Flux RSS

Archives mensuelles : juillet 2014

Let’s talk about you !

Publié le

Un article un peu spécial aujourd’hui puisqu’on va parler de vous !


Quand on crée un blog, c’est avant tout pour parler de choses qui nous tiennent à coeur et que l’on veut faire découvrir aux gens. Cependant, on n’a pas toujours de retour direct de ces gens, on ne sait pas forcément ce qu’ils pensent, s’ils sont satisfaits, déçus, frustrés. Du coup, aujourd’hui, je m’intéresse à vous mes petits lecteurs ! Je sais que vous êtes un certain nombre à me lire régulièrement, mais la plupart d’entre vous ne commente pas.
Que ce soit clair, je ne cours pas après les commentaires. Je m’en fiche, j’aime bien savoir que je suis lue et ça me suffit.
Ce que j’aimerais, ce sont des retours. Donc, pour une fois, je vais courir après les commentaires et vous demander de faire de cet article le plus commenté depuis le début du blog !

Ici, c’est l’article où vous avez la parole ! Même si vous êtes timide, qu’on ne se connaît pas, quelle que soit la façon dont vous êtes tombé-e sur mon blog, si vous lisez sans commenter… Exprimez-vous !

Je ne vous demande pas des romans, juste votre avis sur quelques petits points en vrac :

  • Est-ce que, globalement, vous trouvez le contenu du blog intéressant ?

  • Est-ce que vous me trouvez assez claire, ou ce que j’explique vous paraît parfois obscur ?

  • Quel type d’articles aimeriez-vous voir plus ? Des recettes à faire soi-même ? Des analyses de compositions ? Des présentations d’ingrédients bruts ? D’autres choses auxquelles je n’aurais pas pensé ?

  • Est-ce que vous avez une ou des idée-s précise-s d’articles que vous aimeriez voir sur le blog ?

  • Autre chose à me dire ? Question, suggestion, commentaire ?

Lâchez-vous ! Je veux tout plein tout plein de réponses !



Et pour vous motiver et vous remercier d’avance, je vous laisse avec ce lapin trop mignon qui mange des framboises :

Et bonne fête nationale à tous !

Bisous les p’tits loups !

Publicités

Le no-poo ou la révolution dans ta salle de bain

Publié le

Bonjour mes petits lecteurs.

Vous vous souvenez de moi ? 😀

Je peux tout vous expliquer : J’ai passé mes partiels puis mes rattrapages puis je suis partie en vacances. Mais je ne vous ai pas oubliés ! Et pour mon grand retour, je vous ai concocté avec amour un loong article qui je l’espère suffira à me faire pardonner.



Aujourd’hui, je vais parler de no-poo.

L’expression “no-poo” est l’abréviation de no shampoo, qui signifie pas de shampoing. Cette méthode a d’abord été inventée par la coiffeuse américaine Lorraine Massey, qui a constaté l’agressivité des shampoings sur ses cheveux bouclés.
Elle propose donc de se laver les cheveux uniquement avec de l’après-shampoing. Les cheveux sont alors à la fois nourris et lavés, grâce aux tensioactifs contenus dans l’après-shampoing (destinés à faciliter le rinçage du produit), ceci tout en douceur.

Elle est belle hein ?

Une variante de cette méthode, le low-poo, consiste à se laver les cheveux à l’après-shampoing la plupart du temps et de temps en temps utiliser du shampoing afin de débarrasser les cheveux d’éventuels résidus.
Dans tous les cas, il est primordial d’utiliser un produit exempt de silicones car ceux-ci étouffent le cuir chevelu et laissent des résidus.
Si cette méthode est particulièrement adaptée pour les cheveux frisés et secs, elle conviendra moins bien aux cheveux normaux et gras qui vont plutôt être alourdis.


Ce n’est donc pas de cette méthode que nous allons parler ici.

Nous, on va apprendre à nos cheveux à se passer complètement de tout produit lavant. Et ceci sans avoir l’air de s’être versé une friteuse sur la tête.

Il faut savoir qu’à la base, le cuir chevelu sait se réguler de lui-même. En effet, nous ne naissons pas avec une bouteille de shampoing dans la main ( :D) et le corps sait très bien tout seul ce qu’il a à faire. Le problème c’est que, souvent dès la naissance, on l’agresse régulièrement avec des produits contenant des tensioactifs dignes de se retrouver dans les produits de nettoyage industriel les plus efficaces. Résultat, il produit du sébum pour se défendre, donc on relave, donc il re-produit du sébum et c’est le cercle vicieux qui s’installe. On finit par se retrouver avec des cheveux de type racines-grasses-pointes-sèches, qui sont en fait des cheveux agressés par des shampoings trop détergents et trop fréquents.
Avec le no poo, on va apprendre au cuir chevelu à retrouver son équilibre naturel progressivement. Rome ne s’est pas faite en un jour, alors ça demande de la patience et de la persévérance bien sûr, mais ça vaut le coup.


L’espacement

Le cuir chevelu n’a pas besoin d’être nettoyé tous les jours. Ni tous les deux jours. En fait, une fréquence de shampoing idéale serait d’un par semaine. C’est ce qu’on va chercher à obtenir dans un premier temps. Evidemment, on ne va pas serrer les dents et assumer de se balader avec les cheveux gras une partie de la semaine. On y va pro-gre-ssi-ve-ment.
On va rajouter progressivement un jour de plus sans se laver les cheveux. Si on les lave tous les jours (bouuh, pas bien), on passe à un jour sur deux, si on les lave un jour sur deux on passe à un jour sur trois etc. Au début, ça ne va pas être tous les jours la joie, mais vraiment, j’insiste un peu sur ça mais c’est important, il faut de la patience. Les cheveux ont été habitués à être agressés régulièrement et recouverts de silicone, ils vont mettre du temps à se déshabituer. Pour éviter que les cheveux continuent à être agressés et avancer un peu plus vite, on remplace son shampoing par un bon shampoing bio. Et non, un shampoing bio n’est pas forcément plus cher qu’un shampoing de supermarché, la preuve ici.

(Petite parenthèse : Beaucoup de gens trouvent que les shampoings bio abîment les cheveux et les rendent secs et emmêlés. C’est vrai… et faux en même temps. En fait, ils enlèvent les couches de silicone qui donnaient l’impression de cheveux lisses et sains, mais qui ne servaient en fait qu’à cacher la misère. Les shampoings bio révèlent juste la vraie nature des cheveux sous le maquillage des silicones. Dire qu’ils assèchent vos cheveux, c’est comme dire que le démaquillant vous donne des cernes et des boutons. Dans les deux cas, c’était déjà là avant :D. Les shampoings bio étant beaucoup plus doux que vos anciens shampoings, vos cheveux vont finir par se normaliser. Si besoin, un peu d’aloé vera ou d’huile avant le shampoing et ça repart :))


Le shampoing sec

Pour patienter et rester présentable entre les shampoings, on peut faire un shampoing sec. Ce n’est pas un shampoing à proprement parler puisqu’il ne nettoie pas vraiment les cheveux, il en absorbe le sébum et permet de tenir un à deux jours de plus. On peut utiliser un shampoing sec du commerce, ceux en spray sont assez pratiques mais contiennent des cochonneries (et trouent la couse d’ozone !) et sont assez chers.

Votre nouvelle amie !

Je vais vous révéler un secret : il existe un shampoing sec pas cher, facile à trouver, efficace et sans danger, que vous avez peut-être déjà chez vous : la fécule de maïs, plus commue sous le nom de Maïzena. N’importe quelle autre fécule peut faire l’affaire d’ailleurs (pomme de terre, arrow root…). Son avantage est qu’elle est très fine et douce et s’élimine très facilement et elle n’assèche pas les cheveux (contrairement aux argiles par exemple…).
Pour l’utilisation, c’est très simple. Une petite cuillère à café de poudre, qu’on répartit bien au niveau des racines, tête en bas, en haut, sur le côté. On masse un peu, on attend quelques minutes et on brosse bien partout dans tous les sens. Les cheveux sont visiblement moins gras et un peu plus légers. On a gagné au moins un jour sur son rythme de shampoings. Yay \o/


Le brossage

C’est le geste essentiel. Il aide à démêler les cheveux bien sûr, mais aussi à répartir le sébum sur les longueurs pour les nourrir. C’est un geste vraiment important de la méthode qui permet de gagner un demi-jour voire un jour sur le shampoing. Des cheveux paraissant un peu lourds (sans être non plus luisants de sébum) vont ainsi prendre un aspect plus léger et frais. Pour un brossage efficace, on choisit une brosse en poil de sanglier ou en poils synthétiques, l’essentiel étant qu’elle ait des poils pour bien répartir le sébum. On peut éventuellement utiliser un peigne en bois ou corne ou une brosse à picots en bois pour le démêlage, mais par pitié, jetez vos horribles brosses en métal, ce sont les pires ennemies de vos cheveux. Pour revenir à nos moutons, on brosse donc bien ses cheveux matin et soir, efficacement mais pas trop énergiquement non plus. On part bien des racines jusqu’aux pointes, on passe sur le dessus de la tête, au niveau des tempes, de la nuque, on se penche en avant, on relève la tête, on passe bien partout partout. Ça a l’air long comme ça, mais ça ne prend pas plus de deux minutes en réalité. Une fois qu’on a fait ça, on nettoie bien sa brosse en enlevant les cheveux avec un peigne et en la passant à l’eau tiède et au savon et on laisse sécher jusqu’à la prochaine utilisation. C’est important de la nettoyer après chaque brossage pour éviter de redéposer sur vos cheveux toutes les poussières, la pollution et le sébum que vous en avez enlevé d’une fois sur l’autre.

Oui je sais, c'est du grand art !

Oui je sais, c’est du grand art…

Voilà toutes les clefs pour espacer ses shampoings. Evidemment, ça va prendre du temps. Pour vous donner un ordre d’idée, il m’a fallu 6 mois pour espacer mes lavages d’une semaine grâce aux méthodes ci-dessus. Je suis partie d’un lavage tous les quatre jours, j’y suis allée à la bourrine parce que j’ai « forcé » un peu les choses en passant mes week-end avec les cheveux gras+++. Ce qui me donnait donc lavage le lundi, shampoing sec le vendredi et week end en mode friteuse, puis on repart. 😀 Si on ne le sent pas de passer plusieurs jours avec les cheveux gras, pas besoin de se l’imposer, hein. 🙂

Ayé ? Vous avez réussi, vous ne vous lavez les cheveux qu’une fois par semaine sans avoir l’air de revenir de la piscine la plupart du temps ? On peut intégrer une nouvelle étape, même deux, qui vont vous aider à espacer encore plus vos shampoings.


Le lavage au bicarbonate de soude

bicarOn ne l’introduit qu’à ce moment-là car même s’il est absolument sans danger, il peut se révéler un peu asséchant si utilisé trop souvent. Une fois par semaine devrait donc être un maximum. Encore une fois, c’est tout simple, un à deux cuillères à soupe, on ajoute un peu d’eau pour faire une pâte, on applique sur cheveux mouillés et on rince. Ça ne mousse pas, c’est normal. De toute façon, c’est pas la mousse qui lave (la mousse ça devrait plutôt vous faire peur en fait, ça veut dire que le produit est très agressif). Pour le répartir facilement, on se met la tête en bas pour décoller les racines et pouvoir l’appliquer partout. On n’en met pas sur les longueurs, c’est inutile et agressif, l’écoulement lors du rinçage suffit à les nettoyer. Penser à bien bien rincer, toujours tête en bas, en passant les doigts dans les cheveux.
Le nom peut faire peur comme ça, mais en fait il est très gentil. Son ph légèrement basique permet de réguler celui du cuir chevelu, ce qui évite notamment les pellicules qui sont dues à un PH trop acide. Mieux vaut du bicarbonate fin, qui ait l’apparence du sucre glace. Ça permet de faire une belle pâte qui se répartit et se rince facilement. On préfèrera ainsi le bicarbonate alimentaire, plus fin et plus raffiné que celui destiné au ménage.
Si on a peur du bicarbonate, qu’il ne convient pas à nos cheveux ou qu’on veut encore les laver plus d’une fois par semaine, on peut tenter d’autres méthodes que je vous ai déjà présentées ici. A ce stade, il est préférable d’utiliser ces shampoings alternatifs plutôt que ceux du commerce même bio car on veut que les cheveux puissent s’en passer.
Après le lavage au bicarbonate, il est essentiel de faire un dernier rinçage à l’eau vinaigrée. Ceci va compenser le côté basique du bicarbonate et faire briller vos cheveux en resserrant leurs écailles, ainsi que les débarrasser du calcaire (comme dans le layering). Pour cela, choisissez du bon vinaigre de cidre ou du vinaigre blanc (que je trouve moins asséchant, mais testez sur vous). On en met une à deux cuillères à soupe dans un demi-litre d’eau et on verse sur le crâne en laissant couler sur les longueurs. On peut rincer légèrement ou pas. On peut y ajouter de l’huile essentielle, celle d’ylang-ylang est adaptée à tous les types de cheveux, celle de géranium également. On peut utiliser celle de lavande ou de citron pour les cheveux à tendance grasse. On en rajoute deux à trois gouttes, pas plus, dans son petit mélange et on secoue bien.


L’étape ultime : le water-only

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un lavage de cheveux à l’eau uniquement. C’est la dernière étape, le but ultime que l’on cherche à atteindre : ne plus utiliser aucun produit pour se laver les cheveux. Au début, il sert à espacer les lavages, puis il deviendra petit à petit le seul ami de vos cheveux.
C’est, à mon sens, la partie la plus compliquée de la méthode. En effet, les cheveux ne s’adapteront pas tout de suite et auront besoin d’une longue période pour s’habituer à être propres sans produit. Au début, très honnêtement, c’est un peu la catastrophe. Les cheveux ressortent gras, poisseux, lourds et on demande ce qu’on est venu faire dans cette galère. Mais à force de persévérance, ça finit par marcher !
Pour commencer, il vaut mieux le faire quand les cheveux commencent à peine à regraisser, ça fait moins de sébum à enlever. On peut le faire à la place d’un shampoing sec. (Au pire on peut en faire un après si ça n’a pas marché.) L’idée, donc, c’est de simplement passer ses cheveux à l’eau en massant le cuir chevelu comme pour un shampoing normal. Inutile d’y aller trop fort au risque de se retrouver avec un sac de nœuds, on frotte simplement en passant les doigts sous les cheveux au niveau des racines. Comme la dame ci-dessous :

Je me lave les cheveux hihihi !

Je me lave les cheveux hihihi !

On fait ça à l’endroit puis à l’envers, eau tiède puis eau froide, puis un rinçage à l’eau vinaigrée.
Si les cheveux paraissent poisseux juste après, c’est peut-être rattrapable : bien les brosser pendant le séchage (à l’air libre de préférence). Je ne sais pas si le brossage permet de répartir le sébum qu’il restait ou si les cheveux ou les poils de la brossel’absorbent, mais en tout cas ça marche bien. Bien aérer les cheveux aussi en passant les doigts dedans tête baissée (on passe beaucoup de temps la tête en bas avec le no-poo 😀 ).
Au début donc, faire ceci sur cheveux peu gras pour se familiariser avec la méthode, puis le faire sur cheveux un peu plus gras, jusqu’à essayer de remplacer un lavage au bicarbonate par le water only une fois sur deux.


Le mois sans rien

Au bout d’un moment, on aura l’impression de stagner et de ne pas réussir à espacer d’avantage ses shampoings. C’est là qu’intervient le mois sans rien. Comme son nom l’indique, il s’agit de ne pas se laver les cheveux pendant un mois complet. On peut s’aider des shampoings secs et des water only et c’est tout. Pas de lavage au bicarbonate. Bien sûr, l’importance du brossage bi-quotidien est primordiale. Il vaut mieux attendre d’avoir espacé ses lavages d’au moins une, et même mieux deux semaines avant de tenter l’expérience, au risque de ne pas passer le mois. On brosse brosse brosse, on aère, on rince, on change sa taie d’oreiller très souvent et on garde ses cheveux attachés le plus possible et tout devrait bien se passer. Les jours où les cheveux ne paraissent pas très nets, on les case sous un foulard ou un chapeau, ça fait un look stylé pour l’été. 😀 Au terme de ce mois, les cheveux mettront beaucoup moins de temps à regraisser et on pourra gagner plusieurs jours de plus entre les lavages. Après ce mois sans rien, on fait un lavage normal au bicarbonate et on avise. Soit on reprend un rythme de lavage plus soutenu, qui le sera de toute façon moins qu’avant, soit si on repart pour un mois sans rien, voire on essaie de tenir encore plus longtemps !


Voilà, on y est, on n’a plus besoin de shampoing pour se laver les cheveux ! C’est magique ! Vous allez me demander, quel est l’intérêt ? Eh bien…

  • C’est économique. Plus besoin de shampoing ni d’après shampoing à 10 euros la bouteille. Ici, on fait avec des trucs qu’on a déjà chez soi et qui au besoin ne coûtent pas cher à l’achat (et vous serviront à plein d’autres trucs)
  • C’est écologique. On ne déverser plus de produits cracra à base de pétrole non biodégradables dans l’eau de la douche et ne les mets plus non plus sur sa tête. 🙂
  • Ca fait gagner du temps. Soyons honnêtes, peut-être pas dès le début où on commence à se familiariser avec la méthode. Mais progressivement, on se rend compte qu’on passe moins de temps dans sa salle de bain, ça fait plus de temps pour faire des choses intéressantes comme parler à votre mamie que vous avez pas appelée depuis deux mois ou recoudre ce bouton sur votre petit chemisier préféré.
  • On obtient des cheveux sains naturellement. Les cheveux n’ont besoin de rien d’autre qu’un peu d’amour et de leur sébum qui leur est spécialement adapté
  • On apprend à connaitre son corps. Vous le saviez vous que vos cheveux pouvaient s’améliorer sans avoir besoin de tout plein de produits différents ?

Voilà voilà, j’espère que ce petit topo vous a intéressés et pourquoi pas donné envie de vous lancer dans l’aventure !



Je ne pourrais terminer cet article sans mentionner la grande prêtresse du no poo, Ophélie, et ses deux articles quasi exhaustifs que je vous conseille vivement de lire : Le jour où j’ai arrêté de me laver les cheveux et No-poo, toutes les réponses à vos questions.
Et si vous voulez partager votre expérience et poser des questions, le groupe facebook No poo et water only est là pour ça !


Alors, prêts à jeter vos bouteilles de shampoings ? Vous me prenez pour une grosse crado ou ça va ? 😀