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Archives mensuelles : mai 2014

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Mooncup sans jamais oser le demander

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Un article un peu hors sujet aujourd’hui, une fois n’est pas coutume. Et de toute façon, je fais ce que je veux, c’est mon blog 😀

On a toutes connu la galère de courir acheter un paquet de tampons ou de serviettes le dimanche matin au supermarché du coin. Les plus timides l’accompagnent d’un misérable paquet de gâteaux pour pas se taper la honte à la caisse, les moins audacieuses envoient leur mec, leur frère ou sœur, leur mère, leur chat, leur poisson rouge, leur tortue…. Dans tous les cas, on se prend un peu la tête pour un truc qui nous accompagne quand-même tous les mois pendant une bonne partie de notre vie.

Cette situation n’est pas une fatalité. Il existe une solution pour se faciliter la vie, faire des économies et prendre soin de notre santé.

Let me introduce you :

La coupe menstruelle

La coupe menstruelle, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un dispositif qui s’insère à l’intérieur du vagin, autour du col de l’utérus et y recueille le sang des règles. Tout simplement. Un fois pleine, on la sort, on la vide, on la rince et on la remet. Quand les règle sont finies, on la range jusqu’au mois suivant, on la stérilise à l’eau bouillante et on recommence. Elle est réutilisable pendant environ dix ans.

Sa forme peut varier légèrement, mais globalement, ça ressemble à ça :

Comme vous pouvez le voir, elle a une forme de cloche avec au bout une tige, mais peut aussi avoir une boule ou un anneau, ceci pour en faciliter le retrait. Parfois, il n’y a même rien au bout.

Elle est généralement en silicone de qualité médicale mais peut aussi être en latex ou TPE de qualité médicale selon les marques. Dans tous les cas, la matière est souple pour permettre le pliage et donc l’insertion en toute facilité.

On la met bien en place, comme ceci :

… On la laisse faire son boulot et on peut l’oublier jusqu’à 12 heures d’affilée. Oui oui. Jusqu’à douze heures de tranquillité, sans galérer dans les toilettes dégueu de la fac ou chez les amis où c’est que y a pas de poubelle dedans les toilettes.

Ça nous fait un premier avantage : la tranquillité d’esprit. Plus besoin de toujours penser à avoir des protections dans son sac, pas de galère le dimanche matin, pas de fil qui dépasse à la piscine, pas d’épaisseur sous les vêtements. On oublierait presque qu’on a ses règles.

Autres avantages de la coupe menstruelle :

Elle est économique. La mienne m’a coûté 13 euros, et je peux l’utiliser pendant environ 10 ans… Vous imaginez le nombre de boîtes de tampons que je n’aurai pas à acheter ?

Elle est écologique. Les protections hygiéniques jetables, génèrent des tonnes de déchets par an, déchets non biodégradables donc très polluants. De plus leur procédé de fabrication est extrêmement polluant et utilise de nombreux produits chimiques (qui se retrouveront ensuite au contact de vos muqueuses), comme le chlore utilisé pour les rendre bien blanches.

Elle est meilleure pour la santé. A la différence des tampons et des serviettes, la coupe menstruelle n’absorbe pas le sang mais le récupère. Ainsi, elle n’irrite pas les muqueuses en en absorbant tous les fluides sans distinction. Le vagin conserve ses propriétés autonettoyantes (vous saviez que ça a pas besoin d’être lavé à l’intérieur, hein… ?) et sa flore bactérienne protectrice pendant toute la durée des règles. De plus, un tampon, de par les minuscules plaies qu’il peut occasionner lors du retrait va favoriser la pénétration dans l’organisme des produits chimiques amenés par tampon suivant.

C’est la protection la plus fiable que vous puissiez trouver. Aucun problème de fuite si elle est correctement installée, de jour comme de nuit, à la piscine, en randonnée, en cours, au yoga, à cheval, à poney, en planche à voile ou en parachute. Elle garantit une étanchéité parfaite à tout moment et dans toutes les positions.

Elle n’occasionne aucune odeur gênante. En effet, le sang n’entre jamais en contact avec l’oxygène qui favorise le développement bactérien. Ainsi, vous n’attirerez pas les vampires.

Remballe tes canines Eddy !

On apprend à connaitre son corps. Quand on utilise une coupe menstruelle, il ne faut pas avoir peur d’aller un peu trifouiller à l’intérieur du vagin jusqu’au col de l’utérus (Oui, j’assume d’avoir écrit « trifouiller à l’intérieur du vagin jusqu’au col de l’utérus ». D’ailleurs je l’ai même réécrit.) Ce n’est pas sale ! Pas plus que votre bouche et même moins que la paume de vos mains. Il se faut pas non plus avoir peur de se retrouver avec du sang sur les mains (promis, vous n’irez pas en prison). Le sang n’étant pas en contact avec l’air (cf point précédent) reste tout beau, rouge, liquide et sans odeur, comme le sang bien frais qui coule dans les veines.


Pour finir, je vous laisse avec cette fantastique vidéo qui achèvera de vous convaincre :

Et ce merveilleux site : http://www.easycup.fr qui vous expliquera en détail tout ce que vous pourriez encore vouloir savoir.

Et l’article de Marie : Tampons et serviettes, le scandale écologique et sanitaire.


Allez, on témoigne ! Adeptes de longue date, déçues ou petites nouvelles, venez partager votre expérience, faire de la propagande ou poser vos questions !

Cinq alternatives aux déodorants du commerce

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Déo et débats

Le déodorant, c’est un peu the grand sujet d’inquiétude de ces dernières années. Accusé de provoquer le cancer du sein à cause de ses méchants sels d’aluminium, les grandes marques ont su rebondir et nous offrir du bel argument markting à base de « sans sels d’aluminium » et de « bio pure », « natural », « dermo protect » et compagnie.
Les sels d’aluminium sont présents uniquement dans les anti-transpirants et non dans les déodorants, qui ne servent qu’à masquer les odeurs. Ils ont pour propriété de former un gel au contact de la sueur, qui va boucher temporairement les pores et bloquer temporairement le processus de transpiration. Le problème, c’est que ces sels d’aluminium pénètrent la barrière cutanée pour se retrouver dans la circulation sanguine, cela d’autant plus sur les aisselles rasées régulièrement. C’est à ce moment-là qu’ils vont activer les récepteurs d’œstrogènes des éventuelles cellules cancéreuses qui vont alors se développer. Cela-dit, cette allégation est discutée et toujours débattue dans la communauté scientifique.
Les anti-transpirants et les déodorants contiennent également, entre autres substances problématiques, du triclosan, un antifongique et antibactérien, qui permet d’enrayer les mauvaises odeurs. C’est un produit chloré très nocif pour le fonctionnement du foie.
Et c’est sans citer nos chers parabènes et autres substances pas très recommandables propres aux cosmétiques de grande distribution…

Personnellement, à force d’arguments contradictoires, je ne sais plus trop à quel sein me vouer dans cette histoire de cancer du sein et je pense que je ne suis pas la seule. Dans le doute, je propose d’appliquer le principe de précaution, puisqu’il existe suffisamment d’alternatives aux déos chimiques du commerce, toutes naturelles, économiques et efficaces.


Quelles sont les alternatives aux déodorants du commerce ?


La célèbre pierre d’alun : L’alun est un minéral présent naturellement en Syrie et au Maroc. Elle est hémostatique (aide à la cicatrisation), astringente et bactéricide. Elle va donc à la fois réguler la sudation et empêcher le développement des bactéries, et donc des mauvaises odeurs. Il suffit simplement de l’humidifier avant de la passer sur la peau ou de simplement la passer sur la peau humide après la douche.
L’innocuité de la pierre d’alun a été remise en cause en raison de sa teneur en aluminium. Bien que les oxydes et hydroxydes d’aluminium qu’elle dépose sur la peau soient inertes et ne passent donc pas la barrière cutanée, les ions aluminium sont susceptibles d’être diffusés à l’intérieur du corps.
Si vous la choisissez, préférez la vraie pierre d’alun naturelle, potassium alum à l’espèce d’ersatz issu de l’industrie du nylon, ammonium alum, nocive pour la santé.

L’huile essentielle de palmarosa : A raison d’une goutte sous chaque aisselle, son odeur capiteuse se développera au fil de la journée et elle empêchera le développement des bactéries responsables des mauvaises odeurs. Elle est encore plus efficace combinée à la pierre d’alun.

Le bicarbonate de soude : Produit à partir de carbonate de soude, d’eau et de CO2, il est écologique, non toxique et biodégradable. Il absorbe la transpiration et neutralise les odeurs très efficacement. Préférez-le de qualité alimentaire et cosmétique, en pharmacie vous serez sûrs d’avoir un produit fin et suffisamment raffiné pour ne pas agresser la peau.

Le talc, la fécule (maïs, arrow root…) : Leur action consiste essentiellement à absorber la transpiration. Leur efficacité sera optimale associées au bicarbonate.

L’huile de coco : Grâce à sa teneur en acide laurique, elle est antibactérienne, et neutralise donc les odeurs à la source. En plus de sentir divinement bon, elle est bien absorbée par la peau et ne laisse pas de trace de gras sur les vêtements. A l’état solide en dessous de 25°C elle est très pratique, il suffit de la prélever du bout des doigts pour l’appliquer.

Et enfin, hors catégorie, nous avons le grand combo d’Antigone XXI, super efficace à base de bicarbonate, de fécule, d’huile de coco et d’huiles essentielle.

Et le déodorant en poudre de Lush (j’ai rien contre eux, vous voyez 😀 ). Il contient du bicarbonate et d’autres poudres absorbantes, des poudres de plantes et des huiles essentielles antibactériennes et il est très efficace. Utile si vous êtes un peu feignassou, mais vous pouvez aussi faire ça tout seuls pour bien moins cher.


Avec tout ça, plus d’excuse pour mettre des trucs cracra sous vos bras ! C’est facile à mettre en oeuvre en plus, non ? 🙂

Se laver les cheveux autrement

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Maintenant qu’on sait que le gel douche, c’est quand-même assez dégueu, on se doute que pour le shampoing, ça va pas être mieux…


On se fait une petite compo pour se faire plaisir ? I know you want it 😀

On va le choisir chez The Body Shop cette fois-ci, marque connue et reconnue pour ses produits d’origine naturelle son greenwashing.

Le shampoing banane :

Flambé au rhum, ça vous dit ?

Bon, niveau greenwashing, ça va, à part l’étiquette verte et le nom du seul truc naturel écrit en gros, rien de fou.

Pour ce qui est des ingrédients en revanche…

Aqua (Solvent/Diluent), Sodium Laureth Sulfate (Surfactant), Musa Paradisica Fruit (Emollient/Lubricant), Glyceryl Hydroxystearate (Emollient), Lauramide DEA (Surfactant), Cocamidopropyl Betaine (Surfactant), Phenoxyethanol (Preservative), Benzyl Alcohol (Preservative), Sodium Benzoate (Preservative), Panthenol (Skin/Hair Conditioning Agent), Polyquaternium-7 (Hair Conditioner), Stearic Acid (Emulsifier), Sodium Chloride (Viscosity Modifier), Methylparaben (Preservative), Parfum (Fragrance), Citric Acid (pH Adjuster), Disodium EDTA (Chelating Agent), Butylparaben (Preservative), Ethylparaben (Preservative), Isobutylparaben (Preservative), Propylparaben (Preservative), Ascorbic Acid (Antioxidant), CI 19140 (Colour), CI 14700 (Colour).

Sodium laureth sulfate pour ne pas changer, la banane en troisième position quand-même mais bon… On retrouve nos amis parabènes, le phenoxyethanol et tout plein de produits dignes de se retrouver dans le réservoir de votre voiture. Y a pas de silicone, c’est déjà ça, mais bon… Vendre ça 8 euros alors que ça vaut pas mieux qu’un pauvre shampoing Fructis à 2.50 euro, c’est un peu du fichage de gueule.

Je vais pas vous parler de shampoing bio parce que j’avais envie de vous surprendre un peu. Ouais, chuis comme ça moi. Alors quoi ?


Par quoi peut-on remplacer le shampoing ?


L’œuf : Oui mesdames et messieurs, de l’oeuf ! Il est naturellement tensioactif, c’est-à-dire qu’il dissout le gras dans l’eau, c’est le même principe que la mayonnaise. A utiliser entier pour les cheveux normaux ou seulement le jaune pour les cheveux secs et fragiles. Le battre et le mélanger avec un peu d’eau avant utilisation. Laisser agir quelques instants et rincer à l’eau fraiche (au risque de vous trouver avec de l’omelette sur les cheveux 😛 ). Les cheveux sont nettoyés tout en douceur et l’odeur part en séchant, promis 😉

Tu me rhassoules !

Le rhassoul : C’est une argile originaire du Maroc, récoltée au pied du mont Atlas, utilisée traditionnellement par les marocaines pour le soin de leur peau et de leurs cheveux. Sous forme de poudre ou de petites plaques, il suffit de le mélanger à de l’eau chaude pour obtenir une sorte de boue lavante très douce et onctueuse. Appliquée sur le cuir chevelu, elle en absorbera le sébum tout en douceur le temps de quelques minutes de pause. Sans tensioactif, le rhassoul ne moussera pas mais saura nettoyer efficacement le cuir chevelu et l’aider à réguler sa production de sébum progressivement.

Les poudres ayurvédiques

Les indiennes savent comment prendre soin de leur chevelure dense et luxuriante. Elles ont trouvé dans la nature tout ce dont elles avaient besoin pour laver en douceur leurs cheveux et en prendre soin. Mélangées à de l’eau pour en faire une pâte onctueuse, les poudres de plantes indiennes  nettoieront le cuir chevelu en douceur et apporteront aux cheveux leurs bienfaits particuliers et peuvent être mélangées pour combiner ces effets. En raison de leur effet légèrement asséchant sur les cheveux, il est conseillé de les associer à des ingrédients hydratants comme l’aloé vera ou le miel.

Le shikakai : Ce mot signifie « fruit pour les cheveux ». Il s’agit en effet du fruit de la plante acacia concinna, qui est, comme on l’aura compris, une variété d’acacia, qui pousse en Inde centrale. La saponine naturellement présente dans le shikakai nettoie la chevelure et la fortifie. Elle rendra les cheveux doux et brillants et aidera à en favoriser la pousse.

Le sidr : (Et pas le cidre, on va pas se prendre une cuite 😀 ) Les feuilles de jujubier, séchées et mises en poudre permettent de laver les cheveux, en ayant l’avantage de ralentir le dégorgement des couleurs végétales. Sa richesse en mucilages (substance gélifiante) rend le sidr facile et agréable à appliquer.

Le reetha : Ca, vous connaissez, c’est les noix de lavage utilisées pour laver le linge. Spécialement recommandée pour les cheveux regraissant vite, elle produit une mousse dense et onctueuse.

Le henné : Le henné naturel (lawsonia inermis, le colorant) et le henné neutre (cassia obovata) sont tous deux purifiants et protecteurs. Ils débarrassent le cuir chevelu de son excès de sébum tout en fortifiant et épaississant la chevelure en l’enveloppant d’une couche protectrice.

L’utilisation des poudres ayurvédique ne ressemble pas du tout à celle d’un shampoing normal. Il ne s’agit pas d’étaler la pâte, qui a plutôt tendance à accrocher le cheveu. La meilleure méthode consiste à l’appliquer tête penchée vers le bas, pour bien atteindre les racines. Appliquer une petite quantité sur une partie du crâne, masser un peu, puis appliquer sur une autre partie et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le crâne soit recouvert. Il est inutile d’étendre sur les cheveux, ils seront lavés grâce à l’écoulement lors du rinçage. Laisser poser quelques minutes puis rincer soigneusement en passant les doigts dans les cheveux jusqu’à ne plus sentit aucune particule. S’il en reste quand-même, elles partiront une fois les cheveux secs à l’aide d’un bon brossage.



Fleurs de saponaire

C’est pas meugnon ces petites fleurs ?

Si vous préférez les plantes bien de chez nous, on trouve aussi la saponaire (saponaria officinalis), dont les fleurs et le rhizome contiennent naturellement de la saponine. On en fait une décoction que l’on verse ensuite sur les cheveux. Elle est idéale pour laver les cheveux fragiles en douceur et en particulier ceux des enfants.

La décoction de lierre permet également de se laver les cheveux en douceur. Elle a en revanche tendance à faire foncer les cheveux au fil des utilisations.

Pour faire une décoction, faire bouillir une bonne poignée de saponaire ou une cinquantaine de feuilles de lierre hachées, dans 50 cl d’eau  (départ eau froide) pendant une dizaine de minutes. Filtrer et laisser refroidir puis verser sur le cuir chevelu et masser comme pour un shampoing normal.


Vous voyez qu’on peut se passer de shampoing ! En plus c’est ludique, pas cher et écologique, que demander de plus ? Vous connaissiez toutes ces méthodes ? Vous en connaissez d’autres ?