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Cinq alternatives aux déodorants du commerce

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Déo et débats

Le déodorant, c’est un peu the grand sujet d’inquiétude de ces dernières années. Accusé de provoquer le cancer du sein à cause de ses méchants sels d’aluminium, les grandes marques ont su rebondir et nous offrir du bel argument markting à base de « sans sels d’aluminium » et de « bio pure », « natural », « dermo protect » et compagnie.
Les sels d’aluminium sont présents uniquement dans les anti-transpirants et non dans les déodorants, qui ne servent qu’à masquer les odeurs. Ils ont pour propriété de former un gel au contact de la sueur, qui va boucher temporairement les pores et bloquer temporairement le processus de transpiration. Le problème, c’est que ces sels d’aluminium pénètrent la barrière cutanée pour se retrouver dans la circulation sanguine, cela d’autant plus sur les aisselles rasées régulièrement. C’est à ce moment-là qu’ils vont activer les récepteurs d’œstrogènes des éventuelles cellules cancéreuses qui vont alors se développer. Cela-dit, cette allégation est discutée et toujours débattue dans la communauté scientifique.
Les anti-transpirants et les déodorants contiennent également, entre autres substances problématiques, du triclosan, un antifongique et antibactérien, qui permet d’enrayer les mauvaises odeurs. C’est un produit chloré très nocif pour le fonctionnement du foie.
Et c’est sans citer nos chers parabènes et autres substances pas très recommandables propres aux cosmétiques de grande distribution…

Personnellement, à force d’arguments contradictoires, je ne sais plus trop à quel sein me vouer dans cette histoire de cancer du sein et je pense que je ne suis pas la seule. Dans le doute, je propose d’appliquer le principe de précaution, puisqu’il existe suffisamment d’alternatives aux déos chimiques du commerce, toutes naturelles, économiques et efficaces.


Quelles sont les alternatives aux déodorants du commerce ?


La célèbre pierre d’alun : L’alun est un minéral présent naturellement en Syrie et au Maroc. Elle est hémostatique (aide à la cicatrisation), astringente et bactéricide. Elle va donc à la fois réguler la sudation et empêcher le développement des bactéries, et donc des mauvaises odeurs. Il suffit simplement de l’humidifier avant de la passer sur la peau ou de simplement la passer sur la peau humide après la douche.
L’innocuité de la pierre d’alun a été remise en cause en raison de sa teneur en aluminium. Bien que les oxydes et hydroxydes d’aluminium qu’elle dépose sur la peau soient inertes et ne passent donc pas la barrière cutanée, les ions aluminium sont susceptibles d’être diffusés à l’intérieur du corps.
Si vous la choisissez, préférez la vraie pierre d’alun naturelle, potassium alum à l’espèce d’ersatz issu de l’industrie du nylon, ammonium alum, nocive pour la santé.

L’huile essentielle de palmarosa : A raison d’une goutte sous chaque aisselle, son odeur capiteuse se développera au fil de la journée et elle empêchera le développement des bactéries responsables des mauvaises odeurs. Elle est encore plus efficace combinée à la pierre d’alun.

Le bicarbonate de soude : Produit à partir de carbonate de soude, d’eau et de CO2, il est écologique, non toxique et biodégradable. Il absorbe la transpiration et neutralise les odeurs très efficacement. Préférez-le de qualité alimentaire et cosmétique, en pharmacie vous serez sûrs d’avoir un produit fin et suffisamment raffiné pour ne pas agresser la peau.

Le talc, la fécule (maïs, arrow root…) : Leur action consiste essentiellement à absorber la transpiration. Leur efficacité sera optimale associées au bicarbonate.

L’huile de coco : Grâce à sa teneur en acide laurique, elle est antibactérienne, et neutralise donc les odeurs à la source. En plus de sentir divinement bon, elle est bien absorbée par la peau et ne laisse pas de trace de gras sur les vêtements. A l’état solide en dessous de 25°C elle est très pratique, il suffit de la prélever du bout des doigts pour l’appliquer.

Et enfin, hors catégorie, nous avons le grand combo d’Antigone XXI, super efficace à base de bicarbonate, de fécule, d’huile de coco et d’huiles essentielle.

Et le déodorant en poudre de Lush (j’ai rien contre eux, vous voyez 😀 ). Il contient du bicarbonate et d’autres poudres absorbantes, des poudres de plantes et des huiles essentielles antibactériennes et il est très efficace. Utile si vous êtes un peu feignassou, mais vous pouvez aussi faire ça tout seuls pour bien moins cher.


Avec tout ça, plus d’excuse pour mettre des trucs cracra sous vos bras ! C’est facile à mettre en oeuvre en plus, non ? 🙂

Se laver les cheveux autrement

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Maintenant qu’on sait que le gel douche, c’est quand-même assez dégueu, on se doute que pour le shampoing, ça va pas être mieux…


On se fait une petite compo pour se faire plaisir ? I know you want it 😀

On va le choisir chez The Body Shop cette fois-ci, marque connue et reconnue pour ses produits d’origine naturelle son greenwashing.

Le shampoing banane :

Flambé au rhum, ça vous dit ?

Bon, niveau greenwashing, ça va, à part l’étiquette verte et le nom du seul truc naturel écrit en gros, rien de fou.

Pour ce qui est des ingrédients en revanche…

Aqua (Solvent/Diluent), Sodium Laureth Sulfate (Surfactant), Musa Paradisica Fruit (Emollient/Lubricant), Glyceryl Hydroxystearate (Emollient), Lauramide DEA (Surfactant), Cocamidopropyl Betaine (Surfactant), Phenoxyethanol (Preservative), Benzyl Alcohol (Preservative), Sodium Benzoate (Preservative), Panthenol (Skin/Hair Conditioning Agent), Polyquaternium-7 (Hair Conditioner), Stearic Acid (Emulsifier), Sodium Chloride (Viscosity Modifier), Methylparaben (Preservative), Parfum (Fragrance), Citric Acid (pH Adjuster), Disodium EDTA (Chelating Agent), Butylparaben (Preservative), Ethylparaben (Preservative), Isobutylparaben (Preservative), Propylparaben (Preservative), Ascorbic Acid (Antioxidant), CI 19140 (Colour), CI 14700 (Colour).

Sodium laureth sulfate pour ne pas changer, la banane en troisième position quand-même mais bon… On retrouve nos amis parabènes, le phenoxyethanol et tout plein de produits dignes de se retrouver dans le réservoir de votre voiture. Y a pas de silicone, c’est déjà ça, mais bon… Vendre ça 8 euros alors que ça vaut pas mieux qu’un pauvre shampoing Fructis à 2.50 euro, c’est un peu du fichage de gueule.

Je vais pas vous parler de shampoing bio parce que j’avais envie de vous surprendre un peu. Ouais, chuis comme ça moi. Alors quoi ?


Par quoi peut-on remplacer le shampoing ?


L’œuf : Oui mesdames et messieurs, de l’oeuf ! Il est naturellement tensioactif, c’est-à-dire qu’il dissout le gras dans l’eau, c’est le même principe que la mayonnaise. A utiliser entier pour les cheveux normaux ou seulement le jaune pour les cheveux secs et fragiles. Le battre et le mélanger avec un peu d’eau avant utilisation. Laisser agir quelques instants et rincer à l’eau fraiche (au risque de vous trouver avec de l’omelette sur les cheveux 😛 ). Les cheveux sont nettoyés tout en douceur et l’odeur part en séchant, promis 😉

Tu me rhassoules !

Le rhassoul : C’est une argile originaire du Maroc, récoltée au pied du mont Atlas, utilisée traditionnellement par les marocaines pour le soin de leur peau et de leurs cheveux. Sous forme de poudre ou de petites plaques, il suffit de le mélanger à de l’eau chaude pour obtenir une sorte de boue lavante très douce et onctueuse. Appliquée sur le cuir chevelu, elle en absorbera le sébum tout en douceur le temps de quelques minutes de pause. Sans tensioactif, le rhassoul ne moussera pas mais saura nettoyer efficacement le cuir chevelu et l’aider à réguler sa production de sébum progressivement.

Les poudres ayurvédiques

Les indiennes savent comment prendre soin de leur chevelure dense et luxuriante. Elles ont trouvé dans la nature tout ce dont elles avaient besoin pour laver en douceur leurs cheveux et en prendre soin. Mélangées à de l’eau pour en faire une pâte onctueuse, les poudres de plantes indiennes  nettoieront le cuir chevelu en douceur et apporteront aux cheveux leurs bienfaits particuliers et peuvent être mélangées pour combiner ces effets. En raison de leur effet légèrement asséchant sur les cheveux, il est conseillé de les associer à des ingrédients hydratants comme l’aloé vera ou le miel.

Le shikakai : Ce mot signifie « fruit pour les cheveux ». Il s’agit en effet du fruit de la plante acacia concinna, qui est, comme on l’aura compris, une variété d’acacia, qui pousse en Inde centrale. La saponine naturellement présente dans le shikakai nettoie la chevelure et la fortifie. Elle rendra les cheveux doux et brillants et aidera à en favoriser la pousse.

Le sidr : (Et pas le cidre, on va pas se prendre une cuite 😀 ) Les feuilles de jujubier, séchées et mises en poudre permettent de laver les cheveux, en ayant l’avantage de ralentir le dégorgement des couleurs végétales. Sa richesse en mucilages (substance gélifiante) rend le sidr facile et agréable à appliquer.

Le reetha : Ca, vous connaissez, c’est les noix de lavage utilisées pour laver le linge. Spécialement recommandée pour les cheveux regraissant vite, elle produit une mousse dense et onctueuse.

Le henné : Le henné naturel (lawsonia inermis, le colorant) et le henné neutre (cassia obovata) sont tous deux purifiants et protecteurs. Ils débarrassent le cuir chevelu de son excès de sébum tout en fortifiant et épaississant la chevelure en l’enveloppant d’une couche protectrice.

L’utilisation des poudres ayurvédique ne ressemble pas du tout à celle d’un shampoing normal. Il ne s’agit pas d’étaler la pâte, qui a plutôt tendance à accrocher le cheveu. La meilleure méthode consiste à l’appliquer tête penchée vers le bas, pour bien atteindre les racines. Appliquer une petite quantité sur une partie du crâne, masser un peu, puis appliquer sur une autre partie et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le crâne soit recouvert. Il est inutile d’étendre sur les cheveux, ils seront lavés grâce à l’écoulement lors du rinçage. Laisser poser quelques minutes puis rincer soigneusement en passant les doigts dans les cheveux jusqu’à ne plus sentit aucune particule. S’il en reste quand-même, elles partiront une fois les cheveux secs à l’aide d’un bon brossage.



Fleurs de saponaire

C’est pas meugnon ces petites fleurs ?

Si vous préférez les plantes bien de chez nous, on trouve aussi la saponaire (saponaria officinalis), dont les fleurs et le rhizome contiennent naturellement de la saponine. On en fait une décoction que l’on verse ensuite sur les cheveux. Elle est idéale pour laver les cheveux fragiles en douceur et en particulier ceux des enfants.

La décoction de lierre permet également de se laver les cheveux en douceur. Elle a en revanche tendance à faire foncer les cheveux au fil des utilisations.

Pour faire une décoction, faire bouillir une bonne poignée de saponaire ou une cinquantaine de feuilles de lierre hachées, dans 50 cl d’eau  (départ eau froide) pendant une dizaine de minutes. Filtrer et laisser refroidir puis verser sur le cuir chevelu et masser comme pour un shampoing normal.


Vous voyez qu’on peut se passer de shampoing ! En plus c’est ludique, pas cher et écologique, que demander de plus ? Vous connaissiez toutes ces méthodes ? Vous en connaissez d’autres ?

Ingrédients de base de la cosmétique maison (3/3)

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Et c’est parti pour le troisième et dernier article de la série !

LES AUTRES INGREDIENTS

Non, mon image n'est pas moche...

Non, mon image n’est pas moche…

Les huiles végétales et les huiles essentielles, c’est très bien, mais dès qu’on va vouloir réaliser des préparations un peu plus élaborées, il va nous falloir réunir un peu plus de matos. Les ingrédients listés ci-dessous vous permettront de commencer à créer des choses simples et vous verrez, c’est tout de suite gratifiant. Rien que la fierté de voir son petit pot de préparation dans sa salle de bain et se dire « wouah, je l’ai fait moi-même », ça vaut tous les bon de réduction Yves Rocher du monde.

Allez, c’est parti ! Allons-y, let’s go ! :

La cire d’abeille : La cire d’abeille est produite, comme son nom l’indique, par les abeilles (jusque-là, vous suivez ? 😀 ) pour créer les alvéoles dans lesquelles elles stockeront le miel. Elle possède des propriétés hydrophobes et antibactériennes, ce qui en fait un ingrédient cosmétique très intéressant. Elle permet notamment de fabriquer des baumes et des rouge à lèvre (oui, on peut fabriquer son rouge à lèvres, je sais, c’est ouf) et d’enrichir des crèmes. Elle forme un film protecteur sur la peau, ce qui ralentit sa perte en eau et en prolonge donc l’hydratation. Elle est également nourrissante en raison de sa texture grasse. Si vous la choisissez non purifiée et non désodorisée, elle agrémentera vos préparations de son odeur miellée et de sa jolie couleur dorée.

 

Les hydrolats : Ca, vous connaissez déjà. Si si. L’eau de rose, de bleuet et de fleur d’oranger dans le placard de votre grand-mère… eh bien, ce sont des hydrolats ! L’hydrolat, c’est un peu le petit frère de l’huile essentielle. Il s’agit en fait du sous-produit de la distillation d’une huile essentielle. Petite explication en image :


En 1 et 2, on a l’eau chauffée qui se transforme en vapeur et passe ensuite à travers les plantes en 4.
En 5 nous avons notre vapeur d’eau chargée en molécules aromatiques qui va être refroidie grâce au serpentin plongé dans l’eau. (L’eau froide rentre en 6 et ressort chaude en 7).
La vapeur une fois redevenue liquide se déverse dans le récipient en 8 et nous avons donc notre hydrolat qui est séparé de l’huile essentielle en 9 grâce à un système de débordement (puisque rappelez-vous, les HE et l’eau ne se mélangent pas).
L’hydrolat est donc de l’eau contenant une partie des principes actifs de la plante distillée. Les propriétés d’un hydrolat ne correspondent pas forcément à celles de son huile essentielle, cependant les deux ont souvent des propriétés proches. Les hydrolats sont couramment utilisés pour les soins de la peau en lotion démaquillante ou apaisante et plus rarement par voie interne. Ils peuvent aussi faire partie de la phase aqueuse d’une crème (vous apprendrez plus tard, un peu de patience !).

 

La glycérine végétale : Pour vous parler de glycérine, il faut d’abord que je vous parle de savon. Pour faire du savon, il faut mettre en contact une ou plusieurs huiles végétales et de la soude… et paf, ça fait des chocapics du savon ! Lors de cette réaction chimique se forme la glycérine, que l’on peut soit laisser dans le savon, soit extraire pour obtenir un produit à part. Elle a une texture liquide assez épaisse, un peu comme du miel. Elle pour propriété d’être hygroscopique, c’est-à-dire qu’elle attire l’eau présente dans l’air, elle peut en absorber jusqu’à 25% de son volume ! On se doutera donc qu’elle constitue un excellent agent hydratant. Incorporée à une crème, un baume ou une lotion, elle aidera la peau et les cheveux à limiter leur perte en eau. Elle est adaptée à tous les types de peaux et ravira particulièrement les peaux les plus sèches. Son usage est conseillé à raison de 10% maximum du volume de préparation cosmétique, au-delà elle aura un effet desséchant.

 

Le gel d’aloé vera : Il mériterait un article pour lui tout seul ! L’aloé vera est une plante dite grasse ou succulente, en raison de ses feuilles gorgées d’eau pour lui permettre de survivre dans un milieu très sec, exactement comme le font les cactus. On coupe ses feuilles pour en récupérer le jus riche en vitamines, oligoéléments, enzymes et acides aminés puis on y ajoute un gélifiant afin d’en rendre l’usage cosmétique aisé. Le gel d’aloé vera est vraiment un indispensable de la cosmétique bio/naturelle. Grace à tous ses bons composants, il possède des propriétés hydratantes, apaisantes, matifiantes, antibactériennes, antiâges et cicatrisantes. Oui oui, tout ça. Appliqué sur un coup de soleil ou une brûlure il apportera un soulagement instantané et aidera la peau à se réparer rapidement. Après le rasage, il aidera à la cicatrisation des petites coupures et hydratera votre visage et vos cheveux au quotidien. Et bien d’autres encore… Il peut être employé pur ou en ajout dans vos préparations cosmétiques ou mélangé avec une huile et/ou des huiles essentielles. Pour éviter que la peau tiraille à l’application, il peut être judicieux de l’associer à votre huile végétale préférée.

 

Un beurre végétal : Les plus connus sont le beurre de karité et de cacao. Ce sont des corps gras solides qui fondent à la chaleur. Ils sont encore plus riches que de l’huile végétale et seront donc les alliés des peaux et des cheveux les plus secs. Ils peuvent être appliqués purs, incorporés à la phase huileuse d’une crème, ou entrer dans la composition de baumes de textures différentes selon leur composition. Les plus durs d’entre eux comme le beurre de cacao, de mangue ou de tucuma vous permettront de fabriquer des barres de massage solides pour le corps.

 

Un émulsifiant : Pour faire une crème, il faut de l’huile et de l’eau et pour mélanger de l’huile et de l’eau il faut… un émulsifiant. Il en existe de plusieurs sortes, qui permettent d’obtenir des crèmes de textures et de propriétés différentes en faisant aussi varier les huiles et leur pourcentage. Par exemple, une crème avec un fort pourcentage en eau aura un toucher plus frais et pénétrant qu’une crème avec un fort pourcentage d’huile et d’émulsifiant qui sera plus onctueuse et nourrissante. Celui que j’utilise est l’Olivem 1000, qui est un émulsifiant issu de l’huile d’olive. Il est très facile d’emploi et permet d’obtenir une assez grande variété de textures. Son nom officiel est Cetearyl olivate, Sorbitan olivate.

 

Bien sûr, comme je vous l’ai dit, cette liste est non exhaustive et je serai amenée à vous présenter d’autres ingrédients intéressants au fil du temps. Elle vous permettra néanmoins de constituer un kit de base que vous pourrez compléter au fil de vos découvertes et de vos envies. Ces ingrédients sont relativement peu chers et surtout multi-usages, ils vous permettront de réaliser des recettes variées et bien moins chères que les cosmétiques du commerce. La cosmétique maison est donc très économique si on se contente de quelques ingrédients bien choisis, mais elle peut aussi devenir une vraie passion et vous donner envie de posséder les ingrédients les plus récents et les plus technologiques et s’avérer prenante pour votre temps et votre porte-monnaie. A vous de déterminer vos envies et vos moyens. Dans tous les cas, la fabrication maison reste un moyen simple de savoir exactement ce qui se trouve dans vos cosmétiques et surtout de les personnaliser selon vos goûts, vos besoins et vos possibilités. C’est un domaine riche, varié et plein de possibilités qui s’offre à vous !


Vous connaissiez tous ces ingrédients ? Ca vous donne envie de vous y mettre ? Si vous voulez découvrir quelque chose en particulier, ou une recette spécifique, n’hésitez pas à me le dire en commentaire !

Ingrédients de base de la cosmétique maison (2/3)

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Le deuxième article de cette série palpitante sera dédié aux…

HUILES ESSENTIELLES

Avant de poursuivre la lecture, merci de lire les précautions relatives aux huiles essentielles.

Une huile essentielle est obtenue par la distillation d’une plante (fleurs, feuilles, racines ou écorce) ou par expression du zeste de son fruit dans le cas des agrumes (ce qui pique les yeux quand vous épluchez votre mandarine, c’est ça !).

Il s’agit d’un concentré de plante, elle constitue littéralement l’essence de la plante. Comme on peut s’en douter, les plantes ne produisent pas les huiles essentielles par pure gentillesse pour nous humains (ah bon ?) mais pour se défendre contre les éléments naturels auxquels elles sont confrontées. Ce sont en fait elles qui ont inventé l’aromathérapie ! Selon leur milieu de vie, les plantes n’ont pas les mêmes besoins, ce qui fait qu’une même plante peut produire des huiles essentielles aux propriétés sensiblement différentes selon l’endroit où elle a poussé.

Comme leur nom ne l’indique pas, elles ne sont pas grasses comme le sont les huiles végétales. Leur seul point commun avec celles-ci est qu’elles ne sont pas miscibles avec l’eau. En revanche, les deux se mélangent très bien et peuvent renforcer mutuellement leurs propriétés.

Lors de l’achat d’une huile essentielle, veillez à ce que figure sur le flacon la mention 100% pure et naturelle, qui vous assurera d’avoir un produit non dénaturé par des ajouts d’huiles minérales, de molécules de synthèse ou de diluants et exempt de pesticides ou autres produits chimiques. Doivent aussi figurer clairement le nom scientifique de la plante, les parties distillées, l’origine géographique, le type de culture (sauvage, biologique, conventionnelle) et son chémotype (type chimique). (Oui oui, tout ça sur un seul flacon !)

Vous pouvez vous fier aux grandes marques telles que Pranarôm, Florame, Phyto’Sun Aroms, Nature&Découvertes… qui sont gages de qualité. Les huiles essentielles peuvent  paraître chères à l’achat mais n’oubliez pas que ce sont des produits très concentrés et qu’elles s’utilisent donc en petites quantités, ce qui fait qu’un flacon peut vous durer plusieurs années conservé dans de bonnes conditions (hors de la lumière et de la chaleur). En revanche les essences d’agrumes ont une durée de conservation assez courte (un an environ), préférez les acheter en petite quantité.

Passons maintenant à leurs propriétés :

(Vous me verrez employer l’abréviation HE qui signifie… huile essentielle, pour ceux qui n’ont pas suivi, ceci afin d’éviter la redondance).

 

Lavande (lavandula angustifiola) : La star des huiles essentielles ! Si vous ne deviez en avoir qu’une, c’est celle-là, tant elle est polyvalente. Elle est très bien tolérée par toutes les peaux, même les plus sensibles. Elle convient aux peaux mixtes et grasses par son action antiseptique, et calmera efficacement les irritations, brûlures, coups de soleil et piqûres de moustique. Elle a également une action anti-stress et est redoutable contre les insomnies.

 

Arbre à thé, ou tea tree (melaleuca alternifolia) : C’est la meilleure amie des peaux mixtes et grasses. En effet, elle est redoutable contre la bactérie propionibacterium acnes, qui cause l’acné en se nourrissant du sébum présent sur la peau. (Miam miam !). A raison d’une goutte appliquée dès l’apparition d’un bouton, elle n’en fera qu’une bouchée. C’est une HE antibactérienne à large spectre et antifongique, qui aidera à lutter contre les mycoses et la transpiration odorante.

Citron (citrus limonum) : Il s’agit en fait d’une essence, puisqu’elle est obtenue mécaniquement par expression des zestes. Son odeur acidulée caractéristique met tout de suite de bonne humeur. Comme l’arbre à thé, elle aidera au traitement des peaux mixtes et grasses et a également pour propriété d’éclaircir le teint en le rendant plus lumineux. Attention, l’appliquer uniquement le soir, au moins 8 heures avant de s’exposer aux UV en raison de son action photosensibilisante pouvant entraîner une brûlure de la peau. En association avec une huile végétale, elle contribuera à rendre vos cheveux brillants et vos ongles plus forts.

 

Palmarosa (cymbopogon Martinii) : Encore une amie des peaux mixtes et grasses ! (Promis, y en aura d’autres après !). C’est une HE antifongique et antibactérienne puissante qui peut être associée à l’HE d’arbre à thé.  Cette dernière propriété en fait un déodorant très efficace en empêchant le développement des bactéries responsables des mauvaises odeurs, à raison d’une goutte sous chaque aisselle, elle développera son parfum fleuri et puissant au fil de la journée.

 

Rose (Rosa Damascena) : La toute première huile essentielle de l’histoire de l’aromathérapie ! Sa présence en très faible quantité dans la fleur (plus de trois tonnes de pétales sont nécessaires pour obtenir un kilo d’huile essentielle !) en fait une huile chère et précieuse. Elle est l’alliée des peaux matures en les aidant à préserver leur élasticité et leur fermeté grâce à son action régénérante sur les cellules de la peau.

 

Géranium (Pelargonium asperum (Rosat) ou pelargonium roseum (Bourbon) : Encore une HE polyvalente ! Astringente, antiseptique, cicatrisante, illuminatrice, stimulante, elle ravira toutes les peaux ! Elle régule également la production de sébum et constitue un excellent anti moustique associée à l’HE de citronnelle.

 

Ylang ylang (cananga odorata) : Cette huile essentielle à l’odeur fleurie et capiteuse ne vous laissera pas indifférent(e) ! Elle a un effet tonifiant sur tous les types de peux et aide à réguler le sébum. Elle aide également à lutter contre la chute des cheveux en tonifiant le cuir chevelu. En association avec l’HE de citron et l’huile de ricin elle aidera à renforcer les ongles.

 

Romarin (rosmarinus officinalis) : Une des HE préférées des cheveux. Appliquée en massage sur le cuir chevelu elle contribue à combattre la chute des cheveux, les pellicules et la surproduction de sébum. Elle est également revitalisante pour la peau, et notamment pour les peaux grasses qu’elle contribue à assainir. Elle favorise également la concentration chez les étudiants en diffusion aérienne.

 

Bay st Thomas (pimenta racemosa) : THE huile pour la pousse des cheveux ! En massages réguliers sur le cuir chevelu elle contribue vraiment à en stopper la chute et les faire pousser plus vite. Elle combat également la surproduction de sébum et les pellicules. A utiliser avec parcimonie en raison de sa puissance.

 

Sauge sclarée (salvia sclarea) : Tonifiante du cuir chevelu  et de la peau dont elle régule la production de sébum, elle lutte également contre les pellicules. Elle combat la transpiration excessive et développe tout son potentiel associée à l’HE de palmarosa dans les préparations déodorantes.

 

Voilà. Dès à présent, vous pouvez confectionner votre propre produit cosmétique ! (Hein, déjà ? Eh oui !) Choisissez pour commencer une ou deux HE qui vous intéressent, prenez votre petit porte-monnaie et courez vous les procurer. Ouvrez ensuite leur flacon et enivrez-vous de leur senteur puissante et aromatique. Puis versez une à deux gouttes de celle de votre choix dans le creux de la main que vous diluerez avec une huile végétale choisie pour ses propriétés. Si l’expérience vous plaît, vous pouvez faire de même avec l’autre, puis même les mélanger (soyons fous). Vous pourrez ensuite mélanger votre ou vos huiles essentielles à raison de 30 gouttes en tout à 50 ml d’huile végétale. Et voilà, votre premier produit de beauté maison ! C’était facile non ?😀

Ingrédients de base de la cosmétique maison (1/3)

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Bonjour et bienvenue sur mon blog !

Dans cette première série d’articles, j’ai eu envie pour commencer de vous présenter un peu les bases, histoire qu’on soit sûrs de savoir tous de quoi on parle !

En effet, quand on décide de se lancer dans la fabrication de ses propres produits de beauté, on ne sait pas toujours qu’est-ce qui correspond à quoi, par quoi commencer, qu’est-ce qui est utile, qu’est-ce qui ne l’est pas… On est très facilement perdu.

Je vous ai donc préparé trois listes des choses dont vous pourriez avoir besoin. Ces listes ne sont pas exhaustives, j’ai fait une sélection de ce qui me paraissait le plus intéressant.

On va donc commencer par…

LES HUILES VEGETALES

Les huiles végétales, c'est chouette !

Une huile végétale, qu’est-ce que c’est ? Eh bien, c’est tout simplement l’huile d’olive, de tournesol ou de colza que vous avez dans votre cuisine ! Et c’est déjà un très bon produit de beauté à part entière, si on sait choisir celle qui correspond à ses besoins.
Voyons ce que nous avons :

L’huile d’olive : Vous la mettez dans vos salades, mais saviez-vous qu’elle pouvait être aussi l’alliée de votre beauté ? Elle est très riche en acide oléique qui est un lipide de la famille des omégas 9, ce qui en fait une huile très nourrissante pour la peau et les cheveux. Elle contient également de la vitamine E qui est un antioxydant naturel. Elle a un toucher plutôt lourd et gras et peut donc être mélangée à une huile plus fluide pour en faciliter la pénétration.


L’huile de noyaux d’abricot : C’est l’huile à tout faire de la cosmétique maison ! Elle convient à tous les types de peaux par son aspect non comédogène mais a néanmoins un toucher assez gras. Elle contient elle aussi de l’acide oléique et de la vitamine A qui contribue à donner un aspect « bonne mine » à la peau et exerce un effet légèrement photoprotecteur (protège des UV).


L’huile d’amande douce : La star des huiles végétales ! Longtemps utilisée pour le soin des bébés et des enfants, elle possède des propriétés émollientes grâce, encore, à sa haute teneur en acide oléique. Elle est connue pour adoucir la peau et en calmer les démangeaisons et irritations. Elle est aussi réputée pour le soin des cheveux secs. Son usage est déconseillé chez les personnes allergiques aux fruits à coque.


L’huile d’argan : Originaire du Maroc, elle a acquis une importante notoriété ces dernières années ! Elle est réputée pour son action raffermissante et antirides avec ses 75% d’acides gras insaturés. C’est l’alliée des peaux sèches et déshydratées. Elle contribue aussi à fortifier les cheveux et les ongles cassants.


L’huile d’avocat : Extraite de la chair du fruit, elle en conserve l’odeur douce et caractéristique, ainsi que la couleur. Lourde et émolliente, elle protège et assouplit les peaux sèches et sensibles. Elle est très efficace pour le soin contre les vergetures pendant la grossesse. Elle est aussi réputée pour favoriser la pousse des cheveux en masque sur le cuir chevelu et leur apporte également douceur et brillance appliquée avant le shampoing.


L’huile de noisette : C’est l’huile amie des peaux mixtes et grasses. De toucher sec et non comédogène, elle aide à garder la souplesse et l’hydratation de la peau, tout en régulant sa production de sébum. Elle possède également des propriétés assouplissantes pour la peau, ce qui la rend très intéressante dans la prévention des vergetures en association avec les huiles d’avocat ou d’olive, ce qui en facilitera la pénétration.


L’huile de jojoba : La deuxième amie des peaux mixtes et grasses ! Elle a une composition très proche du sébum humain. Comme l’huile de noisette, elle a un toucher sec et pénètre facilement pour hydrater tout en régulant la production de sébum. Elle peut d’ailleurs être utilisée à cette fin sur le cuir chevelu, en masque avant le shampoing. Elle active également la production d’élastine dans la peau, ce qui la rend utile pour la prévention des marques de vieillesse telles que relâchement et rides.


L’huile de pépin de raisin : Encore une huile connue dans la cuisine ! Si vous ne deviez en avoir qu’une, ce serait elle ! Non grasse, émolliente et régulatrice de sébum, anti âge et désincrustante, elle a presque toutes les qualités ! Elle peut être utilisée par tous les types de peau pour le corps, pour le visage, pour les cheveux. C’est une excellente huile pour les massages car elle pénètre assez lentement pour permettre un long massage, sans pour autant laisser la peau grasse et collante.


L’huile de macadamia : On pourrait la prendre pour la jumelle de l’huile de noisette tant leur odeur et leur texture sont proches. Pourtant, ses propriétés se rapprochent plus de l’huile d’amande douce. De toucher sec et très bien absorbée par la peau, elle n’en a pas moins des propriétés nourrissantes, assouplissantes et apaisantes. Appliquée en massages, elle a également pour propriétés celles de favoriser la circulation sanguine et lymphatique. Elle protège également la peau et les cheveux des UV.


Maintenant qu’on sait tout ça, qu’est-ce qu’on fait ?

Bien entendu, on ne se rue pas dans son magasin bio pour toutes les acheter 😀 Le mieux pour commencer est d’en choisir deux ou trois qui vous intéressent selon votre type de peau et ce que vous voulez faire avec. Ensuite, vous pouvez les tester une par une pour constater leurs différents effets sur votre peau. Appliquez-en quelques gouttes sur le visage après un nettoyage soigneux, plusieurs soirs de suite. Bien sûr, son effet ne se fera pas sentir tout de suite, il faut plusieurs semaines pour ça, mais vous saurez assez vite si elle vous convient ou pas. Si elle rend votre peau grasse ou sèche au bout de quelques heures ou laisse apparaître des petits boutons ou des rougeurs, c’est qu’elle n’est pas pour vous ! Vous pouvez l’essayer sur le corps, qui est moins sensible, ou la donner à quelqu’un.

Attention, si à l’application d’une huile végétale la peau devient rouge, chaude et/ou légèrement gonflée, nettoyez votre visage tout de suite et cessez de l’utiliser, vous faites une réaction allergique. Si la réaction persiste, consultez un médecin. Mais de manière générale, les huiles végétales sont inoffensives et vous ne risquez pas grand chose à essayer ! 🙂

Pour avoir l’assurance de leur qualité, choisissez-les de préférence de qualité biologique, et surtout de première pression à froid. C’est le seul procédé d’obtention qui permet de conserver toutes les propriétés de votre huile.