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Qu’y a-t-il dans mon gel douche ?

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Vous êtes-vous déjà demandé ce qui se cache sous les noms imprononçables des ingrédients de vos cosmétiques amoureusement achetés dans votre supermarché préféré ?

Ma belle-soeur ne se l’est visiblement jamais demandé (si jamais tu me lis, je t’aime bien, hein 😀 ). J’ai fais le tour de tout ce qu’elle laisse dans la salle de bain de mes parents et je suis tombée sur une petite merveille. Chouette, me suis-je dit, ça sera parfait pour mon blog, je vais pouvoir parler de greenwashing !

Le greenwashing, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une technique de marketing qui consiste à faire passer pour naturel un produit qui ne l’est pas du tout. En surfant sur la vague des cosmétiques d’origine naturelle de plus en plus en vogue, les marketteux incitent le consommateur à acheter leur produit en pensant faire une bonne action pour leur santé et pour la planète.

Pour cela, c’est très simple, il suffit de tout miser sur le visuel. En premier, on met du vert. Le vert, ça évoque tout de suite la nature, les feuilles, des choses saines et naturelles. Ca marche aussi avec du marron. On met aussi de la feuille, un peu de fleurs, une jolie blonde qui court dans les champs de blés pour la pub et c’est bon. Ensuite, on rassure le consommateur ! On joue sur ses peurs (bouuh, les méchants parabènes !). Moi, produit qui ne veux que ton bien, je ne contiens pas de parabènes. Moi, produit qui ne veux que ton bien, je ne contiens pas de phtalates. Moi, produit qui ne veux que ton bien je ne contiens pas de conservateurs. Moi, produit qui ne veux que ton bien, je ne contiens pas de colorant. On se retrouve donc avec des listes longues comme un jour sans pain (coucou mamie !) d’ingrédients qui ne se trouvent pas dans le produit, histoire qu’on oublie ce qui s’y trouve vraiment. ‘Sont malins hein ? Toujours pour jouer sur les mots, on met des mots comme pur, bio, nature, natural, green, (oui, ‘sont polyglottes en plus nos amis marketteux !), O% (de quoi, on sait pas, mais y a 0% !) et on fait ressortir les actifs naturels présents à 0,000042% genre extrait naturel de quetsche ou phytostérols de rhododendron. Certains vont même jusqu’à inventer des pseudo labels histoire de bien nous prendre pour des jambons. Oui oui.

Oh le bel exemple !

Regardez-moi ça comme c’est beau, y a tout ! Un design épuré, du vert, de la feuille, du 0%, des ingrédients qui n’y sont pas et la mise en avant des extraits naturels. Manque plus que le faux label et c’est bon !

 

Donc, pour revenir à nos moutons, qu’y a-t-il dans le gel douche de ma chère belle-soeur ? Déjà, observons la bête :

Je suis 100% bio, mets-moi sur ta peau !

Je suis 100% bio, mets-moi sur ta peau !

La part belle est faite aux images d’éléments naturels qui occupent environ la moitié de l’étiquette ! On a des feuilles, des morceaux de pêche, une pêche entière, un noyau de pêche et de l’amande et encore des feuilles. Bon. Juste au dessus, on voit écrit en vert « recette du jardin ». Là, j’ai envie de dire loule. Passons au nom de la marque : nectar of nature. Tiens, je l’avais oublié ce mot, nectar. Avec son petit of en vert, ce nom nous évoque toutes les merveilles de la nature précieusement récoltées (au jardin, ne l’oublions pas !) et rassemblées dans un merveilleux produit de soin. Ensuite on a l’évocation de la douceur et de la crème et enfin les noms d’extraits végétaux, lait d’amande et pulpe de pêche. Voilà qui promet !

 

Maintenant, on tourne le joli flacon et on lit, tels des chimistes chevronnés, ce qui se cache vraiment à l’intérieur…

Ben c’est pas joli joli. On ne compte pas moins de 35 (!) ingrédients, et pas des moindres. J’ai mis en vert ceux qui sont d’origine naturelle. Ils sont au nombre de 9 et pour la plupart en deuxième partie de liste, donc en concentration moindre, les ingrédients étant placés par ordre décroissant de concentration :

AQUA, SODIUM LAURETH SULFATE, GLYCERIN, LAURYL GLUCOSIDE, PEG-200 HYDROGENATED GLYCERYL PALMATE, COCAMIDOPROPYL BETAINE, PARFUM, PEG 7 GLYCERYL COCOATE, GLYCOL DISTEARATE, LAURETH-4, STYRENE/ACRYLATES COPOLYMERE, POTASSIUM SORBATE, SODIUM CHLORIDE, PPG-1-PEG-9 LAURYL GLYCOL ETHER, CITRIC ACID, POLYQUATERNIUM-7, PROPYLENE GLYCOL, PRUNUS AMYGDALUS DULCIS OIL, METHYLISOTHIAZOLINONE, CETEARYL GLUCOSIDE, PRUNUS PERSICA FRUIT EXTRACT, FORMIC ACID, PHENOXYETHANOL, SODIUM BENZOATE, BENZOIC ACID, XANTHAN GUM, GLYCERYL STEARATE SE, SORBIC ACID, SODIUM HYDROXIDE, POLYAMINOPROPYL BIGUANIDE, DEHYDROACETIC ACID, Linalool, Limonène, CI 47005, CI 14700.

 

Entrons dans le vif du sujet et analysons tout ça ensemble. Qu’est-ce qui se cache derrière tous ces noms d’oiseaux ? :

Aqua : Ben, c’est de l’eau quoi. Elle constitue probablement la moitié de notre produit. Elle sert à diluer les tensioactifs et à augmenter le volume de la préparation.

Sodium laureth sulfate (SLS) : Tensioactif (qui sert à nettoyer donc) puissant particulièrement irritant, desséchant et polluant. Il est présent dans la plupart des cosmétiques du commerce car il est peu cher. Il est obtenu en mettant en contact de l’oxyde d’éthylène, qui est un gaz puissant, avec des alcools et des phénols.

Glycerin : C’est de la glycérine. Elle peut être d’origine végétale (issue de la saponification) ou de fabrication industrielle. Elle sert à maintenir l’hydratation de la peau.

Lauryl glucoside : Tensioactif d’origine végétale très doux et non irritant issu de l’huile de coco et du maïs, agréé par le label bio ecocert. Il est en quantité assez importante puisqu’il n’est que troisième de la liste donc il adoucit un peu le SLS.

Les PEG (polyéthylèneglycols) : Je ne les ai pas tous listés, mais il y en a 3 différents dans notre liste. Le nombre à côté correspond à la texture de la substance (plus ou moins épaisse). Ils servent d’humectants, c’est-à-dire à ce que ni le produit ni votre peau ne s’assèche. Ils sont issus de la pétrochimie. Considérés comme non nocifs en soi, mais l’observatoire des cosmétiques dit ceci : « La plupart sont plutôt bien tolérés par la peau, mais quelques-uns sont dotés d’un potentiel irritant s’ils sont utilisés en grandes quantités. Quelques-uns ont également la propriété d’accroître l’absorption par l’épiderme des autres composés présents dans les cosmétiques, en le rendant plus perméable.Ils sont principalement critiqués du fait de leur procédé de fabrication, un des plus polluants de la cosmétique pour l’environnement, et ils s’avèrent d’autre part assez difficilement biodégradables. Ce qui rend ces composés vraiment très peu écologiques… »

Donc on nous dit que c’est pas dangereux mais que ça peut rendre la peau perméable et permettre l’absorption de substances qui elles sont nocives. Pardon mais moi, c’est ma définition d’un produit dangereux… De plus leur procédé de fabrication est très polluant.

Cocamidopropyl betaine : C’est un tensioactif secondaire qui sert à obtenir une belle mousse. Il est plus doux que le SLS et en atténue les effets décapants. Formé à partir d’huile de coco et de diméthylaminopropylamine qui est un composé d’origine industrielle. Celle-ci s’avère allergisante s’il en reste des résidus dans le produit fini.

Parfum : Comme son nom l’indique, il sert à parfumer le produit. Il peut être d’origine naturelle (huiles essentielles, extraits aromatiques naturels…) ou industrielle. Ici il est vraisemblablement synthétique.

Glycol distearate : Obtenu à partir d’éthylène glycol (qui est, entre autres, de l’antigel pour lave glace) et d’acide stéarique issu de graisse animale. Il est émollient, hydratant, émulsifiant et viscosant (donne de la structure au produit). Il n’y a à ce jour pas d’informations quant à son éventuelle toxicité pour la peau ou les yeux.

Laureth-4 : C’est un composé éthoxylé comme les PEG qui peut donc être contaminé au dioxane (irritant et potentiellement cancérigène) résiduel formé lors de sa production. Il sert d’émulsifiant, d’agent viscosant, facilite le rinçage du produit et permet d’obtenir une texture crémeuse. Il est généralement présent à raison de 1 à 5% du produit fini, ce qui signifie que tous les ingrédients indiqués après dans la liste INCI ont une concentration inférieure. (Notez qu’on n’a toujours pas vu notre pêche et notre amande…)

Styrene/acrylates copolymer : Les polymères sont obtenus à partir de silicium et d’oxygène, ils remplacent les silicones dans les produits justement dits sans silicone (camarades on vous MENT !) et remplissent la même fonction. Ils forment un film sur la peau ou les cheveux pour les lisser et obtenir l’effet doux et sain attendu (mais ne contribuent pas à l’hydratation, c’est du maquillage). Ils ne sont pas dangereux pour la santé car leurs molécules sont trop grosses pour passer la barrière cutanée et ils s’éliminent au lavage, il n’y a donc pas de risque d’accumulation. Cela dit, ils polluent l’eau du fait de leur non biodégradabilité.

Potassium sorbate : C’est un sel organique, conservateur doux autorisé en cosmétique bio et dans l’alimentaire (E202). Il inhibe la formation de moisissures, levures et microorganismes dans les produits contenant de l’eau. Il est sans danger pour la santé. Sa concentration maximale autorisée dans un produit cosmétique est de 0,6% (et on n’a toujours pas vu la pêche et l’amande !).

Sodium chloride : C’est du sel de table, celui que vous mettez dans l’eau des pâtes 😀 Il sert d’épaississant et à masquer l’odeur de base d’un produit. Il est sans danger pour vous ou pour la nature.

Citric acid : On reconnait là l’acide citrique, qui est donc l’acide du… citron, bravo ! Il sert à réguler le PH de la préparation de sorte à ce qu’elle soit adaptée à la peau qui est naturellement acide (5,5 de PH en moyenne). Il est naturel, biodégradable et sans aucun danger pour la santé.

Polyquaternium-7 : Les « quats » (le chiffre juste après signifie qu’un quat a été découvert plus ou moins récemment) sont issus de la pétrochimie et agissent eux aussi comme les silicones en formant un film lisse et doux sur la peau ou les cheveux. C’est, encore une fois, du maquillage. Ils ne sont pas biodégradables, irritants pour la peau et leur procédé d’obtention est très polluant.

Propylène glycol : Encore et toujours issu de la pétrochimie… Il sert d’humectant (retient l’eau dans le produit et sur la peau) et d’agent de texture. Concernant sa toxicité, wikipédia nous dit ceci : « Il peut […] être allergène lorsque mis en contact avec la peau et notamment provoquer un eczéma de contact (par exemple lors de l’utilisation de crèmes dermiques utilisées pour traiter l’herpès labial). » « Le propylène glycol peut présenter une toxicité indirecte en tant que solvant capable de solubiliser un grand nombre de produits issus de la chimie organique (éventuellement toxiques ou perturbateurs endocriniens) et ainsi faciliter leur pénétration au travers des muqueuses […]. » Il est tout de même considéré comme non toxique à faible dose, mais n’oubliez pas que vous pouvez le retrouver également dans votre shampoing, nettoyant visage, savon pour les mains, démaquillant… ce qui peut entraîner une toxicité par effet d’accumulation.

Prunus amygdalus dulcis oil : L’huile d’amande douce ! Alléluia, on l’a trouvée ! 19ème position, autant vous dire qu’elle est en concentration moindre (moins de 1%). Eh oui, ça coûte cher une bonne huile végétale, on va pas gâcher… Elle est ici pour nourrir et adoucir la peau et surtout pour l’argument commercial, bien sûr. Noyée dans tout ce pétrole, n’espérez pas qu’elle ait un quelconque effet sur votre peau.

Methylisothiazolinone : Rien que le nom fait peur. ^^ Lui, il est pas drôle. Encore un argument commercial : c’est le conservateur remplaçant des fameux parabènes tant décriés sauf que, je vous le donne en mille… il ne vaut pas mieux. Il est très irritant, fortement allergène et aggrave l’eczéma. Même à faible dose. Tapez son nom dans Google, vous verrez ça par vous-même.

Cetearyl glucoside : C’est un émulsifiant d’origine végétale à base de sucre et d’un alcool gras. Il est très doux et autorisé par le label bio Ecocert. Il sert à mélanger le peu d’huile d’amande douce au reste du produit. Forcément, il en faut pas beaucoup. 😀

Prunus persica fruit extract : L’extrait de pêche ! Halleluia bis. 😀 Il est censé être adoucissant, mais comme pour l’amande, il n’est là que pour l’argumentation commerciale étant donné sa très très (très (très) très) faible concentration.

Formic acid : Acide formique de son petit nom, il est produit par les fourmis en guise de défense. Evidemment, on ne pourrait pas en prélever assez pour satisfaire les besoins de l’industrie cosmétique, donc on a appris à le fabriquer synthétiquement. C’est un conservateur sans danger pour l’humain ou pour la planète.

Phenoxyethanol : Encore un conservateur chimique décrié. Très irritant, il peut provoquer de l’eczéma et de l’urticaire. Il est potentiellement cancérigène et peut provoquer l’infertilité chez l’homme. Le seuil de toxicité est rarement atteint chez l’adulte, mais il augmente fortement chez l’enfant de moins de 3 ans et particulièrement les bébés, dont la peau est plus perméable. Il est très souvent présent dans les lingettes pour bébés, par mesure de précaution il est préférable d’éviter celles qui en contiennent.

Sodium benzoate : Encore un conservateur. Décidément… Il est d’origine synthétique mais autorisé par le label bio BDIH, donc a priori peu ou pas toxique.

Benzoic acid : C’est de lui qu’est issu le sodium benzoate, c’est aussi un conservateur synthétique autorisé par BDIH.

Xanthan gum : La gomme xanthane est un gélifiant d’origine naturelle, obtenu par la fermentation de sucre (amidon de maïs, glucose, sacharose…) par la bactérie xanthomonas campestris. L’absence d’indication de concentration maximale autorisée signifie qu’elle n’est pas toxique pour l’humain ou l’environnement aux doses où elle est habituellement employée.

Glyceryl stearate : D’origine naturelle, produit par l’estérification de glycérine et d’acide stéarique (qui peut être d’origine animale ou végétale, aucun moyen de savoir…). Il est employé comme émulsifiant et émollient. Il ne présente aucun effet indésirable pour la santé.

Sorbic acid : Conservateur (on commence à s’y faire…) doux d’origine végétale, autorisé par la charte BDIH. Il n’est pas toxique aux doses recommandées (0,6%).

Sodium hydroxide : C’est de la soude caustique, obtenue par électrolyse du chlorure de sodium. Elle sert ici à ajuster le PH. A forte dose elle est toxique pour l’humain et l’environnement, mais ici sa concentration est minime.

Polyaminopropyl biguanide & dehydroacetic acid : Encore des conservateurs (c’est lassant à force…) d’origine synthétique doux. L’acide déhydroacétique est autorisé en cosmétique bio.

Linalool, limonene : Ce sont des constituants de parfum, naturel ou pas. Ils sont naturellement présents dans les huiles essentielles et peuvent également être synthétisés. Ici ils sont probablement synthétiques et constituants du parfum présent en 7ème position dans la liste. Au vu de sa quantité il peut se révéler irritant pour la peau et les yeux et déclencher un eczéma de contact chez les personnes sensibles.

CI 47005, CI 14700 : Colorant jaune et colorant rouge, tous deux d’origine synthétique.

 

Pour résumer, nous sommes en présence d’un mélange de matières premières d’origine synthétique, essentiellement des tensioactifs, des agents de texture et des conservateurs irritants et/ou non écologiques, dans lesquels sont noyés nos deux pauvres extraits naturels présents à moins de 1%. Et ils osent appeler ça « recette du jardin » ?! Je sais pas vous, mais moi, j’ai pas ces trucs dans mon jardin ! En gros, c’est un peu comme si on se lavait avec de l’essence tout droit sortie de la pompe. Ca vous donne envie vous ?

Pour finir, je dirai juste une chose : apprenez à lire les étiquettes ! Ne vous laissez pas avoir par l’industrie cosmétique et ses promesses. L’industrie cosmétique n’est pas là pour prendre soin de vous, elle est là pour vendre et pour ce faire, elle n’hésitera pas à vous tromper sur la marchandise ! Soyez plus intelligents qu’elle et ne succombez pas à ses promesses. Soyez réalistes, soyez critiques et soyez intransigeants sur la qualité de ce que vous appliquez sur votre peau.

 

Vous le saviez qu’il pouvait y avoir tout ça dans vos gels douche ? Vous aviez déjà cherché la nature de leurs composants ? Ca vous donne envie de faire un peu plus attention à ce que vous achetez ?


Sources :
http://www.laveritesurlescosmetiques.com
http://www.naturavox.fr
http://www.observatoiredescosmetiques.com
wikipedia.org
leflacon.free.fr
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  1. Article excellent !!!! Merci pour votre savoir et de nous le faire partager. J’ai beau essayer de faire attention, mais je vois encore que j’arrive à me faire avoir. Pas facile tout ça !!!

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  2. Han mais Han, vite ce soir que je matte le derrière de mes produits !!

    Réponse
  3. Jolie mise au point, tu prêches à une convaincue, mais voilà un article à partager !

    Réponse
    • C’est un truc que peu de gens savent il me semble, donc ça me semble important de diffuser… J’aurais du faire un sondage avant : à votre avis, de quoi est composé un gel douche ? ^^

      Réponse
  4. coucou en gros si je comprend bien avec tout les tensio actif et autres conservateur qu’il y a la dedans se laver avec ce produit reviendrait a se laver avec de la lessive pour le linge ? désormais je vais prendre ma douche avec du dash 2en1 XD

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  5. Je me doutais de ce foutage de gueule, et j’avais déja lu des trucs sur les sulfates laureth, mais à ce point là c’est quand même pire que ce que j’imaginais. Je me serais fait avoir par le flacon ><'

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  6. Tiens c’est marrant c’est exactement le gel douche dans ma salle de bain. Bien que pour ma part le naturel je m’en fichais un peu, pas dupe. ça sent bon? ok on y va. AU final ça pue sous la douche mais c’est un détail ^^ La morale de l’histoire serait-elle donc… arrêtons de nous laver nous nous porterons mieux? ^^

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