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Archives mensuelles : avril 2014

La crème de la crème…

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Bonjour mes chers petits lecteurs.

Comme vous avez pu le constater, ça fait longtemps que je ne vous ai pas gratifiés d’un petit article, et pour cause, je suis partie en vouayage et je révisais mes exams. Là ça va mieux, donc je vous ai sorti une petite recette de derrière les fagots…

Aujourd’hui, vous allez enfin savoir ce qui se cache derrière ma photo de couverture ! Il s’agit d’une…

Crème hydratante pour les mains lavande et rose.

On va donc apprendre à fabriquer une crème soi-même (youhou), de façon simple et sans trop d’ingrédients bizarres.

Une crème donc, c’est une émulsion entre un corps gras et un corps aqueux. Basiquement, de l’huile et de l’eau. Comme on le sait déjà, ces deux-là ne s’aiment pas trop et ne se mélangent pas. C’est là qu’intervient l’émulsifiant, qui va jouer le rôle de Cupidon et les inciter à tomber amoureux et se mêler l’un à l’autre (non, je ne vous prends pas pour des enfants de quatre ans). Une fois qu’on sait ça, on va simplement faire varier les quantités d’eau, d’huile et d’émulsifiant ainsi que leur nature, ce qui permettra d’obtenir une gamme de textures différentes. Par exemple, une crème contenant une grande quantité de phase aqueuse et une plus petite quantité de phase huileuse, avec une huile légère comme celle de noisette, sera une crème au toucher frais, légère et pénétrante, bien hydratante, idéale pour l’été et les peaux déshydratées et mixtes.
Ici, comme on veut prendre soin de ses petites mains et bien les nourrir, on va faire une crème bien riche et épaisse mais pénétrante pour pas que ça colle et qu’on puisse se remettre vite fait à geeker ses activités.


Allez, passons aux choses sérieuses !

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Les ingrédients :

Phase huileuse :
– Macérat de lavande sur huile d’olive. (On fait macérer des fleurs de lavande dans l’huile au moins un mois et on filtre. Je vous ferai un article sur les macérats prochainement :)) : 15 grammes
– Huile de pépin de raisin. (Moins grasse que l’huile d’olive, elle permet d’alléger l’émulsion) : 15 grammes
Emulsifiant Olivem 1000 (Je vous en ai déjà parlé, c’est mon préféré parce qu’il est vraiment polyvalent.) : 8 grammes

Phase aqueuse :
– Eau minérale. (Parce que c’est propre et exempt de bactéries et de calcaire, le pire ennemi de votre peau.) : 40 grammes
– Eau de rose (Là c’est juste pour l’odeur.) : 20 grammes

Conservateur Cosgard. Synthétique, autorisé en cosmétique bio. Obligatoire pour assurer la conservation en empêchant le développement des moisissures et des bactéries. : 19 gouttes

Ajouts facultatifs : huiles essentielles.

Les quantités données sont pour 100 grammes de produit fini, si on veut en faire plus ou moins, il suffit de faire un produit en croix pour chaque ingrédient.

Les ustensiles : Un petit verre, un bol, une casserole (ou deux si vous n’en n’avez pas d’assez grandes), un saladier, un petit fouet (ou une fourchette), un contenant vide, une balance (une simple balance de cuisine électronique suffit).

Réalisation :

Tout d’abord, on va lire les précautions.

Ensuite, on désinfecte tout ce qui va toucher la crème dans l’eau bouillante 10 minutes ou à l’alcool de pharmacie pour ce qui ne supporte pas la chaleur (si votre pot est en plastique). On nettoie son plan de travail et on le protège avec de l’essuie tout. Si on en a, on met des gants à usage unique, sinon on se contente de très bien nettoyer ses mains. Ça peut sembler un peu long et pénible de faire tout ça, mais c’est très important pour avoir un produit le plus exempt de bactéries possible, qui se conservera donc mieux et sera sans danger pour vous. Une fois qu’on a fait tout ça, on remplit son saladier avec de l’eau froide et des glaçons et on laisse de côté.

Puis on pèse ses ingrédients :

La phase huileuse (huiles+émulsifiant) dans le bol…
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La phase aqueuse (eau, plus hydrolat) dans le verre…
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Puis on place les deux récipients au bain marie (départ eau froide) à feu doux.

Quand la phase huileuse est bien liquide, on sort le tout du feu et on peut commencer l’émulsion !

On verse doucement la phase aqueuse dans la phase huileuse…
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Puis on agite vigoureusement avec le fouet pendant environ trois minutes. Tout de suite, le mélange blanchit et s’épaissit.
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On place ensuite son bol dans le récipient d’eau froide et on agite encore trois minutes. Le froid va permettre à l’émulsion de refroidir et prendre plus rapidement. (On peut changer de bras si on a mal 😀 ). Ca s’épaissit encore un peu plus.
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Et au bout d’un moment, la magie opère…
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On a une belle crème ! C’est beau, c’est blanc, ça sent bon, on en mangerait presque !

Encore une dernière opération importante, l’ajout du conservateur.
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Si on veut, on peut ajouter des huiles essentielles, lavande et/ou camomille romaine auront un effet apaisant et réparateur sur les mains très abîmées.


Et voilà !

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On obtient une crème bien riche et épaisse, bien pénétrante comme prévu, et qui sent bon la lavande, adoucie par le fond de rose qui se révèle en suivant.
Elle peut se conserver trois mois à température ambiante. Bien penser à noter la date de fabrication. Ne pas hésiter à jeter la crème au moindre changement de texture ou d’odeur.

Comme vous pouvez le voir, c’est vraiment simple à faire et c’est tout de suite gratifiant. Au début j’avais l’impression d’être une magicienne 😀 (Mon coloc dit qu’on se croirait dans breaking bad…). De plus, ça ne demande qu’un petit investissement de base qui sera vite rentabilisé. Et c’est complètement personnalisable !


Ça a l’air facile non ? Ça vous donne envie d’essayer ? 🙂

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Le masque de lotion, ça rafraîchiiiit !

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Maintenant que vous êtes incollables sur le layering , je vais vous parler de son petit complément qui fait plaisir : le masque de lotion. (En même temps, c’était dans le titre…)


A quoi que ça sert ?

Le masque de lotion, ça sert essentiellement à avoir une belle peau fraîche, hydratée, rebondie et aux pores resserrés. Oui madame.

Ça coûte cher ?

Du tout ! C’est que avec des trucs que vous les avez déjà chez vous !

En quoi ça consiste ?

En fait, il s’agit de laisser poser sa lotion sur son visage le plus longtemps possible/voulu sans qu’elle sèche et que votre peau aie le temps de tout bien absorber comme une grande.

Comment on fait ?

D’abord, on se munit de son hydrolat préféré et d’une bombe d’eau thermale, ou à défaut d’eau minérale que vous aurez placée dans un spray propre (c’est ce que je fais) (personne n’est parfait)(en même temps l’eau thermale ça coute un rein).

Ensuite, on a plusieurs options :

Le coton : On prend plusieurs disques de coton qu’on dédouble, ou même détriple (si, ça existe).

Le mouchoir en papier : On fait des trous pour les yeux le nez et la bouche.

Les compresses stériles : Pas chères et apparemment le meilleur moyen de se faire son petit masque. Pareil, on fait des ptits trous dedans.

Les masques de coton : C’est des grands ronds en coton fin mais solide, avec des trous prédécoupés. Ils sont compressés et se déplient en y versant de l’eau. C’est ce que j’utilise. (On en trouve sur amazon et chez Muji, moins de 1 euro la pochette de 6). Ça ressemble à ça :

Elle a pas l’air jouasse la dame !

Une fois qu’on a réuni son petit matériel, on fait comme suit :

1 : On prend une petite assiette propre et on y pose ses cotons, son mouchoir ou sa compresse.

2 : On prend son petit spray d’eau et on vaporise toute la surface de son support. Pas trop non plus, il faut juste qu’il y en ait partout

3 : On vaporise son hydrolat par-dessus, jusqu’à ce que tout soit bien imbibé sans pour autant dégouliner.

4 : Si on a utilisé des cotons, on les place sur les joues, le front et on coupe des petits bouts pour le nez, les tempes et le menton.  Sinon, on pose directement le masque sur son visage. Il va adhérer tout seul comme une seconde peau.

Are you my mummy ?

5 : (Optionnel) On va faire peur à son petit frère. 😀

6 : On laisse poser de 10 à 30 minutes (plus ça sert à rien) et on savoure l’instant de fraîcheur.

7 : On vaporise de l’hydrolat ou de l’eau par-dessus le masque quand ça commence à sécher. (L’eau qui s’évapore dessèche la peau en entraînant son eau avec).

8 : Quand on en a marre, on enlève son masque et on admire sa peau lisse et fraîche comme après une balade à la campagne.


Ce masque peut être fait tous les jours, en étape 3 de votre layering habituel. On peut aussi le faire une ou deux fois par semaine seulement. (De toute façon tu fais comme tu veux mon petit chat, je vais pas venir chez toi pour vérifier.) Dans tous les cas ayez toujours fait les étapes 1 et 2 du layering avant. Et on fait les autres étapes après.

Il est très important d’appliquer une huile ou une crème sur la peau après ce masque. En effet, la peau a absorbé plein d’eau et son film protecteur (film hydrolipidique pour les intimes) est altéré (comme quand vous avez des doigts de vieux après un bain). De ce fait, elle est plus sensible et va s’assécher rapidement. On lui apporte donc de quoi l’aider à retenir toute cette bonne hydratation et à reformer son film protecteur.

Si vous utilisez l’hydrolat de rose, attention, il est vasodilatateur, c’est-à-dire que votre peau peut devenir rouge et chauffer. Si ça vous arrive, ôtez le masque si c’est vraiment désagréable, l’effet s’estompera au bout de quelques minutes et ça n’aura pas de conséquence. Choisissez un autre hydrolat pour cet usage. Si vous avez la peau sensible, mieux vaut ne pas essayer du tout.

Voilà voilà. Je crois que vous savez tout. Essayez ça chez vous et revenir me dire ce que vous en pensez !


Ça vous dit de vous momifier ? Vous allez essayer le masque de lotion pour une peau belle et fraîche comme celle d’une jeune vierge un soir de pleine lune ?

Qu’y a-t-il dans mon gel douche ?

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Vous êtes-vous déjà demandé ce qui se cache sous les noms imprononçables des ingrédients de vos cosmétiques amoureusement achetés dans votre supermarché préféré ?

Ma belle-soeur ne se l’est visiblement jamais demandé (si jamais tu me lis, je t’aime bien, hein 😀 ). J’ai fais le tour de tout ce qu’elle laisse dans la salle de bain de mes parents et je suis tombée sur une petite merveille. Chouette, me suis-je dit, ça sera parfait pour mon blog, je vais pouvoir parler de greenwashing !

Le greenwashing, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une technique de marketing qui consiste à faire passer pour naturel un produit qui ne l’est pas du tout. En surfant sur la vague des cosmétiques d’origine naturelle de plus en plus en vogue, les marketteux incitent le consommateur à acheter leur produit en pensant faire une bonne action pour leur santé et pour la planète.

Pour cela, c’est très simple, il suffit de tout miser sur le visuel. En premier, on met du vert. Le vert, ça évoque tout de suite la nature, les feuilles, des choses saines et naturelles. Ca marche aussi avec du marron. On met aussi de la feuille, un peu de fleurs, une jolie blonde qui court dans les champs de blés pour la pub et c’est bon. Ensuite, on rassure le consommateur ! On joue sur ses peurs (bouuh, les méchants parabènes !). Moi, produit qui ne veux que ton bien, je ne contiens pas de parabènes. Moi, produit qui ne veux que ton bien, je ne contiens pas de phtalates. Moi, produit qui ne veux que ton bien je ne contiens pas de conservateurs. Moi, produit qui ne veux que ton bien, je ne contiens pas de colorant. On se retrouve donc avec des listes longues comme un jour sans pain (coucou mamie !) d’ingrédients qui ne se trouvent pas dans le produit, histoire qu’on oublie ce qui s’y trouve vraiment. ‘Sont malins hein ? Toujours pour jouer sur les mots, on met des mots comme pur, bio, nature, natural, green, (oui, ‘sont polyglottes en plus nos amis marketteux !), O% (de quoi, on sait pas, mais y a 0% !) et on fait ressortir les actifs naturels présents à 0,000042% genre extrait naturel de quetsche ou phytostérols de rhododendron. Certains vont même jusqu’à inventer des pseudo labels histoire de bien nous prendre pour des jambons. Oui oui.

Oh le bel exemple !

Regardez-moi ça comme c’est beau, y a tout ! Un design épuré, du vert, de la feuille, du 0%, des ingrédients qui n’y sont pas et la mise en avant des extraits naturels. Manque plus que le faux label et c’est bon !

 

Donc, pour revenir à nos moutons, qu’y a-t-il dans le gel douche de ma chère belle-soeur ? Déjà, observons la bête :

Je suis 100% bio, mets-moi sur ta peau !

Je suis 100% bio, mets-moi sur ta peau !

La part belle est faite aux images d’éléments naturels qui occupent environ la moitié de l’étiquette ! On a des feuilles, des morceaux de pêche, une pêche entière, un noyau de pêche et de l’amande et encore des feuilles. Bon. Juste au dessus, on voit écrit en vert « recette du jardin ». Là, j’ai envie de dire loule. Passons au nom de la marque : nectar of nature. Tiens, je l’avais oublié ce mot, nectar. Avec son petit of en vert, ce nom nous évoque toutes les merveilles de la nature précieusement récoltées (au jardin, ne l’oublions pas !) et rassemblées dans un merveilleux produit de soin. Ensuite on a l’évocation de la douceur et de la crème et enfin les noms d’extraits végétaux, lait d’amande et pulpe de pêche. Voilà qui promet !

 

Maintenant, on tourne le joli flacon et on lit, tels des chimistes chevronnés, ce qui se cache vraiment à l’intérieur…

Ben c’est pas joli joli. On ne compte pas moins de 35 (!) ingrédients, et pas des moindres. J’ai mis en vert ceux qui sont d’origine naturelle. Ils sont au nombre de 9 et pour la plupart en deuxième partie de liste, donc en concentration moindre, les ingrédients étant placés par ordre décroissant de concentration :

AQUA, SODIUM LAURETH SULFATE, GLYCERIN, LAURYL GLUCOSIDE, PEG-200 HYDROGENATED GLYCERYL PALMATE, COCAMIDOPROPYL BETAINE, PARFUM, PEG 7 GLYCERYL COCOATE, GLYCOL DISTEARATE, LAURETH-4, STYRENE/ACRYLATES COPOLYMERE, POTASSIUM SORBATE, SODIUM CHLORIDE, PPG-1-PEG-9 LAURYL GLYCOL ETHER, CITRIC ACID, POLYQUATERNIUM-7, PROPYLENE GLYCOL, PRUNUS AMYGDALUS DULCIS OIL, METHYLISOTHIAZOLINONE, CETEARYL GLUCOSIDE, PRUNUS PERSICA FRUIT EXTRACT, FORMIC ACID, PHENOXYETHANOL, SODIUM BENZOATE, BENZOIC ACID, XANTHAN GUM, GLYCERYL STEARATE SE, SORBIC ACID, SODIUM HYDROXIDE, POLYAMINOPROPYL BIGUANIDE, DEHYDROACETIC ACID, Linalool, Limonène, CI 47005, CI 14700.

 

Entrons dans le vif du sujet et analysons tout ça ensemble. Qu’est-ce qui se cache derrière tous ces noms d’oiseaux ? :

Aqua : Ben, c’est de l’eau quoi. Elle constitue probablement la moitié de notre produit. Elle sert à diluer les tensioactifs et à augmenter le volume de la préparation.

Sodium laureth sulfate (SLS) : Tensioactif (qui sert à nettoyer donc) puissant particulièrement irritant, desséchant et polluant. Il est présent dans la plupart des cosmétiques du commerce car il est peu cher. Il est obtenu en mettant en contact de l’oxyde d’éthylène, qui est un gaz puissant, avec des alcools et des phénols.

Glycerin : C’est de la glycérine. Elle peut être d’origine végétale (issue de la saponification) ou de fabrication industrielle. Elle sert à maintenir l’hydratation de la peau.

Lauryl glucoside : Tensioactif d’origine végétale très doux et non irritant issu de l’huile de coco et du maïs, agréé par le label bio ecocert. Il est en quantité assez importante puisqu’il n’est que troisième de la liste donc il adoucit un peu le SLS.

Les PEG (polyéthylèneglycols) : Je ne les ai pas tous listés, mais il y en a 3 différents dans notre liste. Le nombre à côté correspond à la texture de la substance (plus ou moins épaisse). Ils servent d’humectants, c’est-à-dire à ce que ni le produit ni votre peau ne s’assèche. Ils sont issus de la pétrochimie. Considérés comme non nocifs en soi, mais l’observatoire des cosmétiques dit ceci : « La plupart sont plutôt bien tolérés par la peau, mais quelques-uns sont dotés d’un potentiel irritant s’ils sont utilisés en grandes quantités. Quelques-uns ont également la propriété d’accroître l’absorption par l’épiderme des autres composés présents dans les cosmétiques, en le rendant plus perméable.Ils sont principalement critiqués du fait de leur procédé de fabrication, un des plus polluants de la cosmétique pour l’environnement, et ils s’avèrent d’autre part assez difficilement biodégradables. Ce qui rend ces composés vraiment très peu écologiques… »

Donc on nous dit que c’est pas dangereux mais que ça peut rendre la peau perméable et permettre l’absorption de substances qui elles sont nocives. Pardon mais moi, c’est ma définition d’un produit dangereux… De plus leur procédé de fabrication est très polluant.

Cocamidopropyl betaine : C’est un tensioactif secondaire qui sert à obtenir une belle mousse. Il est plus doux que le SLS et en atténue les effets décapants. Formé à partir d’huile de coco et de diméthylaminopropylamine qui est un composé d’origine industrielle. Celle-ci s’avère allergisante s’il en reste des résidus dans le produit fini.

Parfum : Comme son nom l’indique, il sert à parfumer le produit. Il peut être d’origine naturelle (huiles essentielles, extraits aromatiques naturels…) ou industrielle. Ici il est vraisemblablement synthétique.

Glycol distearate : Obtenu à partir d’éthylène glycol (qui est, entre autres, de l’antigel pour lave glace) et d’acide stéarique issu de graisse animale. Il est émollient, hydratant, émulsifiant et viscosant (donne de la structure au produit). Il n’y a à ce jour pas d’informations quant à son éventuelle toxicité pour la peau ou les yeux.

Laureth-4 : C’est un composé éthoxylé comme les PEG qui peut donc être contaminé au dioxane (irritant et potentiellement cancérigène) résiduel formé lors de sa production. Il sert d’émulsifiant, d’agent viscosant, facilite le rinçage du produit et permet d’obtenir une texture crémeuse. Il est généralement présent à raison de 1 à 5% du produit fini, ce qui signifie que tous les ingrédients indiqués après dans la liste INCI ont une concentration inférieure. (Notez qu’on n’a toujours pas vu notre pêche et notre amande…)

Styrene/acrylates copolymer : Les polymères sont obtenus à partir de silicium et d’oxygène, ils remplacent les silicones dans les produits justement dits sans silicone (camarades on vous MENT !) et remplissent la même fonction. Ils forment un film sur la peau ou les cheveux pour les lisser et obtenir l’effet doux et sain attendu (mais ne contribuent pas à l’hydratation, c’est du maquillage). Ils ne sont pas dangereux pour la santé car leurs molécules sont trop grosses pour passer la barrière cutanée et ils s’éliminent au lavage, il n’y a donc pas de risque d’accumulation. Cela dit, ils polluent l’eau du fait de leur non biodégradabilité.

Potassium sorbate : C’est un sel organique, conservateur doux autorisé en cosmétique bio et dans l’alimentaire (E202). Il inhibe la formation de moisissures, levures et microorganismes dans les produits contenant de l’eau. Il est sans danger pour la santé. Sa concentration maximale autorisée dans un produit cosmétique est de 0,6% (et on n’a toujours pas vu la pêche et l’amande !).

Sodium chloride : C’est du sel de table, celui que vous mettez dans l’eau des pâtes 😀 Il sert d’épaississant et à masquer l’odeur de base d’un produit. Il est sans danger pour vous ou pour la nature.

Citric acid : On reconnait là l’acide citrique, qui est donc l’acide du… citron, bravo ! Il sert à réguler le PH de la préparation de sorte à ce qu’elle soit adaptée à la peau qui est naturellement acide (5,5 de PH en moyenne). Il est naturel, biodégradable et sans aucun danger pour la santé.

Polyquaternium-7 : Les « quats » (le chiffre juste après signifie qu’un quat a été découvert plus ou moins récemment) sont issus de la pétrochimie et agissent eux aussi comme les silicones en formant un film lisse et doux sur la peau ou les cheveux. C’est, encore une fois, du maquillage. Ils ne sont pas biodégradables, irritants pour la peau et leur procédé d’obtention est très polluant.

Propylène glycol : Encore et toujours issu de la pétrochimie… Il sert d’humectant (retient l’eau dans le produit et sur la peau) et d’agent de texture. Concernant sa toxicité, wikipédia nous dit ceci : « Il peut […] être allergène lorsque mis en contact avec la peau et notamment provoquer un eczéma de contact (par exemple lors de l’utilisation de crèmes dermiques utilisées pour traiter l’herpès labial). » « Le propylène glycol peut présenter une toxicité indirecte en tant que solvant capable de solubiliser un grand nombre de produits issus de la chimie organique (éventuellement toxiques ou perturbateurs endocriniens) et ainsi faciliter leur pénétration au travers des muqueuses […]. » Il est tout de même considéré comme non toxique à faible dose, mais n’oubliez pas que vous pouvez le retrouver également dans votre shampoing, nettoyant visage, savon pour les mains, démaquillant… ce qui peut entraîner une toxicité par effet d’accumulation.

Prunus amygdalus dulcis oil : L’huile d’amande douce ! Alléluia, on l’a trouvée ! 19ème position, autant vous dire qu’elle est en concentration moindre (moins de 1%). Eh oui, ça coûte cher une bonne huile végétale, on va pas gâcher… Elle est ici pour nourrir et adoucir la peau et surtout pour l’argument commercial, bien sûr. Noyée dans tout ce pétrole, n’espérez pas qu’elle ait un quelconque effet sur votre peau.

Methylisothiazolinone : Rien que le nom fait peur. ^^ Lui, il est pas drôle. Encore un argument commercial : c’est le conservateur remplaçant des fameux parabènes tant décriés sauf que, je vous le donne en mille… il ne vaut pas mieux. Il est très irritant, fortement allergène et aggrave l’eczéma. Même à faible dose. Tapez son nom dans Google, vous verrez ça par vous-même.

Cetearyl glucoside : C’est un émulsifiant d’origine végétale à base de sucre et d’un alcool gras. Il est très doux et autorisé par le label bio Ecocert. Il sert à mélanger le peu d’huile d’amande douce au reste du produit. Forcément, il en faut pas beaucoup. 😀

Prunus persica fruit extract : L’extrait de pêche ! Halleluia bis. 😀 Il est censé être adoucissant, mais comme pour l’amande, il n’est là que pour l’argumentation commerciale étant donné sa très très (très (très) très) faible concentration.

Formic acid : Acide formique de son petit nom, il est produit par les fourmis en guise de défense. Evidemment, on ne pourrait pas en prélever assez pour satisfaire les besoins de l’industrie cosmétique, donc on a appris à le fabriquer synthétiquement. C’est un conservateur sans danger pour l’humain ou pour la planète.

Phenoxyethanol : Encore un conservateur chimique décrié. Très irritant, il peut provoquer de l’eczéma et de l’urticaire. Il est potentiellement cancérigène et peut provoquer l’infertilité chez l’homme. Le seuil de toxicité est rarement atteint chez l’adulte, mais il augmente fortement chez l’enfant de moins de 3 ans et particulièrement les bébés, dont la peau est plus perméable. Il est très souvent présent dans les lingettes pour bébés, par mesure de précaution il est préférable d’éviter celles qui en contiennent.

Sodium benzoate : Encore un conservateur. Décidément… Il est d’origine synthétique mais autorisé par le label bio BDIH, donc a priori peu ou pas toxique.

Benzoic acid : C’est de lui qu’est issu le sodium benzoate, c’est aussi un conservateur synthétique autorisé par BDIH.

Xanthan gum : La gomme xanthane est un gélifiant d’origine naturelle, obtenu par la fermentation de sucre (amidon de maïs, glucose, sacharose…) par la bactérie xanthomonas campestris. L’absence d’indication de concentration maximale autorisée signifie qu’elle n’est pas toxique pour l’humain ou l’environnement aux doses où elle est habituellement employée.

Glyceryl stearate : D’origine naturelle, produit par l’estérification de glycérine et d’acide stéarique (qui peut être d’origine animale ou végétale, aucun moyen de savoir…). Il est employé comme émulsifiant et émollient. Il ne présente aucun effet indésirable pour la santé.

Sorbic acid : Conservateur (on commence à s’y faire…) doux d’origine végétale, autorisé par la charte BDIH. Il n’est pas toxique aux doses recommandées (0,6%).

Sodium hydroxide : C’est de la soude caustique, obtenue par électrolyse du chlorure de sodium. Elle sert ici à ajuster le PH. A forte dose elle est toxique pour l’humain et l’environnement, mais ici sa concentration est minime.

Polyaminopropyl biguanide & dehydroacetic acid : Encore des conservateurs (c’est lassant à force…) d’origine synthétique doux. L’acide déhydroacétique est autorisé en cosmétique bio.

Linalool, limonene : Ce sont des constituants de parfum, naturel ou pas. Ils sont naturellement présents dans les huiles essentielles et peuvent également être synthétisés. Ici ils sont probablement synthétiques et constituants du parfum présent en 7ème position dans la liste. Au vu de sa quantité il peut se révéler irritant pour la peau et les yeux et déclencher un eczéma de contact chez les personnes sensibles.

CI 47005, CI 14700 : Colorant jaune et colorant rouge, tous deux d’origine synthétique.

 

Pour résumer, nous sommes en présence d’un mélange de matières premières d’origine synthétique, essentiellement des tensioactifs, des agents de texture et des conservateurs irritants et/ou non écologiques, dans lesquels sont noyés nos deux pauvres extraits naturels présents à moins de 1%. Et ils osent appeler ça « recette du jardin » ?! Je sais pas vous, mais moi, j’ai pas ces trucs dans mon jardin ! En gros, c’est un peu comme si on se lavait avec de l’essence tout droit sortie de la pompe. Ca vous donne envie vous ?

Pour finir, je dirai juste une chose : apprenez à lire les étiquettes ! Ne vous laissez pas avoir par l’industrie cosmétique et ses promesses. L’industrie cosmétique n’est pas là pour prendre soin de vous, elle est là pour vendre et pour ce faire, elle n’hésitera pas à vous tromper sur la marchandise ! Soyez plus intelligents qu’elle et ne succombez pas à ses promesses. Soyez réalistes, soyez critiques et soyez intransigeants sur la qualité de ce que vous appliquez sur votre peau.

 

Vous le saviez qu’il pouvait y avoir tout ça dans vos gels douche ? Vous aviez déjà cherché la nature de leurs composants ? Ca vous donne envie de faire un peu plus attention à ce que vous achetez ?


Sources :
http://www.laveritesurlescosmetiques.com
http://www.naturavox.fr
http://www.observatoiredescosmetiques.com
wikipedia.org
leflacon.free.fr

Layering, le retouur !

Publié le

(Ca fait peur hein ? 😀 )

Le grand atout de la cosmétique maison, c’est la per-son-na-li-sa-tion ! Nous allons donc voir comment se concocter un petit layering sympa adapté aux besoins de notre peau et aussi à nos envies, parce qu’il faut bien se faire plaisir !

Reprenons-donc tout étape par étape :


Etape 1 : Le démaquillage à l’huile

Pour cette étape, pas besoin de s’arrêter au type de peau, c’est surtout une question de préférence. A mes tout débuts avec le layering, je faisais avec de l’huile d’olive et ça fonctionnait très bien. C’est en effet une huile bien lourde et grasse, idéale pour les maquillages bien costauds. Elle est facilement trouvable et peu chère. Après, il faut aimer l’odeur, mais bon, ça ne reste pas très longtemps sur le visage. Attention de ne pas en utiliser trop à la fois au risque de devoir savonner une deuxième fois le visage, ce qui est assez agressif.

L’huile de pépins de raisin est un peu plus chère, mais tout aussi trouvable. Elle a une texture assez riche pour bien démaquiller mais pas trop lourde non plus, ce qui la rend facile à nettoyer. L’huile de noyaux d’abricots a une texture similaire et est tout aussi efficace pour le démaquillage.

Mon huile chouchou que j’aime d’amour : L’huile de coco. Solide en dessous de 25°C, elle se présente un peu comme un beurre et est de ce fait souvent conditionnée en pot. Elle est très intéressante pour le démaquillage car elle est à la fois très fine et très efficace, en plus de l’action antibactérienne que lui confère l’acide laurique. Elle est très économique car il en faut très peu à chaque fois, il suffit d’en prélever une petite noisette et de frotter ses mains pour la faire se liquéfier. Le bonus étant, indubitablement, son odeur paradisiaque ❤

On peut aussi utiliser l’huile d’amande douce, l’huile de sésame, l’huile de coude… A peu près  toutes les huiles peuvent être utilisées, on peut aussi les mélanger, c’est vraiment adaptable. On évitera tout de même les huiles sèches comme l’HV de macadamia, de noisette ou de jojoba, qui, plus rapidement absorbées, risquent d’entraîner la saleté avec elles dans vos petits pores.

Pour toutes vos huiles, préférez-les bio, mais surtout de première pression à froid. Et la petite astuce pour les avoir moins chères : prenez-les au rayon alimentaire de votre magasin 😉 (On y trouve la coco, l’olive, la sésame, la pépin de raisin).


Etape 2 : Le nettoyage  au savon

Le savon d’Alep : Très connu depuis plusieurs années, vous en avez forcément entendu parler ! Il est traditionnellement composé uniquement d’huile d’olive saponifiée (sodium oléate) et enrichi de 20% d’huile de baie de laurier. Si vous voyez plus d’ingrédients sur votre savon, ce n’est pas un vrai savon d’Alep traditionnel. On le trouve aussi avec des concentrations plus grandes d’huile de laurier, ce qui le rend encore plus doux. Il est particulièrement adapté aux peaux grasses et mixtes grâce à l’action antibactérienne de l’huile de laurier. Il convient également aux peaux sujettes à l’eczéma qu’il va venir assainir.

Le savon au lait d’ânesse : Il est idéal pour les peaux sèches et sensibles. Le lait d’ânesse est en effet un ingrédient hydratant et apaisant qui viendra adoucir la peau. Si vous le choisissez avec un surgraissage d’au moins 10% il sera encore plus doux et en plus nourrissant. On trouve aussi des savons au lait de chèvre, qui ont des propriétés similaires.

Petit point sur le savon : vérifiez qu’il soit saponifié à froid et que la liste d’ingrédients ne contienne que des noms en sodium quelquechoseate (cocoate, olivate…), laurus nobilis pour le savon d’Alep, des noms d’huiles et d’extraits végétaux… Et c’est tout. Si vous voyez des mots en hydroxymachin, de l’alcool, du sodium laureth sulfate (pourquoi mettre un tensioactif dans un savon, on se le demande !), tetrasodium EDTA et autres noms imprononçables, fuyez !

Si vous avez peur du savon, on trouve de très bons gels nettoyants de marque bio. Faites confiance à celles qui portent un label (méfiez-vous de ceux qui ont écrit « bio » dans leur nom et des feuilles sur l’étiquette). Personnellement j’utilise la base lavante neutre d’Aroma-zone, qui comme son nom l’indique est très neutre et douce. D’autres marques de cosmétiques maison comme Centifolia en proposent également. L’avantage de la base lavante neutre, c’est que l’on peut la personnaliser en y ajoutant un peu d’HV pour la rendre encore plus douce, des HE selon ses besoins ou pour l’odeur, du gel d’aloé vera pour l’hydratation…

Il y a également le rassoul, qui est une argile originaire du Maroc légèrement tensioactive et permet donc de nettoyer la peau en douceur. A simplement mélanger avec de l’eau, appliquer sur le visage et rincer au bout d’une petite minute.


Etape 3 : La lotion

Comme indiqué dans l’article précédent, la meilleure lotion, c’est l’hydrolat !

L’eau de rose convient à toutes les peaux. Elle a des propriétés astringentes et apaisantes, antirides et adoucissantes.

Les hydrolats de lavande et d’arbre à thé aideront les peaux grasses et mixtes à réguler leur production de sébum.

L’hydrolat de fleur d’oranger est apaisant et adoucissant, idéal pour les peaux sèches et sensibles.

L’hydrolat d’hamamélis est plutôt astringent et purifiant. Il convient néanmoins aux peaux irritées et sensibles ainsi qu’aux peaux mixtes.

Le vinaigre de cidre : Grâce à son acidité, il va rééquilibrer le PH de la peau, éliminer le calcaire et resserrer les pores. Mieux vaut ne pas l’utiliser pur si on a la peau sensible, on peut alors en déposer quelques gouttes sur un coton humidifié. On peut bien sûr l’allier à un hydrolat ou simplement à de l’eau de source et en faire un spray de 50% de chaque, à garder au frigo pas plus d’une semaine. On se rassure, l’odeur ne reste pas sur la peau ^^. On peut faire la même chose avec du jus de citron qui a sensiblement les mêmes propriétés, étant lui aussi acide.


Etape 4 : Le sérum

Antitaches : En cas de tâches ou de cicatrices dues à l’acné, l’huile de rose musquée aidera les cellules de la peau à se renouveler, seule ou en complément d’huile essentielle de carotte.

Antiride : Huile de noyau d’abricot et/ou d’argan, huiles essentielles de rose, palmarosa et ciste ladanifère aideront la peau à maintenir son hydratation et son élasticité.

Contre l’acné : Huile végétale de noisette et/ ou de nigelle. Huiles essentielles d’arbre à thé, lavande, palmarosa pour un sérum purifiant. Résultats garantis en une nuit (mieux que Mamadou N’guéyé !).

Vous pouvez faire le mélange à chaque fois dans le creux de la main ou en préparer une petite quantité d’avance dans un flacon bien propre. Quelques gouttes suffisent, à appliquer sur les zones concernées uniquement.

L’universel : Le gel d’aloé vera. Je vous en ai déjà parlé ici et je vous en reparlerai encore ! C’est un super hydratant, qui a un effet tenseur et purifiant. Il convient aux peaux qui n’ont pas de problème particulier ou qui sont très sèches de bénéficier d’un supplément d’hydratation.


Etape 5 : Le contour des yeux

On retrouve notre ami à tout faire l’aloé ! Anti ridules, anticernes, anti déshydratation, il a tout pour lui !

En cas de cernes, l’huile végétale de calophylle aidera à activer la circulation sanguine et lymphatique sous les yeux. Elle a une odeur très particulière, un mélange de curry et de fumée, perso j’aime bien ^^. Evidemment, les résultats ne se verront pas tout de suite, alors un peu de patience 🙂

L’eau de bleuet. La fameuse ! En compresses sur du coton si vous avez un peu de temps, on ferme les yeux, on applique et on se relaaaaxe. Utile aussi en cas de séjour prolongé devant l’ordinateur. Encore mieux si elle sort du frigo.


Etape 6 : Le soin hydratant

Vous pouvez simplement choisir votre huile préférée (ici) ou une bonne crème que vous aurez fabriquée avec vos ptites mains (je vous fais ça bientôt !) ou achetée dans la gamme d’une bonne marque bio. Pour avoir la garantie d’un produit sain, vous pouvez choisir quasiment yeux fermés un produit qui a un label tel que Cosmébio, ecocert, BDIH, nature et progrès… Plus de labels ici.


Ca y est, vous avez trouvé votre bonheur ? Yapuka s’y mettre ! Encore des questions ? Vous avez kiffé ? Vous avez pas kiffé ? –> Commentaire ! (Je sais que vous venez, je vous vois, alors faites pas les timides !)