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Archives d’Auteur: Florie

Bonne année !

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Meoww ?

Que 2015 vous soit profitable sur tous les plans et vous apporte tout ce que vous pouvez souhaiter. 🙂

J’ai pris une résolution pour cette année : recommencer à poster des articles 😀

Promis promis promis, je m’y mets très bientôt !

 

Plein de bisous ❤

The flacon code

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S’il est une chose que j’adore faire depuis que j’ai commencé ce blog, c’est bien les analyses de compositions. Si j’avais pas peur de vous saouler avec ça, je vous en sortirais une nouvelle toutes les semaines, y a tellement de choses à découvrir ! Selon les dires des deux seules personnes à avoir commenté l’article précédent (merci ❤ ), il semblerait  que ce soit apprécié, au moins par elles. C’est vrai que c’est toujours appréciable de savoir ce qui se cache derrière tous ces noms barbares que je regardais d’un œil intrigué quand j’étais petite. Evidemment, maman n’avait aucune idée de ce qu’ils désignaient et j’ai donc appris à ne pas me poser trop de questions et à faire confiance au fabricant de mon Garnier ultra doux à la camomille et de mon Tahiti à la noix de coco. Après tout, si on avait le droit de le vendre aux gens, c’est que ça ne posait pas de problème.

 

Hin hin.

 

Aujourd’hui donc, nous allons apprendre à être indépendants. Car croyez-le ou non, je ne suis pas née avec un doctorat de chimie dans la poche. En même temps j’avais pas de poche quand je suis née, donc ça aide pas. Bref. J’ai dû moi-même faire mes propres recherches et apprendre à aller trouver l’info là où elle se cache. Honnêtement, ce n’est pas si compliqué que ça. C’est relativement long selon la taille de la liste INCI de votre produit, mais c’est assez simple quand on a les bonnes clés.

 

Allez, c’est parti !

 

Comment je fais pour décrypter une composition ?

 

La liste d’ingrédients d’un produit cosmétique se trouve la plupart du temps au dos du flacon/tube/whatever ou sur l’emballage sous le nom INCI. INCI signifie International Nomenclature of Cosmetic ingredients, autrement dit nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques. C’est une norme obligatoire en Europe depuis 1998 qui dit que tous les ingrédients d’un produit cosmétique doivent être relatés, par ordre décroissant de leur quantité. Autrement dit, plus en ingrédient est haut dans la liste, plus sa quantité est importante. En revanche, en dessous de 1% de concentration, les ingrédients n’ont pas à être dans l’ordre. C’est ce qui fait que les conservateurs sont la plupart du temps à la fin alors qu’ils sont souvent en plus grande quantité que certains actifs.

 

Pour ma petite démonstration, je me suis dit que ce serait intéressant de choisir un produit de pharmacie dit doux pour la peau : Atoderm gel douche, de la marque Bioderma, dont voici l’INCI :

AQUA/WATER/EAU, SODIUM LAURETH SULFATE, COCO-BETAINE, SODIUM LAUROYL SARCOSINATE, GLYCERIN, METHYLPROPANEDIOL, MANNITOL, XYLITOL, RHAMNOSE, FRUCTOOLIGOSACCHARIDES, COPPER SULFATE, SODIUM CHLORIDE, COCO-GLUCOSIDE, GLYCERYL OLEATE, DISODIUM EDTA, CAPRYLOYL GLYCINE, CITRIC ACID, SODIUM HYDROXIDE, FRAGRANCE (PARFUM). [BI 548V1]

Ce que je fais dans un premier temps, c’est lire la liste en diagonale. Ça me permet de juger de la qualité globale de la composition en y repérant les ingrédients que je connais à force de recherches. Vous aussi vous le pourrez bientôt 😀

Bon, en premier lieu, on a de l’eau, ce qui est tout à fait normal pour un produit liquide. Pas besoin de chercher, on sait ce que c’est. ^^

En deuxième position, on a notre ami sodium laureth sulfate. Lui, vous le connaissez, je vous en ai déjà parlé. Quand on le voit, on fuit. Mais avec le peu que je vous ai dit sur lui, il serait légitime de vouloir faire sa connaissance!

Je fais appel à mon ami Google, et voici ce que j’obtiens :

Compo1

Une belle liste de résultats. On va s’intéresser aux premiers d’entre eux. D’abord, notre ami wiki.

L’intro nous dit : « Le lauryl éther sulfate de sodium ou laureth sulfate de sodium, est un détergent et surfactant ionique fort, couramment utilisé en biochimie et biologie moléculaire. »

Bon, c’est un détergent fort. On pourrait se contenter de ça, mais comme on est un peu curieux, on va voir un peu loin 😉

« Le lauryl éther sulfate de sodium est une petite molécule amphiphile composée d’un corps hydrophobe et d’une tête hydrophile, il désagrège les bicouches lipidiques membranaires par rupture des associations hydrophobes.»

Ah mais c’est quoi ce truc, on comprend rien ! Pas de panique, on décortique tout.

Molécule amphiphile composée d’un corps hydrophobe et d’une tête hydrophile : Ca veut dire qu’on a une partie qui est attirée par l’eau et une partie qui n’aime pas l’eau (donc qui aime le gras).

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il désagrège les bicouches lipidiques membranaires par rupture des associations hydrophobes : Bon, bicouches lipidiques, on sait pas trop ce que c’est, mais on comprend que c’est du gras. « Rupture des associations hydrophobes », ça veut donc dire que la partie lipophile de plusieurs molécules s’associe à un petit morceau de gras en l’entourant, la partie hydrophile restant vers l’extérieur de cette construction. On a donc du gras au milieu des molécules tensioactives, qui permettent de détacher des petits bouts de gras et de les disperser dans l’eau. Voilà ce que veut dire « rupture des associations hydrophobes » : on a cassé le gras en petits bouts. (C’est d’ailleurs pour ça qu’on peut se laver les cheveux avec un œuf : il fait une mayonnaise avec le sébum. Yummy ! 😀 )

 tensioactif

 

Là, on a appris ce qu’était un tensioactif. Intéressant non ?

Après, c’est du blabla scientifique, on peut s’en passer.

Tout en bas, on découvre un nouveau mot : «éthoxylation ». On clique donc pour tout savoir sur l’éthoxylation ! Yeah ! Je ne retiens que la partie du bas ici : sécurité environnementale et sanitaire. Je vous laisse juger, c’est pas folichon :/

 

Bon, ça c’est si on veut de l’info précise et qu’on veut en savoir plus sur la chimie derrière. Si on veut juste savoir la fonction et la nature (origine synthétique ou naturelle) des ingrédients il y a plus simple.



Comment analyser la composition d’un produit rapidement et simplement ?


Dans un premier temps, on va voir sur laveritésurlescosmétiques.com. C’est le site de Rita Stiens, qui a écrit le livre du même nom (que je n’ai pas lu mais qui est apparemment très bien). Je vous conseille vivement de parcourir ce site très utile, notamment pour comparer des produits et détecter le greenwashing.

En allant dans l’onglet « la recherche INCI », on accède à un outil permettant de « vous informer sur un composant cosmétique particulier ou de déterminer le profil complet d’un produit. »

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L’accès à la base de données se fait grâce à un moteur de recherche auquel on accède via le bouton « Maintenant c’est parti ! Commençons notre recherche ».

Ensuite, on tape les trois premières lettres de son ingrédient, par exemple pour « sodium lauroyl sarcosinate » (l’ingrédient qui vous reconduira à la frontière !) on tape « sod » et on tombe sur la liste de tous les ingrédients répertoriés commençant par ces trois lettres. On fait un petit ctrl+F pour trouver notre ami et on clique sur « ajouter cet INCI ».

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S’ouvre alors la « fiche produit », avec la note, le nom de l’ingrédient, son origine et des remarques. Notre ami a droit à trois smileys qui sourient, c’est une très bonne note qui signifie que c’est un ingrédient sain. Quant à l’origine, « provenance diverse » n’est pas une information très précise. En faisant « chercher un autre INCI », l’analyse de l’ingrédient suivant se fait à la suite du premier.

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Là, on a donc la fiche produit complète, y a pas mal de smileys souriants, ce qui est assez chouette pour un produit conventionnel.


Cela dit, on n’a pas appris grand-chose sur l’origine des composants. C’est pourquoi je vous conseille vivement de chercher les noms des ingrédients que vous voulez mieux connaître dans Google pour en apprendre plus. Moi  en tout cas j’adore y passer du temps, mais je comprends aussi qu’on ne soit pas forcément intéressés par le côté technique et qu’on veuille juste savoir si un ingrédient est « correct » ou pas.

Dans la même veine, nous avons l’observatoire des cosmétiques qui possède un moteur de recherche, à droite sur la page d’accueil. On va dans l’onglet « ingrédient » et on rentre le nom INCI de celui qu’on veut.

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J’ai par exemple cherché rhamnose, parce que je ne savais absolument pas ce que c’était. La vérité sur les cosmétiques m’a appris que c’était un arôme qui peut être de provenance diverse.  Bon. L’observatoire des cosmétiques me permet d’en savoir un peu plus sur son origine et ses fonctions. Quant à la page Wikipédia, j’ai laissé tomber, appelez-moi si vous y captez quelque chose ^^


Au final, je dirais que le plus important, c’est de se faire confiance. Je vois beaucoup de gens sur internet dire des choses comme « j’y connais rien en compo » ou « je suis pas chimiste », « j’y comprends rien ». Je pense que ça paraît hyper compliqué et obscur aux gens, qu’ils s’imaginent qu’il faut des heures de lectures et tout savoir par coeur, alors qu’en fait c’est vraiment simple ! Internet est vraiment une mine d’or et il n’y a pas besoin de chercher très loin pour trouver de l’info, de la plus basique à la plus complète. Et à force de lire, on finit par retenir beaucoup de choses.

 

Et maintenant, un petit jeu ! Lequel de ces deux gels douche achèteriez-vous ? 😀

 

Aqua (Water), Ammonium lauryl sulfate, Glycerin, Cocamidopropyl betaine, Caprylyl/capryl glucoside, Yogurt powder, Prunus Amygdalus Amara (Bitter Almond) Kernel Oil, Aloe barbadensis leaf juice powder*, Cedrus Atlantica (Atlas Cedar) Bark Oil*, Sodium chloride, Benzyl Alcohol, Sodium benzoate, Potassium sorbate,Benzoic Acid, Citric acid, Sodium Hydroxide.

Aqua, sodium laureth sulfate, laureth-2, lauryl glucoside, cocamidopropyl betaine, PEG-200 hydrogenated glyceryl palmitate, PEG-7 glyceryl cocoate, polyquartenium-7, parfum, sodium chloride, prunus dulcis, hydrogenated lecithin, polyglyceryl-3 diisostearate, glycerin, glyceryl stearate, xanthan gum, styrene/acrylates copolymer, sodium lauryl sulfate, butylene glycol, DMDM hydantoin, iodopropynyl butylcarbamate, tetrasodium EDTA, citric acid, sodium hydroxide.


Allez, on s’y met tous et on devient des pros de la compo !

Let’s talk about you !

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Un article un peu spécial aujourd’hui puisqu’on va parler de vous !


Quand on crée un blog, c’est avant tout pour parler de choses qui nous tiennent à coeur et que l’on veut faire découvrir aux gens. Cependant, on n’a pas toujours de retour direct de ces gens, on ne sait pas forcément ce qu’ils pensent, s’ils sont satisfaits, déçus, frustrés. Du coup, aujourd’hui, je m’intéresse à vous mes petits lecteurs ! Je sais que vous êtes un certain nombre à me lire régulièrement, mais la plupart d’entre vous ne commente pas.
Que ce soit clair, je ne cours pas après les commentaires. Je m’en fiche, j’aime bien savoir que je suis lue et ça me suffit.
Ce que j’aimerais, ce sont des retours. Donc, pour une fois, je vais courir après les commentaires et vous demander de faire de cet article le plus commenté depuis le début du blog !

Ici, c’est l’article où vous avez la parole ! Même si vous êtes timide, qu’on ne se connaît pas, quelle que soit la façon dont vous êtes tombé-e sur mon blog, si vous lisez sans commenter… Exprimez-vous !

Je ne vous demande pas des romans, juste votre avis sur quelques petits points en vrac :

  • Est-ce que, globalement, vous trouvez le contenu du blog intéressant ?

  • Est-ce que vous me trouvez assez claire, ou ce que j’explique vous paraît parfois obscur ?

  • Quel type d’articles aimeriez-vous voir plus ? Des recettes à faire soi-même ? Des analyses de compositions ? Des présentations d’ingrédients bruts ? D’autres choses auxquelles je n’aurais pas pensé ?

  • Est-ce que vous avez une ou des idée-s précise-s d’articles que vous aimeriez voir sur le blog ?

  • Autre chose à me dire ? Question, suggestion, commentaire ?

Lâchez-vous ! Je veux tout plein tout plein de réponses !



Et pour vous motiver et vous remercier d’avance, je vous laisse avec ce lapin trop mignon qui mange des framboises :

Et bonne fête nationale à tous !

Bisous les p’tits loups !

Le no-poo ou la révolution dans ta salle de bain

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Bonjour mes petits lecteurs.

Vous vous souvenez de moi ? 😀

Je peux tout vous expliquer : J’ai passé mes partiels puis mes rattrapages puis je suis partie en vacances. Mais je ne vous ai pas oubliés ! Et pour mon grand retour, je vous ai concocté avec amour un loong article qui je l’espère suffira à me faire pardonner.



Aujourd’hui, je vais parler de no-poo.

L’expression “no-poo” est l’abréviation de no shampoo, qui signifie pas de shampoing. Cette méthode a d’abord été inventée par la coiffeuse américaine Lorraine Massey, qui a constaté l’agressivité des shampoings sur ses cheveux bouclés.
Elle propose donc de se laver les cheveux uniquement avec de l’après-shampoing. Les cheveux sont alors à la fois nourris et lavés, grâce aux tensioactifs contenus dans l’après-shampoing (destinés à faciliter le rinçage du produit), ceci tout en douceur.

Elle est belle hein ?

Une variante de cette méthode, le low-poo, consiste à se laver les cheveux à l’après-shampoing la plupart du temps et de temps en temps utiliser du shampoing afin de débarrasser les cheveux d’éventuels résidus.
Dans tous les cas, il est primordial d’utiliser un produit exempt de silicones car ceux-ci étouffent le cuir chevelu et laissent des résidus.
Si cette méthode est particulièrement adaptée pour les cheveux frisés et secs, elle conviendra moins bien aux cheveux normaux et gras qui vont plutôt être alourdis.


Ce n’est donc pas de cette méthode que nous allons parler ici.

Nous, on va apprendre à nos cheveux à se passer complètement de tout produit lavant. Et ceci sans avoir l’air de s’être versé une friteuse sur la tête.

Il faut savoir qu’à la base, le cuir chevelu sait se réguler de lui-même. En effet, nous ne naissons pas avec une bouteille de shampoing dans la main ( :D) et le corps sait très bien tout seul ce qu’il a à faire. Le problème c’est que, souvent dès la naissance, on l’agresse régulièrement avec des produits contenant des tensioactifs dignes de se retrouver dans les produits de nettoyage industriel les plus efficaces. Résultat, il produit du sébum pour se défendre, donc on relave, donc il re-produit du sébum et c’est le cercle vicieux qui s’installe. On finit par se retrouver avec des cheveux de type racines-grasses-pointes-sèches, qui sont en fait des cheveux agressés par des shampoings trop détergents et trop fréquents.
Avec le no poo, on va apprendre au cuir chevelu à retrouver son équilibre naturel progressivement. Rome ne s’est pas faite en un jour, alors ça demande de la patience et de la persévérance bien sûr, mais ça vaut le coup.


L’espacement

Le cuir chevelu n’a pas besoin d’être nettoyé tous les jours. Ni tous les deux jours. En fait, une fréquence de shampoing idéale serait d’un par semaine. C’est ce qu’on va chercher à obtenir dans un premier temps. Evidemment, on ne va pas serrer les dents et assumer de se balader avec les cheveux gras une partie de la semaine. On y va pro-gre-ssi-ve-ment.
On va rajouter progressivement un jour de plus sans se laver les cheveux. Si on les lave tous les jours (bouuh, pas bien), on passe à un jour sur deux, si on les lave un jour sur deux on passe à un jour sur trois etc. Au début, ça ne va pas être tous les jours la joie, mais vraiment, j’insiste un peu sur ça mais c’est important, il faut de la patience. Les cheveux ont été habitués à être agressés régulièrement et recouverts de silicone, ils vont mettre du temps à se déshabituer. Pour éviter que les cheveux continuent à être agressés et avancer un peu plus vite, on remplace son shampoing par un bon shampoing bio. Et non, un shampoing bio n’est pas forcément plus cher qu’un shampoing de supermarché, la preuve ici.

(Petite parenthèse : Beaucoup de gens trouvent que les shampoings bio abîment les cheveux et les rendent secs et emmêlés. C’est vrai… et faux en même temps. En fait, ils enlèvent les couches de silicone qui donnaient l’impression de cheveux lisses et sains, mais qui ne servaient en fait qu’à cacher la misère. Les shampoings bio révèlent juste la vraie nature des cheveux sous le maquillage des silicones. Dire qu’ils assèchent vos cheveux, c’est comme dire que le démaquillant vous donne des cernes et des boutons. Dans les deux cas, c’était déjà là avant :D. Les shampoings bio étant beaucoup plus doux que vos anciens shampoings, vos cheveux vont finir par se normaliser. Si besoin, un peu d’aloé vera ou d’huile avant le shampoing et ça repart :))


Le shampoing sec

Pour patienter et rester présentable entre les shampoings, on peut faire un shampoing sec. Ce n’est pas un shampoing à proprement parler puisqu’il ne nettoie pas vraiment les cheveux, il en absorbe le sébum et permet de tenir un à deux jours de plus. On peut utiliser un shampoing sec du commerce, ceux en spray sont assez pratiques mais contiennent des cochonneries (et trouent la couse d’ozone !) et sont assez chers.

Votre nouvelle amie !

Je vais vous révéler un secret : il existe un shampoing sec pas cher, facile à trouver, efficace et sans danger, que vous avez peut-être déjà chez vous : la fécule de maïs, plus commue sous le nom de Maïzena. N’importe quelle autre fécule peut faire l’affaire d’ailleurs (pomme de terre, arrow root…). Son avantage est qu’elle est très fine et douce et s’élimine très facilement et elle n’assèche pas les cheveux (contrairement aux argiles par exemple…).
Pour l’utilisation, c’est très simple. Une petite cuillère à café de poudre, qu’on répartit bien au niveau des racines, tête en bas, en haut, sur le côté. On masse un peu, on attend quelques minutes et on brosse bien partout dans tous les sens. Les cheveux sont visiblement moins gras et un peu plus légers. On a gagné au moins un jour sur son rythme de shampoings. Yay \o/


Le brossage

C’est le geste essentiel. Il aide à démêler les cheveux bien sûr, mais aussi à répartir le sébum sur les longueurs pour les nourrir. C’est un geste vraiment important de la méthode qui permet de gagner un demi-jour voire un jour sur le shampoing. Des cheveux paraissant un peu lourds (sans être non plus luisants de sébum) vont ainsi prendre un aspect plus léger et frais. Pour un brossage efficace, on choisit une brosse en poil de sanglier ou en poils synthétiques, l’essentiel étant qu’elle ait des poils pour bien répartir le sébum. On peut éventuellement utiliser un peigne en bois ou corne ou une brosse à picots en bois pour le démêlage, mais par pitié, jetez vos horribles brosses en métal, ce sont les pires ennemies de vos cheveux. Pour revenir à nos moutons, on brosse donc bien ses cheveux matin et soir, efficacement mais pas trop énergiquement non plus. On part bien des racines jusqu’aux pointes, on passe sur le dessus de la tête, au niveau des tempes, de la nuque, on se penche en avant, on relève la tête, on passe bien partout partout. Ça a l’air long comme ça, mais ça ne prend pas plus de deux minutes en réalité. Une fois qu’on a fait ça, on nettoie bien sa brosse en enlevant les cheveux avec un peigne et en la passant à l’eau tiède et au savon et on laisse sécher jusqu’à la prochaine utilisation. C’est important de la nettoyer après chaque brossage pour éviter de redéposer sur vos cheveux toutes les poussières, la pollution et le sébum que vous en avez enlevé d’une fois sur l’autre.

Oui je sais, c'est du grand art !

Oui je sais, c’est du grand art…

Voilà toutes les clefs pour espacer ses shampoings. Evidemment, ça va prendre du temps. Pour vous donner un ordre d’idée, il m’a fallu 6 mois pour espacer mes lavages d’une semaine grâce aux méthodes ci-dessus. Je suis partie d’un lavage tous les quatre jours, j’y suis allée à la bourrine parce que j’ai « forcé » un peu les choses en passant mes week-end avec les cheveux gras+++. Ce qui me donnait donc lavage le lundi, shampoing sec le vendredi et week end en mode friteuse, puis on repart. 😀 Si on ne le sent pas de passer plusieurs jours avec les cheveux gras, pas besoin de se l’imposer, hein. 🙂

Ayé ? Vous avez réussi, vous ne vous lavez les cheveux qu’une fois par semaine sans avoir l’air de revenir de la piscine la plupart du temps ? On peut intégrer une nouvelle étape, même deux, qui vont vous aider à espacer encore plus vos shampoings.


Le lavage au bicarbonate de soude

bicarOn ne l’introduit qu’à ce moment-là car même s’il est absolument sans danger, il peut se révéler un peu asséchant si utilisé trop souvent. Une fois par semaine devrait donc être un maximum. Encore une fois, c’est tout simple, un à deux cuillères à soupe, on ajoute un peu d’eau pour faire une pâte, on applique sur cheveux mouillés et on rince. Ça ne mousse pas, c’est normal. De toute façon, c’est pas la mousse qui lave (la mousse ça devrait plutôt vous faire peur en fait, ça veut dire que le produit est très agressif). Pour le répartir facilement, on se met la tête en bas pour décoller les racines et pouvoir l’appliquer partout. On n’en met pas sur les longueurs, c’est inutile et agressif, l’écoulement lors du rinçage suffit à les nettoyer. Penser à bien bien rincer, toujours tête en bas, en passant les doigts dans les cheveux.
Le nom peut faire peur comme ça, mais en fait il est très gentil. Son ph légèrement basique permet de réguler celui du cuir chevelu, ce qui évite notamment les pellicules qui sont dues à un PH trop acide. Mieux vaut du bicarbonate fin, qui ait l’apparence du sucre glace. Ça permet de faire une belle pâte qui se répartit et se rince facilement. On préfèrera ainsi le bicarbonate alimentaire, plus fin et plus raffiné que celui destiné au ménage.
Si on a peur du bicarbonate, qu’il ne convient pas à nos cheveux ou qu’on veut encore les laver plus d’une fois par semaine, on peut tenter d’autres méthodes que je vous ai déjà présentées ici. A ce stade, il est préférable d’utiliser ces shampoings alternatifs plutôt que ceux du commerce même bio car on veut que les cheveux puissent s’en passer.
Après le lavage au bicarbonate, il est essentiel de faire un dernier rinçage à l’eau vinaigrée. Ceci va compenser le côté basique du bicarbonate et faire briller vos cheveux en resserrant leurs écailles, ainsi que les débarrasser du calcaire (comme dans le layering). Pour cela, choisissez du bon vinaigre de cidre ou du vinaigre blanc (que je trouve moins asséchant, mais testez sur vous). On en met une à deux cuillères à soupe dans un demi-litre d’eau et on verse sur le crâne en laissant couler sur les longueurs. On peut rincer légèrement ou pas. On peut y ajouter de l’huile essentielle, celle d’ylang-ylang est adaptée à tous les types de cheveux, celle de géranium également. On peut utiliser celle de lavande ou de citron pour les cheveux à tendance grasse. On en rajoute deux à trois gouttes, pas plus, dans son petit mélange et on secoue bien.


L’étape ultime : le water-only

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un lavage de cheveux à l’eau uniquement. C’est la dernière étape, le but ultime que l’on cherche à atteindre : ne plus utiliser aucun produit pour se laver les cheveux. Au début, il sert à espacer les lavages, puis il deviendra petit à petit le seul ami de vos cheveux.
C’est, à mon sens, la partie la plus compliquée de la méthode. En effet, les cheveux ne s’adapteront pas tout de suite et auront besoin d’une longue période pour s’habituer à être propres sans produit. Au début, très honnêtement, c’est un peu la catastrophe. Les cheveux ressortent gras, poisseux, lourds et on demande ce qu’on est venu faire dans cette galère. Mais à force de persévérance, ça finit par marcher !
Pour commencer, il vaut mieux le faire quand les cheveux commencent à peine à regraisser, ça fait moins de sébum à enlever. On peut le faire à la place d’un shampoing sec. (Au pire on peut en faire un après si ça n’a pas marché.) L’idée, donc, c’est de simplement passer ses cheveux à l’eau en massant le cuir chevelu comme pour un shampoing normal. Inutile d’y aller trop fort au risque de se retrouver avec un sac de nœuds, on frotte simplement en passant les doigts sous les cheveux au niveau des racines. Comme la dame ci-dessous :

Je me lave les cheveux hihihi !

Je me lave les cheveux hihihi !

On fait ça à l’endroit puis à l’envers, eau tiède puis eau froide, puis un rinçage à l’eau vinaigrée.
Si les cheveux paraissent poisseux juste après, c’est peut-être rattrapable : bien les brosser pendant le séchage (à l’air libre de préférence). Je ne sais pas si le brossage permet de répartir le sébum qu’il restait ou si les cheveux ou les poils de la brossel’absorbent, mais en tout cas ça marche bien. Bien aérer les cheveux aussi en passant les doigts dedans tête baissée (on passe beaucoup de temps la tête en bas avec le no-poo 😀 ).
Au début donc, faire ceci sur cheveux peu gras pour se familiariser avec la méthode, puis le faire sur cheveux un peu plus gras, jusqu’à essayer de remplacer un lavage au bicarbonate par le water only une fois sur deux.


Le mois sans rien

Au bout d’un moment, on aura l’impression de stagner et de ne pas réussir à espacer d’avantage ses shampoings. C’est là qu’intervient le mois sans rien. Comme son nom l’indique, il s’agit de ne pas se laver les cheveux pendant un mois complet. On peut s’aider des shampoings secs et des water only et c’est tout. Pas de lavage au bicarbonate. Bien sûr, l’importance du brossage bi-quotidien est primordiale. Il vaut mieux attendre d’avoir espacé ses lavages d’au moins une, et même mieux deux semaines avant de tenter l’expérience, au risque de ne pas passer le mois. On brosse brosse brosse, on aère, on rince, on change sa taie d’oreiller très souvent et on garde ses cheveux attachés le plus possible et tout devrait bien se passer. Les jours où les cheveux ne paraissent pas très nets, on les case sous un foulard ou un chapeau, ça fait un look stylé pour l’été. 😀 Au terme de ce mois, les cheveux mettront beaucoup moins de temps à regraisser et on pourra gagner plusieurs jours de plus entre les lavages. Après ce mois sans rien, on fait un lavage normal au bicarbonate et on avise. Soit on reprend un rythme de lavage plus soutenu, qui le sera de toute façon moins qu’avant, soit si on repart pour un mois sans rien, voire on essaie de tenir encore plus longtemps !


Voilà, on y est, on n’a plus besoin de shampoing pour se laver les cheveux ! C’est magique ! Vous allez me demander, quel est l’intérêt ? Eh bien…

  • C’est économique. Plus besoin de shampoing ni d’après shampoing à 10 euros la bouteille. Ici, on fait avec des trucs qu’on a déjà chez soi et qui au besoin ne coûtent pas cher à l’achat (et vous serviront à plein d’autres trucs)
  • C’est écologique. On ne déverser plus de produits cracra à base de pétrole non biodégradables dans l’eau de la douche et ne les mets plus non plus sur sa tête. 🙂
  • Ca fait gagner du temps. Soyons honnêtes, peut-être pas dès le début où on commence à se familiariser avec la méthode. Mais progressivement, on se rend compte qu’on passe moins de temps dans sa salle de bain, ça fait plus de temps pour faire des choses intéressantes comme parler à votre mamie que vous avez pas appelée depuis deux mois ou recoudre ce bouton sur votre petit chemisier préféré.
  • On obtient des cheveux sains naturellement. Les cheveux n’ont besoin de rien d’autre qu’un peu d’amour et de leur sébum qui leur est spécialement adapté
  • On apprend à connaitre son corps. Vous le saviez vous que vos cheveux pouvaient s’améliorer sans avoir besoin de tout plein de produits différents ?

Voilà voilà, j’espère que ce petit topo vous a intéressés et pourquoi pas donné envie de vous lancer dans l’aventure !



Je ne pourrais terminer cet article sans mentionner la grande prêtresse du no poo, Ophélie, et ses deux articles quasi exhaustifs que je vous conseille vivement de lire : Le jour où j’ai arrêté de me laver les cheveux et No-poo, toutes les réponses à vos questions.
Et si vous voulez partager votre expérience et poser des questions, le groupe facebook No poo et water only est là pour ça !


Alors, prêts à jeter vos bouteilles de shampoings ? Vous me prenez pour une grosse crado ou ça va ? 😀

Cinquante nuances de greenwashing

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J’ai une confession à vous faire : j’ai coloré mes cheveux chimiquement pendant plusieurs années. On fait tous des erreurs n’est-ce pas ? J’étais ravie à chaque fois que je sortais de chez ma coiffeuse le cheveu bien roux, brillant, siliconé et brushingué. Mais ça, c’était avant. Avant que je commence à voir d’un œil suspicieux les picotements sur mon crâne et à ne plus supporter l’odeur atrocement chimique qui se développait pendant le temps de pose. J’ai espacé de plus en plus les séances, pour finir par ne plus y aller du tout.

Grand bien m’en a pris. C’est relativement connu maintenant, les colorations chimiques sont de vraies bombes. En plus de contenir des ingrédients à procédé de fabrication très polluant, elles polluent encore les eaux lors du rinçage et peuvent provoquer cancer et allergies.

Bien que le lien entre colorations chimiques et cancer n’aie pas été clairement établi, on connait le potentiel fortement allergène de certaines substances.

Deux exemples :

La PPD (p-phénylènediamine de son petit nom) permet une couverture optimale des cheveux blancs et est présent dans les teintures les plus foncées. Cet ingrédient est aussi connu pour être l’allergène présent dans les tatouages au henné noir (très moches au demeurant) souvent proposés en bord de plage. La PPD est interdite dans les substances destinées au contact direct avec la peau, ne cédez jamais à l’attrait de cet attrape touriste, encore moins si c’est un enfant qui le réclame… à moins de vouloir en garder le souvenir à vie. Douleur, sensation de brûlure, rougeur, cloques… les réactions peuvent se faire attendre une à deux semaines, mais ne manquent pas de se faire sentir. Dans les produits capillaires, il est autorisé à raison de 6% maximum et représente un potentiel risque pour les personnes sensibles.

L’avantage, c’est que vous avez un tatouage permanent à moindres frais…

Autre substance à fort potentiel allergène, la résorcine ou 1.3-Di-Hydroxybenzene– est également un perturbateur endocrinien soupçonné de favoriser certains cancers. Elle est normalement interdite mais autorisée sous certaines conditions, notamment dans les colorations à raison de 2.5% maximum.

 Ce ne sont que deux ingrédients parmi d’autres et on se doute que le reste ne va pas être très folichon non plus. Bonne nouvelle, ce n’est pas une fatalité ! Il existe des colorations exemptes d’ingrédients allergisants, respectueuses de votre santé et de l’environnement. J’ai nommé, les colorations végétales.

Qu’est-ce qu’une coloration végétale ?

C’est une coloration naturelle issue de plantes séchées et réduites en poudre. La plus connue est le henné (lawsonia inermis) mais il existe beaucoup de plantes et de mélanges différents permettant d’obtenir une gamme de couleurs variées.

Elles sont la plupart du temps présentées sous forme de poudre, généralement verte pouvant tirer vers le marron, d’odeur végétale pouvant faire penser au thé vert, à mélanger avec de l’eau avant l’application.

Malheureusement, il faut bien qu’il y ait un mais, le tableau était trop idyllique…

Allez, vous vous en doutez non ? … Non ?

Pour ne pas changer, certaines marques profitent encore et toujours de la méconnaissance du grand public des colorations végétales et font du greenwashing à gogo en proposant des produits pseudo-naturels mais qui ne diffèrent en rien des pires colorations chimiques.

Prenons par exemple la marque de coloration Herbatint.

Allons visiter leur site : http://www.herbatint.fr/

Sans surprise… c’est vert, on a l’habitude maintenant 😀

La marque ne s’affiche pas comme étant naturelle à proprement parler mais joue sur l’ambigüité avec sa dénomination : gel colorant permanent aux extraits végétaux.

Déjà, comme vous êtes des petits lecteurs intelligents, vous aurez bien noté le mot gel et vous savez, puisque je vous l’ai dit juste avant et que vous êtes attentifs, qu’une coloration végétale, c’est en principe sous forme de poudre. Premier indice.

Ensuite, on voit une jolie dame avec de beaux cheveux noirs corbeau, à nouveau la mention d’extraits végétaux puis une précision sur ceux-ci : aloe vera et limnanthes alba. Ce sont de vraies plantes, là n’est pas le problème, mais aucune des deux n’a de pouvoir colorant. On voit donc l’argument commercial gros comme une maison. Sans ammoniaque, sans paraben, sans résorcine. Bien bien.

Image suivante : couvre les cheveux blancs. Ok, les colorations naturelles font ça, mais, rappelez-vous notre amie PPD… Doux et facile à appliquer. Rien à dire, les colos végétales aussi, mêmme si on peut avoir un doute quant au « doux ».

Pouvoir éclaircissant de deux tons. Là, on dit stop in the name of love. Les colorations naturelles ne permettent pas de faire ça. Ici, plus de doute. Pour éclaircir les cheveux, il faut obligatoirement en passer par la chimie. Si vous lisez ça sur une coloration qui se dit naturelle, reposez le paquet.

Ensuite, on a toute une page qui nous décrit les 5 (waaah *_*) extraits végétaux présents dans les colorations Herbatint. Aucun d’entre eux n’a, encore, de pouvoir colorant.

Au cas où on aurait encore des doutes, on peut se diriger vers la page utilisation, qui nous demande de mélanger un gel colorant et un révélateur contenant  de l’eau oxygénée. Dans la FAQ, on peut aussi lire que « La teneur en PPD (p-phénylenediamine ou 1,4-diaminobenzène) est comprise entre 0,8% (pour les tons clairs ex : 10) et 1,2% (pour les tons foncés ex : 1) / jusqu’à 6% dans les teintures classiques », alors que la page d’accueil affiche la mention « sans PPD ». Je me suis faite avoir comme une bleue, puisque cette mention concerne la coloration Vegetal Color, qui est une coloration semi permanente s’estompant en plusieurs shampoing, et moins couvrante (logique, puisqu’il n’y a pas de PPD). Cependant, si j’ai pu me faire avoir en ayant étudié le site un minimum, imaginez ce qu’un œil  moins averti peut comprendre en lisant vite. Impossible de ne pas y voir une volonté, encore une fois, d’entretenir la confusion.

Bon, c'est écrit gros... Mais quand-même !

Bon, c’est écrit gros… Mais quand-même !

Nous sommes donc en présence d’un produit de coloration tout à fait classique contenant les mêmes ingrédients que toute coloration que vous pourriez faire chez le coiffeur ou acheter au supermarché.

Un certain nombre d’autres marques jouent sur l’ambigüité pour tromper le client comme 3 Chênes, Phyto Color, Beliflor, Martine Mahé… On les retrouve même parfois en magasin bio ou en pharmacie. Restez méfiants, restez attentifs, utilisez vos petits yeux, lisez les emballages.

A quoi ressemble une vraie coloration végétale ?

Prenons une marque reconnue et pionnière en la matière : Logona.

Je vous ai choisi la nuance la plus claire, vous allez voir pourquoi.

On peut lire sur la boîte « Pour des cheveux blonds clairs à blonds moyens – n’éclaircit pas – »

Première phrase de la description : « La teinte obtenue s’obtient par ajout à la couleur initiale des cheveux, il n’est donc pas possible d’éclaircir les cheveux. »

Là, on a tout. Une vraie coloration naturelle ne contient pas de peroxyde d’hydrogène et ne permet donc pas d’éclaircir les cheveux. Si on applique cette coloration sur un cheveux plus foncé que la teinte, on obtiendra des reflets blonds, mais certainement pas du blond platine.

Les conseils d’utilisation :
« Les soins colorants LOGONA se présentent sous forme de poudre. Vous activez la composition avec de l’eau chaude, vous appliquez ensuite la pâte obtenue sur vos cheveux mouillés, en commençant par les racines. Temps de pause : 1 à 2 heures. »

Ca se passe de commentaire. 🙂

Ingrédients (je suis allée les chercher sur le site de Logona parce celle affichée sur le site commercial n’est pas la bonne) :

poudre de fleurs d’hibiscus, poudre de racine de rhubarbe, poudre de cassia, poudre de henné bio*, protéines de blé, huile de jojoba bio*, alginate, mélange d’huiles essentielles

Des plantes, de l’extrait d’algue pour la texture, des huiles essentielles pour le soin et l’odeur. Pas besoin de conservateur, pas besoin de révélateur, pas besoin de décolorant, pas besoin de greenwashing, que du frais, du pur, du bio, du sans danger.

Cela dit, attention. Ce n’est pas parce que quelque chose est naturel que c’est sans danger pour vous. Faites toujours un test d’allergie dans le pli du coude pendant 24 heures si vous avez un terrain allergique.

Hormis ça, allez-y sans crainte.



Petit résumé rien que pour vous :

Ce qui doit vous faire fuir : Trop de vert, une liste d’ingrédients à rallonge, des produits à mélanger, la mention « éclaircissant », moins d’une heure de pose, des mises en gardes concernant les allergies, une forte odeur de produits chimiques.

Vous pouvez y aller si : C’est Logona, vous devez mélanger de la poudre et de l’eau, ça sent bon les plantes, il est précisé « n’éclaircit pas », ça nécessite au moins une heure de pose, vous arrivez à prononcer les noms des ingrédients.


Ça vous est déjà arrivé de vous faire avoir par une fausse coloration naturelle ? Ça vous étonne ou vous êtes blasés de tout ce greenwasing à force ? ^^