche (au risque de vous trouver avec de l’omelette sur les cheveux 😛 ). Les cheveux sont nettoyés tout en douceur et l’odeur part en séchant, promis 😉

Tu me rhassoules !

Le rhassoul : C’est une argile originaire du Maroc, récoltée au pied du mont Atlas, utilisée traditionnellement par les marocaines pour le soin de leur peau et de leurs cheveux. Sous forme de poudre ou de petites plaques, il suffit de le mélanger à de l’eau chaude pour obtenir une sorte de boue lavante très douce et onctueuse. Appliquée sur le cuir chevelu, elle en absorbera le sébum tout en douceur le temps de quelques minutes de pause. Sans tensioactif, le rhassoul ne moussera pas mais saura nettoyer efficacement le cuir chevelu et l’aider à réguler sa production de sébum progressivement.

Les poudres ayurvédiques

Les indiennes savent comment prendre soin de leur chevelure dense et luxuriante. Elles ont trouvé dans la nature tout ce dont elles avaient besoin pour laver en douceur leurs cheveux et en prendre soin. Mélangées à de l’eau pour en faire une pâte onctueuse, les poudres de plantes indiennes  nettoieront le cuir chevelu en douceur et apporteront aux cheveux leurs bienfaits particuliers et peuvent être mélangées pour combiner ces effets. En raison de leur effet légèrement asséchant sur les cheveux, il est conseillé de les associer à des ingrédients hydratants comme l’aloé vera ou le miel.

Le shikakai : Ce mot signifie « fruit pour les cheveux ». Il s’agit en effet du fruit de la plante acacia concinna, qui est, comme on l’aura compris, une variété d’acacia, qui pousse en Inde centrale. La saponine naturellement présente dans le shikakai nettoie la chevelure et la fortifie. Elle rendra les cheveux doux et brillants et aidera à en favoriser la pousse.

Le sidr : (Et pas le cidre, on va pas se prendre une cuite 😀 ) Les feuilles de jujubier, séchées et mises en poudre permettent de laver les cheveux, en ayant l’avantage de ralentir le dégorgement des couleurs végétales. Sa richesse en mucilages (substance gélifiante) rend le sidr facile et agréable à appliquer.

Le reetha : Ca, vous connaissez, c’est les noix de lavage utilisées pour laver le linge. Spécialement recommandée pour les cheveux regraissant vite, elle produit une mousse dense et onctueuse.

Le henné : Le henné naturel (lawsonia inermis, le colorant) et le henné neutre (cassia obovata) sont tous deux purifiants et protecteurs. Ils débarrassent le cuir chevelu de son excès de sébum tout en fortifiant et épaississant la chevelure en l’enveloppant d’une couche protectrice.

L’utilisation des poudres ayurvédique ne ressemble pas du tout à celle d’un shampoing normal. Il ne s’agit pas d’étaler la pâte, qui a plutôt tendance à accrocher le cheveu. La meilleure méthode consiste à l’appliquer tête penchée vers le bas, pour bien atteindre les racines. Appliquer une petite quantité sur une partie du crâne, masser un peu, puis appliquer sur une autre partie et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le crâne soit recouvert. Il est inutile d’étendre sur les cheveux, ils seront lavés grâce à l’écoulement lors du rinçage. Laisser poser quelques minutes puis rincer soigneusement en passant les doigts dans les cheveux jusqu’à ne plus sentit aucune particule. S’il en reste quand-même, elles partiront une fois les cheveux secs à l’aide d’un bon brossage.



Fleurs de saponaire

C’est pas meugnon ces petites fleurs ?

Si vous préférez les plantes bien de chez nous, on trouve aussi la saponaire (saponaria officinalis), dont les fleurs et le rhizome contiennent naturellement de la saponine. On en fait une décoction que l’on verse ensuite sur les cheveux. Elle est idéale pour laver les cheveux fragiles en douceur et en particulier ceux des enfants.

La décoction de lierre permet également de se laver les cheveux en douceur. Elle a en revanche tendance à faire foncer les cheveux au fil des utilisations.

Pour faire une décoction, faire bouillir une bonne poignée de saponaire ou une cinquantaine de feuilles de lierre hachées, dans 50 cl d’eau  (départ eau froide) pendant une dizaine de minutes. Filtrer et laisser refroidir puis verser sur le cuir chevelu et masser comme pour un shampoing normal.


Vous voyez qu’on peut se passer de shampoing ! En plus c’est ludique, pas cher et écologique, que demander de plus ? Vous connaissiez toutes ces méthodes ? Vous en connaissez d’autres ?

La crème de la crème…

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Bonjour mes chers petits lecteurs.

Comme vous avez pu le constater, ça fait longtemps que je ne vous ai pas gratifiés d’un petit article, et pour cause, je suis partie en vouayage et je révisais mes exams. Là ça va mieux, donc je vous ai sorti une petite recette de derrière les fagots…

Aujourd’hui, vous allez enfin savoir ce qui se cache derrière ma photo de couverture ! Il s’agit d’une…

Crème hydratante pour les mains lavande et rose.

On va donc apprendre à fabriquer une crème soi-même (youhou), de façon simple et sans trop d’ingrédients bizarres.

Une crème donc, c’est une émulsion entre un corps gras et un corps aqueux. Basiquement, de l’huile et de l’eau. Comme on le sait déjà, ces deux-là ne s’aiment pas trop et ne se mélangent pas. C’est là qu’intervient l’émulsifiant, qui va jouer le rôle de Cupidon et les inciter à tomber amoureux et se mêler l’un à l’autre (non, je ne vous prends pas pour des enfants de quatre ans). Une fois qu’on sait ça, on va simplement faire varier les quantités d’eau, d’huile et d’émulsifiant ainsi que leur nature, ce qui permettra d’obtenir une gamme de textures différentes. Par exemple, une crème contenant une grande quantité de phase aqueuse et une plus petite quantité de phase huileuse, avec une huile légère comme celle de noisette, sera une crème au toucher frais, légère et pénétrante, bien hydratante, idéale pour l’été et les peaux déshydratées et mixtes.
Ici, comme on veut prendre soin de ses petites mains et bien les nourrir, on va faire une crème bien riche et épaisse mais pénétrante pour pas que ça colle et qu’on puisse se remettre vite fait à geeker ses activités.


Allez, passons aux choses sérieuses !

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Les ingrédients :

Phase huileuse :
– Macérat de lavande sur huile d’olive. (On fait macérer des fleurs de lavande dans l’huile au moins un mois et on filtre. Je vous ferai un article sur les macérats prochainement :)) : 15 grammes
– Huile de pépin de raisin. (Moins grasse que l’huile d’olive, elle permet d’alléger l’émulsion) : 15 grammes
Emulsifiant Olivem 1000 (Je vous en ai déjà parlé, c’est mon préféré parce qu’il est vraiment polyvalent.) : 8 grammes

Phase aqueuse :
– Eau minérale. (Parce que c’est propre et exempt de bactéries et de calcaire, le pire ennemi de votre peau.) : 40 grammes
– Eau de rose (Là c’est juste pour l’odeur.) : 20 grammes

Conservateur Cosgard. Synthétique, autorisé en cosmétique bio. Obligatoire pour assurer la conservation en empêchant le développement des moisissures et des bactéries. : 19 gouttes

Ajouts facultatifs : huiles essentielles.

Les quantités données sont pour 100 grammes de produit fini, si on veut en faire plus ou moins, il suffit de faire un produit en croix pour chaque ingrédient.

Les ustensiles : Un petit verre, un bol, une casserole (ou deux si vous n’en n’avez pas d’assez grandes), un saladier, un petit fouet (ou une fourchette), un contenant vide, une balance (une simple balance de cuisine électronique suffit).

Réalisation :

Tout d’abord, on va lire les précautions.

Ensuite, on désinfecte tout ce qui va toucher la crème dans l’eau bouillante 10 minutes ou à l’alcool de pharmacie pour ce qui ne supporte pas la chaleur (si votre pot est en plastique). On nettoie son plan de travail et on le protège avec de l’essuie tout. Si on en a, on met des gants à usage unique, sinon on se contente de très bien nettoyer ses mains. Ça peut sembler un peu long et pénible de faire tout ça, mais c’est très important pour avoir un produit le plus exempt de bactéries possible, qui se conservera donc mieux et sera sans danger pour vous. Une fois qu’on a fait tout ça, on remplit son saladier avec de l’eau froide et des glaçons et on laisse de côté.

Puis on pèse ses ingrédients :

La phase huileuse (huiles+émulsifiant) dans le bol…
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La phase aqueuse (eau, plus hydrolat) dans le verre…
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Puis on place les deux récipients au bain marie (départ eau froide) à feu doux.

Quand la phase huileuse est bien liquide, on sort le tout du feu et on peut commencer l’émulsion !

On verse doucement la phase aqueuse dans la phase huileuse…
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Puis on agite vigoureusement avec le fouet pendant environ trois minutes. Tout de suite, le mélange blanchit et s’épaissit.
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On place ensuite son bol dans le récipient d’eau froide et on agite encore trois minutes. Le froid va permettre à l’émulsion de refroidir et prendre plus rapidement. (On peut changer de bras si on a mal 😀 ). Ca s’épaissit encore un peu plus.
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Et au bout d’un moment, la magie opère…
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On a une belle crème ! C’est beau, c’est blanc, ça sent bon, on en mangerait presque !

Encore une dernière opération importante, l’ajout du conservateur.
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Si on veut, on peut ajouter des huiles essentielles, lavande et/ou camomille romaine auront un effet apaisant et réparateur sur les mains très abîmées.


Et voilà !

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On obtient une crème bien riche et épaisse, bien pénétrante comme prévu, et qui sent bon la lavande, adoucie par le fond de rose qui se révèle en suivant.
Elle peut se conserver trois mois à température ambiante. Bien penser à noter la date de fabrication. Ne pas hésiter à jeter la crème au moindre changement de texture ou d’odeur.

Comme vous pouvez le voir, c’est vraiment simple à faire et c’est tout de suite gratifiant. Au début j’avais l’impression d’être une magicienne 😀 (Mon coloc dit qu’on se croirait dans breaking bad…). De plus, ça ne demande qu’un petit investissement de base qui sera vite rentabilisé. Et c’est complètement personnalisable !


Ça a l’air facile non ? Ça vous donne envie d’essayer ? 🙂

Le masque de lotion, ça rafraîchiiiit !

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Maintenant que vous êtes incollables sur le layering , je vais vous parler de son petit complément qui fait plaisir : le masque de lotion. (En même temps, c’était dans le titre…)


A quoi que ça sert ?

Le masque de lotion, ça sert essentiellement à avoir une belle peau fraîche, hydratée, rebondie et aux pores resserrés. Oui madame.

Ça coûte cher ?

Du tout ! C’est que avec des trucs que vous les avez déjà chez vous !

En quoi ça consiste ?

En fait, il s’agit de laisser poser sa lotion sur son visage le plus longtemps possible/voulu sans qu’elle sèche et que votre peau aie le temps de tout bien absorber comme une grande.

Comment on fait ?

D’abord, on se munit de son hydrolat préféré et d’une bombe d’eau thermale, ou à défaut d’eau minérale que vous aurez placée dans un spray propre (c’est ce que je fais) (personne n’est parfait)(en même temps l’eau thermale ça coute un rein).

Ensuite, on a plusieurs options :

Le coton : On prend plusieurs disques de coton qu’on dédouble, ou même détriple (si, ça existe).

Le mouchoir en papier : On fait des trous pour les yeux le nez et la bouche.

Les compresses stériles : Pas chères et apparemment le meilleur moyen de se faire son petit masque. Pareil, on fait des ptits trous dedans.

Les masques de coton : C’est des grands ronds en coton fin mais solide, avec des trous prédécoupés. Ils sont compressés et se déplient en y versant de l’eau. C’est ce que j’utilise. (On en trouve sur amazon et chez Muji, moins de 1 euro la pochette de 6). Ça ressemble à ça :

Elle a pas l’air jouasse la dame !

Une fois qu’on a réuni son petit matériel, on fait comme suit :

1 : On prend une petite assiette propre et on y pose ses cotons, son mouchoir ou sa compresse.

2 : On prend son petit spray d’eau et on vaporise toute la surface de son support. Pas trop non plus, il faut juste qu’il y en ait partout

3 : On vaporise son hydrolat par-dessus, jusqu’à ce que tout soit bien imbibé sans pour autant dégouliner.

4 : Si on a utilisé des cotons, on les place sur les joues, le front et on coupe des petits bouts pour le nez, les tempes et le menton.  Sinon, on pose directement le masque sur son visage. Il va adhérer tout seul comme une seconde peau.

Are you my mummy ?

5 : (Optionnel) On va faire peur à son petit frère. 😀

6 : On laisse poser de 10 à 30 minutes (plus ça sert à rien) et on savoure l’instant de fraîcheur.

7 : On vaporise de l’hydrolat ou de l’eau par-dessus le masque quand ça commence à sécher. (L’eau qui s’évapore dessèche la peau en entraînant son eau avec).

8 : Quand on en a marre, on enlève son masque et on admire sa peau lisse et fraîche comme après une balade à la campagne.


Ce masque peut être fait tous les jours, en étape 3 de votre layering habituel. On peut aussi le faire une ou deux fois par semaine seulement. (De toute façon tu fais comme tu veux mon petit chat, je vais pas venir chez toi pour vérifier.) Dans tous les cas ayez toujours fait les étapes 1 et 2 du layering avant. Et on fait les autres étapes après.

Il est très important d’appliquer une huile ou une crème sur la peau après ce masque. En effet, la peau a absorbé plein d’eau et son film protecteur (film hydrolipidique pour les intimes) est altéré (comme quand vous avez des doigts de vieux après un bain). De ce fait, elle est plus sensible et va s’assécher rapidement. On lui apporte donc de quoi l’aider à retenir toute cette bonne hydratation et à reformer son film protecteur.

Si vous utilisez l’hydrolat de rose, attention, il est vasodilatateur, c’est-à-dire que votre peau peut devenir rouge et chauffer. Si ça vous arrive, ôtez le masque si c’est vraiment désagréable, l’effet s’estompera au bout de quelques minutes et ça n’aura pas de conséquence. Choisissez un autre hydrolat pour cet usage. Si vous avez la peau sensible, mieux vaut ne pas essayer du tout.

Voilà voilà. Je crois que vous savez tout. Essayez ça chez vous et revenir me dire ce que vous en pensez !


Ça vous dit de vous momifier ? Vous allez essayer le masque de lotion pour une peau belle et fraîche comme celle d’une jeune vierge un soir de pleine lune ?