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Archives mensuelles : mars 2014

Layer me !

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Aujourd’hui, on va parler mille-feuille !

The cake is a lie…

(Non, pas celui-là, Let it bio ! ne va pas devenir un blog de patisserie :D)

Le mille-feuille, renommé ainsi par la blogueuse Sonia, portant le nom originel de layering, est une routine de soins japonaise ancestrale. Il fait partie intégrante de la culture japonaise et est encore exécuté tous les jours par de nombreuses femmes désireuses de préserver leur beauté tout en respectant leur nature.
L’anglais layer signifiant couche, on comprendra qu’il s’agit de la superposition, ou plus exactement de l’application successive de divers produits, chacun ayant une fonction particulière.

Hein, plusieurs produits ? Mais ça va pas étouffer ma peau ? 😮 Non non, rassurez-vous, vous n’allez pas finir momifiés, promis !

Alors, comment que ça se passe cette histoire-là ? Eh bien, nous avons 6 étapes à exécuter dans l’ordre. On panique pas, c’est très simple.


Etape 0 : On lave bien ses petites mains.


Etape 1 : Le démaquillage à l’huile.
Oui oui, de l’huile. C’est sans conteste le meilleur démaquillant du monde. Elle viendra à bout des maquillages les plus chargés et des mascaras les plus waterproof. En effet, le gras permet de dissoudre efficacement le maquillage tout en emportant au passage le sébum et la pollution accumulés dans la journée.

Concrètement, comment on fait ?
Eh bien, on prend tout simplement une petite quantité d’huile dans le creux de la main, on se frotte les mains et on applique sur le visage par des gestes doux, du centre vers l’extérieur. On commence toujours par les yeux avant de faire le reste du visage. Vous verrez votre maquillage se dissoudre instantanément sous vos doigts. Vous pouvez choisir n’importe quelle HV, à l’exception des huiles sèches.


Etape 2 : Le nettoyage au savon
Evidemment, une fois qu’on a tout bien décollé, on ne va pas tout laisser comme ça ! (Berk). L’eau n’est évidemment pas suffisante pour enlever toute cette saleté, on va donc utiliser un savon doux.

Et concrètement ?
On se (re)lave les mains puis on humidifie son visage à l’eau tiède. On fait ensuite mousser son savon ou son gel nettoyant dans ses mains puis on applique sur le visage (attention aux yeux !) jusqu’à ce qu’on ne sente plus aucune trace de gras, puis on rince. Si besoin, on peut repasser un petit coup de savon si tout n’est pas bien parti.
Il est important d’utiliser de l’eau tiède et pas trop chaude ni trop froide, au risque de faire éclater les petits vaisseaux sanguins.
Une fois qu’on a fait ça, on sent son visage tout propre et net, mais qui peut tirailler un peu à cause du calcaire. On va régler ça avec l‘étape 3.


Etape 3 : La lotion
La lotion pour le visage, c’est un peu comme le ©Calgon pour votre lave-linge : indispensable ! En se déposant sur la peau, le calcaire va entraîner tiraillements, rougeurs et irritations. Pas glop. Du coup, la lotion, bah elle va servir à le faire déguerpir vite fait bien fait et faire profiter la peau de ses autres propriétés.

A l’attaque :
Pour l’application, c’est très simple, il suffit de passer un coton imbibé de lotion sur le visage ou de la pshitter et de tapoter le visage (doucement hein, on se donne pas des tartes non plus !). Et c’est tout ! A ce stade, la peau ne tire plus et on peut voir les pores qui commencent à se resserrer. Les hydrolats sont très bien pour cet usage, choisis selon leurs propriétés ils auront alors une double efficacité.


Etape 4 : Le sérum (facultatif)
Utile si vous avez un problème spécifique (peau très sèche, rides, acné…). Il sert à apporter un supplément d’hydratation aux peaux très sèches en hiver et à traiter les zones du visage qui ont un problème spécifique. Si votre peau n’a pas de problème particulier, vous pouvez vous en passer.

Application :
On applique simplement une petite quantité de sérum là où c’est nécessaire et on masse doucement pour faire pénétrer. Recettes maison dans le prochain article (comment elle teeeaase !)
Si vous effectuez cette étape, attendez quelques minutes avant l’étape suivante pour que le sérum ait le temps d’agir.


Etape 5 : Le contour des yeux (facultatif bis)
La peau du contour des yeux est plus fragile que le reste du visage et demande une attention particulière. Le contour des yeux est utile si vous avez de petites rides (les fameuses « pattes d’oie ») ou des cernes. Si vous n’avez aucun de ces problèmes et moins de trente ans, vous pouvez oublier cette étape.

Ça se passe comme ça :
On prend une toute petite quantité, un demi petit pois environ, qu’on applique en tapotant sur l’os en dessous de l’œil. On ne masse pas, on n’étire pas la peau, on y va avec douceur, la peau est très fragile. Le gel d’aloé vera est très intéressant pour cet emploi grâce à son effet tenseur et hydratant.


Etape 6 : Le soin hydratant
L’étape cruciale. Celle qui permettra à votre peau de se régénérer et de faire face aux agressions extérieures. Elle aura pour effet de favoriser l’hydratation de la peau (noooon !) en l’aidant à reconstituer son film hydrolipidique, et de compléter l’action du sérum. Une peau bien hydratée se ridera moins vite, produira moins de sébum et sera plus douce, lumineuse et rebondie. Ouais, tout ça. Bien entendu, on écoute les besoins de sa peau et on choisit une crème ou une huile adaptée.

Pour l’application…
… C’est encore une fois assez simple. On prend une noisette de crème, ou quelques gouttes d’huile végétale puis on se masse le visage, toujours en partant du nez vers les extrémités du visage, sans oublier le cou. On effectue des gestes doux et légers pour éviter de traumatiser la peau. On aime notre peau et on veut la rendre plus belle, alors on est gentil avec elle.


Ce protocole est censé être exécuté tous les soirs et le matin sans le démaquillage à l’huile. Honnêtement, je ne trouve pas qu’il soit utile de l’effectuer aussi souvent. A moins d’avoir la peau qui graisse vraiment beaucoup pendant la nuit, on peut se contenter d’un rinçage à l’eau puis lotion et soin hydratant le matin. De même, on peut faire ce protocole allégé un soir sur deux et réserver « l’artillerie lourde » pour les jours où on est très maquillée ou si on a subi la pollution en ville. C’est adaptable, à chacun(e) (c’est pas réservé aux filles !) de trouver son rythme selon ses envies et ses besoins.

Et après, tout le monde aura envie de toucher votre peau si belle et si douce…

Ta peau a l’air si douce, je t’en supplie, laisse-moi la toucher…

Dans le prochain article, je vous détaillerai les produits que vous pouvez utiliser pour chaque étape. Stay tuned !


Vous connaissiez le layering ? Ça vous donne envie ? Vous avez tout compris ou vous avez encore des questions ? Dîtes-moi tout !

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On n’est pas des pigeons !

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On n’est pas des pigeons !

L’autre jour, alors que j’étais occupée à sentir les savons (ne me jugez pas) dans une célèbre boutique de cosmétiques aux pots noirs, je suis tombée sur la plus belle blague qu’on m’ait faite depuis longtemps. Cette petite blague, c’était ça :

Comme son nom l’indique, c’est un gommage pour les lèvres. Donc là, on se dit « ah ouais, cool, c’est sympa, le truc est mignon, voyons ce qu’il y a dedans ». Ce qu’il y a dedans, vous l’avez donc vu en cliquant sur l’image. Sucre en poudre, huile de jojoba, arôme, colorant. Mh bon, soit. Voyons le prix… 9 euros 45 les 25 grammes… soit 37 euros 80 les 100 grammes ! Bon, ils se fichent de notre tronche là un peu, non ? Près de 10 euros pour un mélange de sucre, d’huile et d’additifs… heu, je peux le faire toute seule pour moins de deux euros. Voire moins de 1 euro.

Du coup, c’est ce qu’on va faire 😀

Je me suis basée sur les recettes des trois gommages (pas si) différents proposés par la marque. Ils contiennent tous de l’huile de jojoba, comme je n’en n’ai pas, je l’ai remplacée par de l’huile de pépins de raisin. Vous pouvez prendre n’importe quelle huile à condition qu’elle ait une odeur assez neutre.

Pour les ustensiles, c’est simple, il vous suffit de cuillères, d’un petit récipient pour le mélange et d’un petit pot pour le stockage. La désinfection n’est pas obligatoire ici, comme ce sont des mélanges sans eau il n’y a pas de risque de contamination bactérienne. Mais cela ne vous dispense pas de tout bien nettoyer !



On va commencer par le plus simple, Fée des lèvres.

Ingrédients :

– Sucre en poudre

– Huile de pépin de raisin

– Colorant et arôme naturels ou…

– HE au choix

Bon ben, ça va être rapide hein, on remplit son petit pot de sucre en poudre puis on rajoute l’huile petit à petit, jusqu’à obtenir une consistance pas trop liquide, qui se tienne bien sans être compacte. Pour le goût et la couleur, on peut mettre quelques gouttes d’arôme et de colorant alimentaire si on en a, ou une à deux gouttes d’huile essentielle (je vous conseille une HE d’agrume (orange douce, pamplemousse, mandarine, citron…) ou celle d’ylang-ylang.



Attention, le niveau augmente : Ouh la mentheuse.

Ingrédients :

– Sucre en poudre + un ou deux sachets de sucre vanillé

– Huile de pépin de raisin

– HE menthe poivrée (+palmarosa)

On verse le sucre vanillé dans son petit pot, puis on complète avec du sucre normal. Comme avant, on ajoute l’huile petit à petit puis un peu d’extrait de vanille si on n’a pas de sucre vanillé. On rajoute ensuite une goutte (UNE, PAS PLUS, elle est très puissante) d’HE de menthe poivrée. Elle aura un effet rafraîchissant et repulpant sur les lèvres. Je ne connais pas l’HE de tagète présente dans l’original, mais apparemment elle a une odeur fleurie, donc on peut ajouter une goutte d’HE de palmarosa. A adapter selon ses goûts, vous pouvez ajouter arôme et colorant si vous avez envie.



Là y a du gros level, attention : Baiser soufflé.

Ingrédients :

– Sucre en poudre

– Huile de pépin de raisin

– Sel fin

– Polenta

– Huile de coco

– HE

Là on a un peu plus d’ingrédients, on rajoute de la polenta et du sel (wouhou). On peut se passer du sel qui est censé donner un goût sucré-salé avec l’arôme pop corn. On va faire un peu au pif pour les dosages, partons sur une cuillère à café de polenta et une demi cuillère de sel, puis le sucre. On attaque ensuite avec l’huile de coco. Comme elle est solide à moins de 25 degrés, on va faire fondre une cuillère à soupe au micro-ondes pendant quelques secondes. Puis on l’ajoute progressivement au reste (on n’utilisera pas forcément tout) en faisant moit’-moit’ avec l’huile de pépin de raisin. On peut s’arrêter là, l’huile de coco suffit à donner un goût délicieux, ou on peut y ajouter une goutte d’HE d’ylang-ylang qui donne un goût absolument exquis ou de l’arôme. La recette originale contient aussi des « bonbons pétillants », si vous en avez vous pouvez en rajouter. ^^

Et comme je suis sympa, le pas à pas en images !

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Et voilà ! C’était dur hein ? 😀



C'est pratique les fleurs de maman pour faire des belles photos ^^'

C’est pratique les fleurs de maman pour faire des belles photos ^^’

Pour l’utilisation, c’est aussi très simple. On prélève une petite quantité de produit avec le doigt et on frotte tout doucement sur les lèvres. On essuie délicatement le surplus (ou on peut le manger, c’est comestible ^^) et on applique un baume à lèvres si besoin… Puis on va faire un bisou à notre amoureux (ou amoureuse) avec nos lèvres toutes douces !


Ca vous tente ces petites recettes ? Vous vous êtes déjà fait avoir en payant super cher un truc que vous pouviez faire vous-même ?

Comment prendre soin de ses ongles ?

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L’autre jour, on m’a fait une commande spéciale :
« chère Florie j’aimerais te demander une recette miracle pour mes ongles tout mous (et qui se cassent pour rien du coup), ça serait gentil, ça mériterait même un câlin de mon chat 😀 »
Alors je sais pas vous, mais moi, un câlin de chat, je peux pas refuser !

Vous aussi vous voulez des jolis ongles ?

Vous aussi vous voulez des jolis ongles ?

Les ongles mous et cassants sont une calamité pour celles qui voudraient les avoir longs et faire de belles manucures et pour peu qu’on les ronge à cause du stress, ce rêve peut rester inaccessible longtemps.

Voyons ce qu’on peut faire pour eux.

Les ongles sont composés de kératine, comme les cheveux et les poils. Vos cheveux, si vous ne les hydratez pas, deviennent ternes, cassants, abîmés, tout comme les ongles.

Il faut donc les chouchouter en leur faisant bien profiter de votre crème pour les mains que vous appliquez une fois par jour (n’est-ce pas ? 😀 ). Vous verrez déjà une nette différence. Attention à ne pas trop leur faire subir de chocs et à ne pas les faire plier car ils sont très souples après l’hydratation et donc plus fragiles. Ce conseil vaut aussi pour quand ils sont mouillés.

Les ongles, comme les cheveux toujours ont aussi besoin d’être nourris. C’est cela qui va vraiment les renforcer, les rendre plus épais et leur permettre de pousser plus vite et plus forts. Et c’est là qu’interviennent l’huile de ricin et l’huile d’olive.
L’huile de ricin, c’est tout simplement la meilleure amie des phanères (cheveux, poils, ongles). Grâce à l’acide ricinoléïque, son composant actif, elle a des propriétés fortifiantes et favorise la pousse des cheveux et des ongles (et des poils aussi, si vous voulez ^^). Elle a une texture très visqueuse et collante ce qui la rend assez pénible à utiliser seule, c’est pourquoi on va la mélanger à l’huile d’olive.
L’huile d’olive, vous la connaissez. Elle est utile ici pour faciliter l’usage de l’huile de ricin mais également pour ses propriétés nourrissantes et fortifiantes.
Et l’ingrédient bonus : L’huile essentielle de citron. Elle va donner une bonne odeur à votre soin et va surtout faire profiter les ongles de ses propriétés renforçatrices et blanchissantes.

Pour le mode d’emploi, c’est très simple : vous mélangez vos deux huiles à parts égales, ou vous mettez plus ou moins de l’une ou de l’autre et vous ajoutez votre huile essentielle.
C’est très rapide à préparer sur le moment, mais vous pouvez aussi en préparer une plus grande quantité à l’avance et la garder dans un pot ou un flacon bien propre. Pour 20 ml, qui correspondent à deux cuillères à soupe environ, vous pouvez mettre de 10 à 15 gouttes d’huile essentielle, ce qui fait un dosage à 2% environ. Si vous avez la flemme de calculer pour une plus grande quantité, voici un outil qui vous facilitera grandement la vie. 😉

Pour l’utilisation, encore une fois, plus simple tu meurs :
On fait réchauffer une petit quantité du mélange au micro-ondes (pas plus de quelques secondes, ça va très vite) et on laisse trempouiller allègrement ses doigts dedans pendant 20 à 30 minutes (le temps d’un épisode de série par exemple). Quand on en a marre, on masse ses mains pour que tout pénètre bien et on absorbe le surplus avec de l’essuie tout. On évite de laver ses mains pour ne pas perdre le bénéfice du soin. A faire uniquement le soir à cause de l’HE de citron photosensibilisante.
Pour la fréquence, c’est comme on veut selon l’état des ongles. S’ils sont très abîmés on peut le faire tous les soirs pendant une semaine puis un soir sur deux, puis espacer progressivement. Si on a les ongles peu abîmés, une fréquence d’une à deux fois par semaine devrait être suffisante.

Quelques conseils subsidiaires :

    • Dans un premier temps, il peut être judicieux de ne pas garder les ongles trop longs. Des ongles longs et fragiles se casseront et s’abîmeront plus facilement. Mieux vaut être patiente et attendre qu’ils se soient un peu renforcés avant de les laisser pousser à loisir.
    • On se lime les ongles dans un seul sens, de la gauche vers la droite ou l’inverse. On évite les aller-retour qui favorisent le dédoublement de l’ongle. Préférer une lime en verre, plus douce que le métal et plus efficace et durable que celles en carton.
    •  Eviter d’arracher les petites peaux qui dépassent au risque d’obtenir un contour d’ongle rouge et boursouflé, et de favoriser les panaris. On les coupe pas trop à ras avec un petit ciseau propre et on hydrate bien ensuite.
    •  On évite le contact avec les produits ménagers en portant des gants. Ou on laisse faire quelqu’un d’autre 😀
    •  Pour blanchir les ongles, on peut les planter quelques minutes dans une tranche de citron, ou les frotter avec la peau côté blanc. Rincer puis bien hydrater.
    •  Pour réparer un ongle cassé :

On découpe un petit morceau de sachet de thé, de filtre à café, de mouchoir… l’important étant que ce soit le plus fin possible. On le pose sur la cassure, comme un pansement puis on applique une couche de vernis transparent. Quand c’est bien sec, on peut polir pour supprimer un peu de relief, mettre une base sur tout l’ongle puis mettre un vernis de couleur pour cacher tout ça. Bien entendu, votre pansement partira quand vous enlèverez votre vernis donc il faudra répéter l’opération jusqu’à ce que l’ongle aie assez repoussé pour être coupé.

 

Et après tout ça, vous pourrez vous faire une belle manucure comme la dame !

Ingrédients de base de la cosmétique maison (3/3)

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Et c’est parti pour le troisième et dernier article de la série !

LES AUTRES INGREDIENTS

Non, mon image n'est pas moche...

Non, mon image n’est pas moche…

Les huiles végétales et les huiles essentielles, c’est très bien, mais dès qu’on va vouloir réaliser des préparations un peu plus élaborées, il va nous falloir réunir un peu plus de matos. Les ingrédients listés ci-dessous vous permettront de commencer à créer des choses simples et vous verrez, c’est tout de suite gratifiant. Rien que la fierté de voir son petit pot de préparation dans sa salle de bain et se dire « wouah, je l’ai fait moi-même », ça vaut tous les bon de réduction Yves Rocher du monde.

Allez, c’est parti ! Allons-y, let’s go ! :

La cire d’abeille : La cire d’abeille est produite, comme son nom l’indique, par les abeilles (jusque-là, vous suivez ? 😀 ) pour créer les alvéoles dans lesquelles elles stockeront le miel. Elle possède des propriétés hydrophobes et antibactériennes, ce qui en fait un ingrédient cosmétique très intéressant. Elle permet notamment de fabriquer des baumes et des rouge à lèvre (oui, on peut fabriquer son rouge à lèvres, je sais, c’est ouf) et d’enrichir des crèmes. Elle forme un film protecteur sur la peau, ce qui ralentit sa perte en eau et en prolonge donc l’hydratation. Elle est également nourrissante en raison de sa texture grasse. Si vous la choisissez non purifiée et non désodorisée, elle agrémentera vos préparations de son odeur miellée et de sa jolie couleur dorée.

 

Les hydrolats : Ca, vous connaissez déjà. Si si. L’eau de rose, de bleuet et de fleur d’oranger dans le placard de votre grand-mère… eh bien, ce sont des hydrolats ! L’hydrolat, c’est un peu le petit frère de l’huile essentielle. Il s’agit en fait du sous-produit de la distillation d’une huile essentielle. Petite explication en image :


En 1 et 2, on a l’eau chauffée qui se transforme en vapeur et passe ensuite à travers les plantes en 4.
En 5 nous avons notre vapeur d’eau chargée en molécules aromatiques qui va être refroidie grâce au serpentin plongé dans l’eau. (L’eau froide rentre en 6 et ressort chaude en 7).
La vapeur une fois redevenue liquide se déverse dans le récipient en 8 et nous avons donc notre hydrolat qui est séparé de l’huile essentielle en 9 grâce à un système de débordement (puisque rappelez-vous, les HE et l’eau ne se mélangent pas).
L’hydrolat est donc de l’eau contenant une partie des principes actifs de la plante distillée. Les propriétés d’un hydrolat ne correspondent pas forcément à celles de son huile essentielle, cependant les deux ont souvent des propriétés proches. Les hydrolats sont couramment utilisés pour les soins de la peau en lotion démaquillante ou apaisante et plus rarement par voie interne. Ils peuvent aussi faire partie de la phase aqueuse d’une crème (vous apprendrez plus tard, un peu de patience !).

 

La glycérine végétale : Pour vous parler de glycérine, il faut d’abord que je vous parle de savon. Pour faire du savon, il faut mettre en contact une ou plusieurs huiles végétales et de la soude… et paf, ça fait des chocapics du savon ! Lors de cette réaction chimique se forme la glycérine, que l’on peut soit laisser dans le savon, soit extraire pour obtenir un produit à part. Elle a une texture liquide assez épaisse, un peu comme du miel. Elle pour propriété d’être hygroscopique, c’est-à-dire qu’elle attire l’eau présente dans l’air, elle peut en absorber jusqu’à 25% de son volume ! On se doutera donc qu’elle constitue un excellent agent hydratant. Incorporée à une crème, un baume ou une lotion, elle aidera la peau et les cheveux à limiter leur perte en eau. Elle est adaptée à tous les types de peaux et ravira particulièrement les peaux les plus sèches. Son usage est conseillé à raison de 10% maximum du volume de préparation cosmétique, au-delà elle aura un effet desséchant.

 

Le gel d’aloé vera : Il mériterait un article pour lui tout seul ! L’aloé vera est une plante dite grasse ou succulente, en raison de ses feuilles gorgées d’eau pour lui permettre de survivre dans un milieu très sec, exactement comme le font les cactus. On coupe ses feuilles pour en récupérer le jus riche en vitamines, oligoéléments, enzymes et acides aminés puis on y ajoute un gélifiant afin d’en rendre l’usage cosmétique aisé. Le gel d’aloé vera est vraiment un indispensable de la cosmétique bio/naturelle. Grace à tous ses bons composants, il possède des propriétés hydratantes, apaisantes, matifiantes, antibactériennes, antiâges et cicatrisantes. Oui oui, tout ça. Appliqué sur un coup de soleil ou une brûlure il apportera un soulagement instantané et aidera la peau à se réparer rapidement. Après le rasage, il aidera à la cicatrisation des petites coupures et hydratera votre visage et vos cheveux au quotidien. Et bien d’autres encore… Il peut être employé pur ou en ajout dans vos préparations cosmétiques ou mélangé avec une huile et/ou des huiles essentielles. Pour éviter que la peau tiraille à l’application, il peut être judicieux de l’associer à votre huile végétale préférée.

 

Un beurre végétal : Les plus connus sont le beurre de karité et de cacao. Ce sont des corps gras solides qui fondent à la chaleur. Ils sont encore plus riches que de l’huile végétale et seront donc les alliés des peaux et des cheveux les plus secs. Ils peuvent être appliqués purs, incorporés à la phase huileuse d’une crème, ou entrer dans la composition de baumes de textures différentes selon leur composition. Les plus durs d’entre eux comme le beurre de cacao, de mangue ou de tucuma vous permettront de fabriquer des barres de massage solides pour le corps.

 

Un émulsifiant : Pour faire une crème, il faut de l’huile et de l’eau et pour mélanger de l’huile et de l’eau il faut… un émulsifiant. Il en existe de plusieurs sortes, qui permettent d’obtenir des crèmes de textures et de propriétés différentes en faisant aussi varier les huiles et leur pourcentage. Par exemple, une crème avec un fort pourcentage en eau aura un toucher plus frais et pénétrant qu’une crème avec un fort pourcentage d’huile et d’émulsifiant qui sera plus onctueuse et nourrissante. Celui que j’utilise est l’Olivem 1000, qui est un émulsifiant issu de l’huile d’olive. Il est très facile d’emploi et permet d’obtenir une assez grande variété de textures. Son nom officiel est Cetearyl olivate, Sorbitan olivate.

 

Bien sûr, comme je vous l’ai dit, cette liste est non exhaustive et je serai amenée à vous présenter d’autres ingrédients intéressants au fil du temps. Elle vous permettra néanmoins de constituer un kit de base que vous pourrez compléter au fil de vos découvertes et de vos envies. Ces ingrédients sont relativement peu chers et surtout multi-usages, ils vous permettront de réaliser des recettes variées et bien moins chères que les cosmétiques du commerce. La cosmétique maison est donc très économique si on se contente de quelques ingrédients bien choisis, mais elle peut aussi devenir une vraie passion et vous donner envie de posséder les ingrédients les plus récents et les plus technologiques et s’avérer prenante pour votre temps et votre porte-monnaie. A vous de déterminer vos envies et vos moyens. Dans tous les cas, la fabrication maison reste un moyen simple de savoir exactement ce qui se trouve dans vos cosmétiques et surtout de les personnaliser selon vos goûts, vos besoins et vos possibilités. C’est un domaine riche, varié et plein de possibilités qui s’offre à vous !


Vous connaissiez tous ces ingrédients ? Ca vous donne envie de vous y mettre ? Si vous voulez découvrir quelque chose en particulier, ou une recette spécifique, n’hésitez pas à me le dire en commentaire !

Ingrédients de base de la cosmétique maison (2/3)

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Le deuxième article de cette série palpitante sera dédié aux…

HUILES ESSENTIELLES

Avant de poursuivre la lecture, merci de lire les précautions relatives aux huiles essentielles.

Une huile essentielle est obtenue par la distillation d’une plante (fleurs, feuilles, racines ou écorce) ou par expression du zeste de son fruit dans le cas des agrumes (ce qui pique les yeux quand vous épluchez votre mandarine, c’est ça !).

Il s’agit d’un concentré de plante, elle constitue littéralement l’essence de la plante. Comme on peut s’en douter, les plantes ne produisent pas les huiles essentielles par pure gentillesse pour nous humains (ah bon ?) mais pour se défendre contre les éléments naturels auxquels elles sont confrontées. Ce sont en fait elles qui ont inventé l’aromathérapie ! Selon leur milieu de vie, les plantes n’ont pas les mêmes besoins, ce qui fait qu’une même plante peut produire des huiles essentielles aux propriétés sensiblement différentes selon l’endroit où elle a poussé.

Comme leur nom ne l’indique pas, elles ne sont pas grasses comme le sont les huiles végétales. Leur seul point commun avec celles-ci est qu’elles ne sont pas miscibles avec l’eau. En revanche, les deux se mélangent très bien et peuvent renforcer mutuellement leurs propriétés.

Lors de l’achat d’une huile essentielle, veillez à ce que figure sur le flacon la mention 100% pure et naturelle, qui vous assurera d’avoir un produit non dénaturé par des ajouts d’huiles minérales, de molécules de synthèse ou de diluants et exempt de pesticides ou autres produits chimiques. Doivent aussi figurer clairement le nom scientifique de la plante, les parties distillées, l’origine géographique, le type de culture (sauvage, biologique, conventionnelle) et son chémotype (type chimique). (Oui oui, tout ça sur un seul flacon !)

Vous pouvez vous fier aux grandes marques telles que Pranarôm, Florame, Phyto’Sun Aroms, Nature&Découvertes… qui sont gages de qualité. Les huiles essentielles peuvent  paraître chères à l’achat mais n’oubliez pas que ce sont des produits très concentrés et qu’elles s’utilisent donc en petites quantités, ce qui fait qu’un flacon peut vous durer plusieurs années conservé dans de bonnes conditions (hors de la lumière et de la chaleur). En revanche les essences d’agrumes ont une durée de conservation assez courte (un an environ), préférez les acheter en petite quantité.

Passons maintenant à leurs propriétés :

(Vous me verrez employer l’abréviation HE qui signifie… huile essentielle, pour ceux qui n’ont pas suivi, ceci afin d’éviter la redondance).

 

Lavande (lavandula angustifiola) : La star des huiles essentielles ! Si vous ne deviez en avoir qu’une, c’est celle-là, tant elle est polyvalente. Elle est très bien tolérée par toutes les peaux, même les plus sensibles. Elle convient aux peaux mixtes et grasses par son action antiseptique, et calmera efficacement les irritations, brûlures, coups de soleil et piqûres de moustique. Elle a également une action anti-stress et est redoutable contre les insomnies.

 

Arbre à thé, ou tea tree (melaleuca alternifolia) : C’est la meilleure amie des peaux mixtes et grasses. En effet, elle est redoutable contre la bactérie propionibacterium acnes, qui cause l’acné en se nourrissant du sébum présent sur la peau. (Miam miam !). A raison d’une goutte appliquée dès l’apparition d’un bouton, elle n’en fera qu’une bouchée. C’est une HE antibactérienne à large spectre et antifongique, qui aidera à lutter contre les mycoses et la transpiration odorante.

Citron (citrus limonum) : Il s’agit en fait d’une essence, puisqu’elle est obtenue mécaniquement par expression des zestes. Son odeur acidulée caractéristique met tout de suite de bonne humeur. Comme l’arbre à thé, elle aidera au traitement des peaux mixtes et grasses et a également pour propriété d’éclaircir le teint en le rendant plus lumineux. Attention, l’appliquer uniquement le soir, au moins 8 heures avant de s’exposer aux UV en raison de son action photosensibilisante pouvant entraîner une brûlure de la peau. En association avec une huile végétale, elle contribuera à rendre vos cheveux brillants et vos ongles plus forts.

 

Palmarosa (cymbopogon Martinii) : Encore une amie des peaux mixtes et grasses ! (Promis, y en aura d’autres après !). C’est une HE antifongique et antibactérienne puissante qui peut être associée à l’HE d’arbre à thé.  Cette dernière propriété en fait un déodorant très efficace en empêchant le développement des bactéries responsables des mauvaises odeurs, à raison d’une goutte sous chaque aisselle, elle développera son parfum fleuri et puissant au fil de la journée.

 

Rose (Rosa Damascena) : La toute première huile essentielle de l’histoire de l’aromathérapie ! Sa présence en très faible quantité dans la fleur (plus de trois tonnes de pétales sont nécessaires pour obtenir un kilo d’huile essentielle !) en fait une huile chère et précieuse. Elle est l’alliée des peaux matures en les aidant à préserver leur élasticité et leur fermeté grâce à son action régénérante sur les cellules de la peau.

 

Géranium (Pelargonium asperum (Rosat) ou pelargonium roseum (Bourbon) : Encore une HE polyvalente ! Astringente, antiseptique, cicatrisante, illuminatrice, stimulante, elle ravira toutes les peaux ! Elle régule également la production de sébum et constitue un excellent anti moustique associée à l’HE de citronnelle.

 

Ylang ylang (cananga odorata) : Cette huile essentielle à l’odeur fleurie et capiteuse ne vous laissera pas indifférent(e) ! Elle a un effet tonifiant sur tous les types de peux et aide à réguler le sébum. Elle aide également à lutter contre la chute des cheveux en tonifiant le cuir chevelu. En association avec l’HE de citron et l’huile de ricin elle aidera à renforcer les ongles.

 

Romarin (rosmarinus officinalis) : Une des HE préférées des cheveux. Appliquée en massage sur le cuir chevelu elle contribue à combattre la chute des cheveux, les pellicules et la surproduction de sébum. Elle est également revitalisante pour la peau, et notamment pour les peaux grasses qu’elle contribue à assainir. Elle favorise également la concentration chez les étudiants en diffusion aérienne.

 

Bay st Thomas (pimenta racemosa) : THE huile pour la pousse des cheveux ! En massages réguliers sur le cuir chevelu elle contribue vraiment à en stopper la chute et les faire pousser plus vite. Elle combat également la surproduction de sébum et les pellicules. A utiliser avec parcimonie en raison de sa puissance.

 

Sauge sclarée (salvia sclarea) : Tonifiante du cuir chevelu  et de la peau dont elle régule la production de sébum, elle lutte également contre les pellicules. Elle combat la transpiration excessive et développe tout son potentiel associée à l’HE de palmarosa dans les préparations déodorantes.

 

Voilà. Dès à présent, vous pouvez confectionner votre propre produit cosmétique ! (Hein, déjà ? Eh oui !) Choisissez pour commencer une ou deux HE qui vous intéressent, prenez votre petit porte-monnaie et courez vous les procurer. Ouvrez ensuite leur flacon et enivrez-vous de leur senteur puissante et aromatique. Puis versez une à deux gouttes de celle de votre choix dans le creux de la main que vous diluerez avec une huile végétale choisie pour ses propriétés. Si l’expérience vous plaît, vous pouvez faire de même avec l’autre, puis même les mélanger (soyons fous). Vous pourrez ensuite mélanger votre ou vos huiles essentielles à raison de 30 gouttes en tout à 50 ml d’huile végétale. Et voilà, votre premier produit de beauté maison ! C’était facile non ?😀